C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Les femmes froides sont pareilles aux buveurs d'eau qui acceptent un verre de vin et trinquent par politesse.
Les serments sont des mots, et les mots ne sont que du vent.
Croire que la religion dans laquelle on a été élevé est fort bonne et pratiquer tous les vices qu'elle défend sont des choses extrêmement compatibles, aussi bien dans le grand monde que par le peuple.
Seuls ceux qui se démarquent de la foule sont dignes d'intérêt.
La joie et la tristesse sont toutes deux des chaînes ; l'une est en or et l'autre est en fer, mais elles sont également faites pour nous enchaîner et nous empêcher de réaliser notre vraie nature.
Les choses de l'esprit qui ne sont pas passées par les sens sont vaines.
Tous les coins de la terre ne sont pas bons pour vivre mais tous le sont pour mourir.
Les amis des mes amis sont toujours des cons.
Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
Les pauvres, quand ils sont à l'hôtel, ils font leur lit.
Je n'en suis pas moins arrivé à l'âge où la vie, pour chaque homme, est une défaite acceptée. Dire que mes jours sont comptés ne signifie rien ; il en fut toujours ainsi ; il en est ainsi pour nous tous.
C'est très curieux : ce sont toujours les célibataires qui vous donnent des conseils pour élever des enfants.
Les plus nobles conquêtes sont celles des coeurs et des affections.
Le plus beau rire est celui qui provient de la bouche de ceux qui sont dans le deuil.
Se coucher de bonne heure et se lever matin, sont les deux meilleurs moyens de conserver sa santé, sa fortune et son jugement.
La rhétorique n'est pas importante. Les actions le sont.
L'écriture et la lecture sont comme pile et face d'une pièce de monnaie, si tu enlèves l'une d'elle, elle perd sa valeur et ne sert plus à rien.
Plus je vieillis, plus je vois que ce qui ne s'évanouit pas, ce sont les rêves.
Les hommes qui sont malheureux, comme ceux qui dorment mal, sont toujours fiers de ce fait.
Ce qu'il y a d'étonnant, chez les idiots, c'est qu'ils sont presque tous au-dessus de la moyenne.
La mort, c'est personnel. Tout le monde meurt, mais les détails sont personnels. Au fond, c'est une question de détails.
Evitez de vous laisser trop aller aux soupçons. Il est des soupçons qui sont de vrais péchés.
Toutes nos erreurs sont des jugements téméraires, et toutes nos vérités, sans exception, sont des erreurs redressées.
Les Anglais aiment rouler lentement lorsqu'ils sont vivants mais filent à toute allure en Rolls lorsqu'ils sont morts.
Notre métier, qui semble, à première vue, ne reposer que sur de la grâce et de la gaieté, est un dictateur très sévère, qui, lorsque les disciplines de vie, les renoncements constants et la servitude qu'il ordonne, ne sont pas [...] ► Lire la suite
Cet amour enfantin est un amour blessé et les poètes sont ceux qui ne s'en accommodent pas. C'est de cette blessure qu'ils naissent.
Les hommes ont été, sont et seront menés par les événements.
Les miroirs sont les portes par lesquelles la Mort va et vient.
Les conditions nouvelles qui entraîneront en gros l'apparition d'hommes tous pareils et pareillement médiocres sont éminemment propres à donner naissance à des hommes d'exception du genre le plus dangereux et le plus séduisant.
Ecrire exige tant de lucidité. Et sais-tu bien que la plupart du temps, ce sont des fous qui écrivent...
Les paroles sont des femmes, les actes sont des mâles, et quand une parole se laisse engrosser, il ne naît jamais que des mots, mais ce sont des mots qu'aucun acte n'arrêtera.
La liberté est pouvoir sur soi-même, et les richesses ne sont que pouvoir sur les autres.
J'ai presque cent ans, et je n'ai pas d'ennemis... ils sont tous morts.
Les hommes et les femmes sont persuadés de leur différence, quand comprendront-ils que ce sont simplement les individus qui sont différents.
Nos morts ne sont jamais vraiment morts, jusqu'à ce qu'on les oublie.
Nous n'en voyons les conséquences que lorsqu'elles sont sous notre nez.
Les mots sont nos esclaves.
Les secrets ne sont pas obligés de se cacher.
Les sentiers battus n'offrent guère de richesse ; les autres en sont pleins.
Les bals les plus réussis sont ceux dont on parle le plus sans y être allé.
A partir d'un certain âge, nos amours, nos maîtresses sont filles de notre angoisse.
Certaines peuplades ont des mannequins de proportions colossales, faits d'osier tressé, qu'on remplit d'hommes vivants : on y met le feu et les hommes sont la proie des flammes.
Les gens qui ne veulent rien faire de rien, n'avancent rien, et ne sont bons à rien.
J'ai tracé le chemin que j'emprunte aujourd'hui et mes objectifs sont nombreux. Je pense que j'atteins mes objectifs.
Si un homme commet une sottise, les hommes diront : "Qu'il est bête !" Mais si c'est une femme : "Que les femmes sont bêtes !"
Aux petites gens, les petites choses sont grandes.
Quand les bougies sont éteintes, toutes les femmes sont jolies.
Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Oui et non sont bien courts à dire : mais avant de les dire, il faut penser longtemps.