Tous les êtres sont malheureux ; mais combien le savent ?
Les gens qui s'opposent à vos idées sont immanquablement ceux qui représentent l'ordre établi que vos idées dérange.
Les gens les plus ordinaires sont justement ceux qui aiment le plus facilement.
Les foules sont exigeantes envers l'art ; elles exigent ce qui n'exige rien d'elles.
Tels sont les quatre âges de l'amour : il naît dans les bras du dédain, il croît sous la protection du désir, il s'entretient avec les faveurs et meurt empoisonné par la jalousie.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères ?
Tous les hommes sont attachés à l'existence, même s'ils ont une vie misérable.
Les discours sont l'image des actions comme l'ombre est l'image du corps.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
Les sondages sont des divinités auxquelles on sacrifie présent et avenir.
Les choses qui m'ont causé des problèmes à l'école sont les mêmes choses qui m'ont aidé à réussir dans le monde.
Les occasions sont indifférentes, l'usage qu'on en fait ne l'est pas.
Les faits sont inexorables, ils ne connaissent point la pitié.
Les hommes sont si vaniteux qu'ils croient tout ce qui les flatte.
Même les voleurs de grand chemin ont disparu : les uns, habitués au plein air, exercent la profession de pickpockets sur les champs de course ; les autres se sont adonnés à la haute banque.
Il faut se faire aimer, car les hommes ne sont justes qu'envers ceux qu'ils aiment.
Les fondateurs du club, derniers occultistes, se sont réunis pour la première fois au début de la Restauration.
Il était de ceux, très rares, qui se sont fait une philosophie et qui s'emploient à vivre en accord avec elle.
Les grands hommes ne sont jamais cruels sans nécessité.
À celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix.
L'humanité découvrira avec le temps que des majorités débridées sont aussi tyranniques et cruelles que des despotes illimités
Je veux des rôles qui mettent les gens au défi de se demander où ils en sont dans la vie.
Il n'y a pas à dire, l'homme et la femme sont bien faits pour aller se compléter : lui, il désire avant d'aimer ; et elle, elle a besoin d'aimer avant de désirer.
Certains ont des malheurs ; d'autres, des obsessions. Lesquels sont le plus à plaindre ?
Les bons mouvements ne sont rien s'ils ne deviennent de bonnes actions.
Les hommes sont devenus des bêtes. Et ils meurent comme elles.
Si nous jetons un coup d'oeil sur l'histoire militaire en général, nous voyons qu'en fait il se passe exactement le contraire d'une avance incessante vers le but, que l'arrêt et l'inaction sont de toute évidence l'état normal de l'armée en guerre, et que l'action est une chose exceptionnelle.
Presque tous ceux que j'admire sont morts, J'ai dû venir au monde trop tard.
Rappelez-vous que les meilleurs et les plus grands parmi l'humanité sont ceux qui ne se font aucun bien matériel. Tout homme qui réussit est plus ou moins un homme égoïste. Les dévoués échouent.
Les malheurs sont souvent enchaînés l'un à l'autre.
Le pays est peuplé d'exaltés convaincus que les morts sont parmi nous, que dans la forêt gambadent des créatures invisibles ou qu'en s'exposant aux ondes sonores adéquates on peut rétablir son champ magnétique... Il suffit de leur donner l'occasion de déballer leurs théories, et on part sur de drôles de routes.
On les haïssait au village, et c'est pour cela qu'il a été possible de les assassiner. On disait dans nos campagnes: "Si les Allemands, qui sont tellement cultivés, ordonnent de les tuer, on peut leur faire confiance".
Les personnes à craindre ne sont pas celles qui ne sont pas d'accord avec vous, mais celles qui ne sont pas d'accord avec vous et qui sont trop lâches pour vous le faire savoir.
Les impatients, selon Bacon, sont comme les abeilles et se tuent en piquant les autres.
La discipline est un outil nécessaire pour vous aider à obtenir ce que vous voulez dans la vie. Cela vous oblige à rester au centre et à vous éloigner des choses qui ne sont pas nécessaires.
J'ai une théorie selon laquelle les seules choses originales que nous faisons sont des erreurs.
Qu'est-ce que les gens veulent dire quand ils disent : "Je n'ai pas peur de Dieu parce que je sais qu'Il est bon" ? Ceux qui disent ça ne sont donc jamais allés chez le dentiste ?
Les raisons, les motivations d'un être humain-enfant sont, jusqu'à la fin de la résolution oedipienne, surtout des raisons émotionnelles et affectives.
Nous pouvons être surpris des personnes que nous trouvons au paradis. Dieu a un faible pour les pécheurs. Ses standards sont assez bas.
Je n'ai aucun problème avec les gens qui travaillent dur pour réussir. Mais je pense que les gens sont très jaloux du succès. Je travaille très dur et ils n'apprécient pas cela.
J'ai toujours cru que les femmes ne sont pas des victimes. Nous sommes des agents du changement. Nous sommes les moteurs du progrès. Nous faisons la paix. Mais nous avons besoin qu'on nous donne une chance [de le prouver].
Celui qui connaît, et ce qu'il connaît, sont un.
Les grands esprits et les poètes aiment dans leurs écrits beaucoup mieux et beaucoup plus fort que dans la vie. Ils sont comme les États puissants qui acquittent leurs petites dettes avec de la monnaie, et qui règlent les grandes avec du papier.
La superstition demande des causes, alors que le propre de la raison véritable est de découvrir que les choses sont sans cause et de déceler, dans le voeu causal, la racine de l'angoisse religieuse.
Les premières lois et les premiers législateurs sont issus du besoin de parer aux désordres dus au despotisme naturel de chaque homme.
Ces écritures intellectuelles sont donc instables, elles restent littéraires dans la mesure où elles sont impuissantes et ne sont politiques que par leur hantise de l'engagement.
Je suis né à Montreuil en Seine saint-Denis. Je ne suis donc pas un immigré [...] et mes parents étaient français. Mais mes origines sont en effet berbères et mon nom signifie en effet olivier en berbère.
Huit spectacles par semaine sont décourageants et peuvent être terrifiants. Mais cela ne fait qu'instaurer un tel sentiment de confiance et de croissance.
Bien observés, nos enfants sont pour nous de bons éducateurs.
Ce sont le mépris et l'indifférence qui tuent, pas la colère.