Les lois ne sont faites que pour exploiter ceux qui ne les comprennent pas, ou ceux que la misère la plus noire empêche de s'y conformer.
Les mots sont dans l'air, j'ai un grand filet et je les attrape.
Un meneur...est comme un berger. Il reste derrière le troupeau, laissant les plus agiles partir en avant, sur quoi les autres suivent, sans se rendre compte que tout le long ils sont dirigés par derrière.
J'imagine que tous les autres coureurs sont de grosses araignées, et ensuite j'ai très peur.
Coups de poing sur la table, roulement d'yeux, tapages de pieds, blasphèmes, sont les arguments de ceux qui n'en n'ont pas.
Les grands hommes, en apprenant aux faibles à réfléchir, les sont mis sur la route de l'erreur.
Les joies des hommes sont aussi horribles que leurs douleurs.
Dans la lutte des idées, ce sont les hommes qui périssent.
Le vrai, le beau, le bon, d'où qu'ils viennent, sont le trésor de l'humanité.
Les gens qui ronflent sont toujours ceux qui s'endorment les premiers.
Les Français sont et resteront des ânes.
L'esprit d'entreprise et le courage sont des choses purement subjectives qui ne peuvent pas être imposées.
En fait, pour clarifier, Betty et Archie ne sortent pas ensemble, mais ils sont en phase finale.
Tout mène à la récompense ou au châtiment, qui sont deux formes de l'éternité.
Nous nous plaignons de la calomnie et nous avons tort. Elle sert à nous défendre de choses qui sont fausses et d'autres qui sont vraies.
Les lieux communs sont assez désagréables ; mais les lieux semi-communs sont franchement répugnants.
Les vrais prophètes parmi vous, ce sont ceux qui se taisent terribles.
La plupart des automobiles du monde marchent à l'essence. Les autos françaises marchent au klaxon. Surtout quand elles sont arrêtées.
Les baisers qu'on ne reçoit pas sont peut-être plus intéressants que ceux qu'on reçoit.
Les voyages, comme les belles femmes, sont faits pour les hommes sans imagination.
Il n'y a pas un exil. Ce sont toujours des exils.
Peu à peu, au nom de la tolérance (ce qui est, après tout, un bon prétexte) à l'égard de religions qui ne sont pas installées depuis longtemps en France, on a accepté de mettre de côté nos principes pour faire place à autre chose, qui contestait nos principes.
Trop de jeunes sont laissés dans un abandon culturel, à un âge où on a envie de se donner des idéaux.
Les personnes qu'on a le plus de mal à convaincre que l'heure est venue pour elles de se retirer, sont les enfants au moment d'aller au lit.
On n'a pas le droit de garder pour soi un mot drôle. Il y a des mots mortels. Tant pis ! Les mots qui sont mortels font vivre du moins ceux qui les font.
Les sots sont un ennemi toujours supérieur en nombre.
Les salariés les plus inefficaces sont systématiquement mutés aux postes où ils risquent le moins de faire de mal : l'encadrement.
Les phrases définitives sont quelquefois celles sur lesquelles on revient le plus vite.
Avec les femmes, il faut se mettre à plusieurs pour en tenir une ! Elles sont si promptes à s'échapper...
Quand un homme a péché, s'il a de bons avocats, il est sauvé, mais sinon il ne l'est pas. Et voici quels sont les bons avocats : le repentir et les bonnes actions.
Les grandes personnes ont, sur toute chose des idées toutes faites qui leur servent à parler sans réfléchir. Or, les idées toutes faites sont généralement des idées mal faites.
Je ne peux pas être drôle si mes pieds ne sont pas bien.
Les diplomates sont là pour commencer les guerres comme les soldats pour les finir.
Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.
Les russes sont pour le désarmement - celui de l'adversaire.
Nos souvenirs sont des rots de l'âme à éventer d'un geste.
On constate que les longs règnes sont toujours déplorables. Dieu est éternel. Jugez vous-mêmes !
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
Les lits sont l'opéra du pauvre.
Ce sont les morales souples et non les morales raides qui exercent les contraintes les plus implacablement dures. Les seules qui ne s'absentent jamais.
Les regrets sont des échelles de graduations des erreurs.
Les mythes sont notamment des simplifications tellement portées à l'extrême qu'elles ouvrent sur l'infini.
Je suis effrayée moi-même à la pensée de ceux à qui je me suis toujours sentie si profondément liée et qui sont maintenant livrés aux mains des bourreaux les plus cruels qui aient jamais existé. Et tout cela pour la seule raison qu'ils sont juifs.
Les désespérés sont les plus difficiles à supporter : c'est leur façon de se soulager.
La force et l'indépendance sont toujours quelque chose qui m'attire chez tous mes personnages, aussi différents soient-ils les uns des autres.
Nous ne bâtirons pas davantage notre avenir dans le désordre, sans ordre républicain. (...) Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qu'ils assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom. C'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation.
Si les artistes doivent compter avec l'idée qu'ils sont responsables de ce qui arrive, alors on met en place l'autocensure.
Les saints et les criminels. Et les fous... Ils sont tous au début... d'une vérité.
Comme les plaisanteries, les meilleures oeuvres ne sont-elles pas les plus courtes?
L'imagination, c'est la forme suprême de l'intelligence. C'est elle qui vivifie la faculté d'analyse et la faculté de synthèse. Ceux qui en sont dépourvus se contentent d'être des érudits ou des gens d'esprit.