Le mouvement des marées et le mouvement des capitaux sont les deux mamelles du mouvement perpétuel.
Les plaisirs sont faits pour les gens qui ne s'amusent pas.
Les seules conférences au sommet qui riment à quelque chose sont celles des alpinistes !
On ne se méfie jamais assez des ambitieux qui gravitent autour d'un chef. Bien souvent, ce sont eux qui infléchissent ses actions et qui, à force de le protéger, finissent par l'isoler dangereusement.
Pourquoi ce ne sont pas les riches qui vont au sage, mais plutôt l'inverse ? Parce que les sages savent bien ce dont ils ont besoin pour vivre, tandis que les riches l'ignorent, dépendant de l'argent plus que de la sagesse.
Les vieilles personnes sont souvent plus fatiguées que ce qu'elles imaginent.
Tous ces clichés, ces choses que vous entendez au sujet d'avoir un bébé et la maternité - tous sont vrais. Et toutes sont les plus belles choses que vous vivrez.
Tout est grand dans le temple de la faveur, excepté les portes qui sont si basses, qu'il faut y entrer en rampant.
Les chrétiens sont les seuls au monde qui s'agenouillent devant un instrument de torture. Si Jésus avait été martyrisé à notre époque, je suis sûr qu'on aurait tous des petites chaises électriques autour du cou.
Les armes sont un facteur important dans la guerre, mais pas le facteur décisif ; c'est l'homme et non les matériaux qui compte.
Les artistes n'ont pas besoin de monuments érigés pour eux parce que leurs oeuvres sont leurs monuments.
Il y a des amis qui sont comme des rosiers qui n'ont que des épines.
Les vérités sont des fruits qui ne doivent être cueillis que bien murs.
La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts.
Les bonnes choses ne sont pas communes.
L'amibe n'a pratiquement pas contribué au développement de l'amour - si l'on excepte le dicton populaire : "Les amibes de nos amibes sont nos amibes."
Les exilés politiques sont englués dans leur passé et sans avenir ; leur descendance leur échappe, autant que le passé leur a fait défaut.
Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières mais épars sur la terre qu'ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent. Les villes sont le gouffre de l'espèce humaine.
Plus les individus sont détruits, plus grand est leur désir de se rattacher à une collectivité.
Les prétendus besoins spirituels ne sont qu'une sorte de masturbation.
Le seul secret qui vaille d'être dévoilé, ce que nous sommes incapables de faire, c'est celui de notre relation avec Dieu. Les hommes n'entrevoient ce vrai secret que lorsqu'ils sont pris par le vertige des profondeurs.
Je sens que la monotonie et la mort sont presque la même chose.
Certaines personnes sont insensibles aux bons conseils.
Des résultats sont souvent obtenus par une impétuosité et une audace qui n'auraient jamais pu être obtenues par des méthodes ordinaires.
Il y a beaucoup de gens qui sont dans l'addition des colères et l'addition des blocages, ça ne fait pas un projet pour le pays.
La plupart du temps, les choses sont arrivées sans que je les provoque.
Le premier jour du Ramadan et le dernier jour du Ramadan sont des oiseaux sacrés et secrets qui aiment se cacher pour être désirés par les croyants. Le jour où ils se dévoilent, les croyants sont émerveillés par leur beauté spirituelle.
Trop de jeunes sont laissés dans un abandon culturel, à un âge où on a envie de se donner des idéaux.
Les producteurs sont de plus en plus angoissés par l'argent qu'ils dépensent et par les comptes qu'ils doivent rendre à leurs financiers.
Dieu a eu besoin des hommes, et les hommes se sont servis de Dieu, cela dit tout.
Plus un peuple est intelligent plus ses divisions sont graves.
Tous les hommes sont des comédiens... sauf quelques acteurs.
Les jurés ont devant eux un vieux coupable : ils sont sévères. Ils ont devant eux une jeune accusée : ils sont rigides.
Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés.
Vivre et mourir sont les maillons d'une même chaîne.
Nos vies sont faites d'événements majeurs qui n'ont pas eu lieu, elles sont l'écume de ces espoirs sans suite.
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
Tel l'archéologue, le psychanalyste creuse dans l'âme du patient pour y révéler toutes les strates de sa vie passée: psychanalyse et archéologie sont bien les deux faces d'une même discipline. (p.32)
Chaque chemin vers la connaissance implique différentes règles, et ces règles ne sont pas interchangeables.
Les lois morales sont les règles d'un jeu auquel chacun triche et cela depuis que le monde est monde.
Les choses dont on parle le plus parmi les hommes sont assez ordinairement celles qu'on connaît le moins.
Les artistes sont très souvent des inconscients de génie.
Il n'y a personne qui n'ait plus d'ennemis dans le monde qu'un homme droit, fier et sensible, disposé à laisser les personnes et les choses pour ce qu'elles sont, plutôt qu'à les prendre pour ce qu'elles ne sont pas.
Brèves sont pour les pauvres hommes les douceurs de la vie.
Quand les gens que tu aimes sont partis, tu es seul.
Les leçons du processus de paix sont claires ; quoi que la vie nous réserve, nos réponses individuelles seront d'autant plus fortes pour travailler ensemble et partager la charge.
Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes.
Le plus étrange, c'est que les choses dont nous parlons le moins sont celles auxquelles nous pensons le plus.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
Les pensées et maximes sont un genre épuisé et un genre futile.