Tous les malheurs du pays viennent du fait que les terres sont réparties de manière inégale.
Paris est la ville où les caniveaux sont les plus propres du monde parce que les chiens les respectent.
Les pensées sont des actes que les autres commettent.
Les seules conquêtes qui soient permanentes et sans regrets sont nos conquêtes sur nous-mêmes.
Les moeurs sont surtout le besoin de la plaine. La jolie peut tout se permettre.
Les grands romanciers sont des romanciers philosophiques, c'est-à-dire le contraire des auteurs de thèses.
Les films donnent l'illusion d'avoir évolué alors que ce sont les mentalités, la culture des spectateurs qui muent.
Combien de gens ne sont abstraits que pour paraître profonds.
Les raisons ne sont que des raisons, c'est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités.
Léopold et Clotilde sont au cimetière de Bagneux. C'est toujours pour eux un apaisement de s'y promener. Ils parlent aux morts et les morts leur parlent à leur manière. Leur fils Lazare et leur ami Marchenoir sont là, et les deux tombes sont cultivées par eux avec amour.
Les hommes ne sont pas obligatoirement féroces, mais la machine administrative les décervelle... les rend parfaits robots.
On le sait, les chicanes sont bonnes pour la santé, tandis que les discussions fatiguent.
L'homme, par un instinct qui tient de la divinité, pressent les malheurs qui sont prêts à lui arriver ; comme nous voyons l'eau s'enfler à l'approche d'une violente tempête.
On peut tous avoir des problèmes et nos solutions sont des gendarmeries.
Les vérités qui nous importent le plus ne sont jamais dites qu'à moitié.
A Cronstadt, l'affaire se déclenche à neuf heures et demie. Ce sont les torpilleurs T 501 et T 513 qui ouvrent le feu. Ils torpillent à bout portant l'énorme dreadnought Tsaréwitch, vaisseau-amiral.
De nos jours, les cadeaux se sont multipliés et ont beaucoup grossi : le jouet le moindrement sérieux exige désormais au moins six megs de mémoire vive, soit l'équivalent du contenu de la bibliothèque d'Alexandrie.
Certains Italiens sont des génies, mais il faut trouver un équilibre.
Les grands rêves sont tellement fatigants.
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
Les choses ne sont point ce qu'elles sont, mais ce qu'elles paraissent être.
Il existe en tous cas dans les anniversaires,Une part de magie qui fait surgir d'ailleurs,Les visages ou les mots de ceux qui nous sont chers,Des êtres qui nous manquent et dorment dans nos coeurs.
Ce que je suis, c'est avant tout une humaniste - avant d'être juive, avant d'être noire, avant d'être femme. Et mes croyances sont pour la race humaine - elles n'excluent personne.
Il a été dit que "Psycho" est si terrifiant qu'il effrayera certaines personnes sans voix. J'espère que certains de mes hommes ont envoyé leurs femmes à une projection. Les femmes sont sorties mal secouées mais toujours vigoureusement vocales.
La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.
Les biens qu'on espère toujours sont les seuls qui ne trompent jamais.
Il est des crépuscules qui sont plus beaux que des aurores.
Les mots sont sacrés et sans innocence. Ils appellent le destin de ceux ou celles qui les tracent.
Notre incapacité à poser les questions de fond et à comprendre que nos constructions suicidaires sont réfutables me sidère.
Aujourd'hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n'y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
Ce que j'aime vraiment, ce sont les vieux films hollywoodiens.
Ces papiers ne sont que des extraits de toutes les sociétés qui vont être incluses dans le trust que mes deux fils vont gérer. J'espère que je reviendrai leur dire : 'Vous avez fait du bon boulot !' Et s'ils n'ont pas fait du bon boulot je leur dirai : 'Vous êtes virés !'.
Les écrivains ne sont pas tout à fait des personnes. Ou alors, s'ils ont du talent, ils sont tout un tas de gens à la fois qui s'efforcent d'être une seule personne.
Personne n'ose chercher le vrai... Ceux qui, cependant, le cherchent n'osent pas le trouver... Ceux qui le trouvent n'osent pas le dire... Ceux qui le disent ne sont pas écoutés... Ceux qui écoutent ne sont pas en état d'agir.
Le plus dangereux de nos calculs sont ceux que nous appelons des illusions.
Le diplomate et le prestidigitateur portent un chapeau haut-de-forme. Tous les trucs de l'un et de l'autre sont déjà dans le chapeau et sont connus de tous les autres diplomates et de tous les autres prestidigitateurs.
Les maris sont comme le feu, ils s'éteignent si on ne s'en occupe pas.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-même.
Les héros sont des alibis, mais les saints sont des modèles.
Les trésoriers sont les éponges du roi.
Les écrivains sont dingues, tout le monde le sait. Et ceux qui ne sont pas publiés, ça doit être encore pire.
Les plus grands tyrans du peuple sont presque toujours sortis du peuple.
Je juge les gens par ce qu'ils pourraient être, ne sont pas, ni ne seront.
Les hommes et les femmes ne sont pas trop différents.
La plupart des gens sont si difficiles à plaire que s'ils rencontraient Dieu, ils diraient probablement oui, il est génial, mais.
Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles.
Il est bien vrai que certains âges de l'homme sont comme des croisements de routes.
Les angoisses métaphysiques sont une grande ressource pour les ratés.
Peu à peu, les vieilles religions perdent leur venin, les plus récentes sont les pires.
Les femmes sont comme le verre. Il ne faut jamais les éprouver.