La bonne et la mauvaise nouvelle sont que les politiciens font rarement ce qu'ils disent qu'ils vont faire lorsqu'ils font campagne.
J'ai vécu assez longtemps dans une société où la liberté de parole était inexistante, et je sais quel genre de misère cela crée - en commençant par le fait que la vie devient très ennuyeuse pour les gens qui essaient simplement de survivre, et qui sont silencieux.
Comtesse de Feuillide : Que pensez-vous de M. Lefroy ? Jane Austen : [Ironique] Ah sa présence est un honneur pour nous. Comtesse de Feuillide : Vous trouvez ? Jane Austen : En tout cas c'est son avis. Avec ses airs affectés [...] ► Lire la suite
Ce sont toujours les moments dramatiques - la révolution ou la guerre - qui ont provoqué l'union.
Les films sont de plus en plus difficiles à monter et la pression est énorme pour les réalisateurs.
Il y a des hommes qui sont sources.
La guerre, le commerce sont les deux activités principales de l'homme sur terre, deux manières sûres d'étendre son nom bien au-delà de soi.
Quoique les hommes se flattent de leurs grandes actions, elles ne sont pas souvent les effets d'un grand dessein, mais des effets du hasard.
Avant tout, les artistes sont des hommes qui veulent devenir inhumains.
Les poètes sont des Christs et ils versent leur sang pour nous.
Les peintres sont les évadés du mot.
Papa Roger a donc toujours un mot pour que ces blancs rient car, dit-il, avec le froid qu'il y a là-bas en Europe les blancs ne rient pas beaucoup. Les muscles de leur visage sont congelés.
On serait tenté de dire : "Ce ne furent que des mots", mais, aux moments importants de l'histoire, les mots sont des actes.
Peu d'hommes sont naturellement portés à admirer sans envie un ami heureux.
La caractéristique principale des gens c'est qu'ils sont prêts a tout croire. D'ailleurs comment l'Église aurait-elle pu résister pendant presque deux mille ans sans la crédulité universelle ?
Les stéréotypes de l'homme viril et de la femme féminine sont pulvérisés. Il n'y a plus un modèle obligatoire mais une infinité de modèles possibles. Chacun tient à sa particularité, à son propre dosage de féminité et de masculinité.
Mes hiers marchent avec moi. Ils ne marchent pas, ce sont des visages gris qui regardent par-dessus mon épaule.
Il faut avoir une stratégie, mais il faut qu'elle soit souple, c'est l'instinct qui nous dit quand il faut changer de stratégie. Les deux sont importants mais on ne peut pas avoir l'un sans l'autre.
Les être sensibles ne sont pas des êtres sensés.
Des moyens accrus et des loisirs accrus sont les deux agents de civilisation de l'homme.
Il y a des femmes qui se tuent par amour. Mais ce sont toujours les mêmes.
Les individus sont le produit d'une histoire, celle de l'espèce.
La liberté et le progrès sont le but dans l'art, comme dans la vie tout entière. Si nous ne sommes pas aussi solides que les maîtres anciens, le raffinement de la civilisation a du moins élargi bien des choses.
La plupart de ceux qui font des recueils de vers ou d'épigrammes sont comme des mangeurs de cerises ou d'huîtres : ils choisissent d'abord les meilleures, et finissent par tout manger.
Pour moi, écrire des biographies est impossible si elles ne sont pas brèves et concises, et ce sont, à mon avis, les plus éloquentes.
Les adolescents sont des jeunes gens qui manifestent leur soif d'originalité en s'habillant tous exactement de la même façon.
C'est quand les accents graves tournent à l'aigu que les sourcils sont en accents circonflexes.
Le cigare donne à ceux qui sont pauvres l'illusion de la richesse. Il en donne l'assurance à ceux qui sont fortunés.
J'ai toujours été surpris de voir à quel point les gens sont toujours flattés d'être invités à une première. L'idée ne les effleure jamais que c'est peut-être simplement pour être débarrassés d'eux dès le premier soir.
Parmi les romans-fleuves, bien peu sont navigables.
Les filles ont ceci pour elles qu'elles le sont toujours un peu plus qu'on ne pensait.
Les pères sont nés trop tôt, les fils sont nés trop tard pour marcher de concert sur le même parcours.
La plupart de nos malheurs sont plus supportables que les commentaires que nos amis font sur eux.
Les critiques jugent les oeuvres et ne savent pas qu'ils sont jugées par elles.
Les mots sont comme des allumettes : il y en a qui prennent, d'autres pas.
Vivent les honnêtes gens ! Ils sont encore moins canailles que les autres.
Les moyens termes sont toujours des moyens ternes.
L'enfant ne cesse de dire ce qu'il fait ou tente de faire : explorer des milieux, par trajets dynamiques, et en dresser la carte. Les cartes de trajets sont essentielles à l'activité psychique.
L'homme n'est pas l'oeuvre des circonstances, les circonstances sont l'oeuvre de l'homme.
Les Russes, pensent Edouard, savent mourir, mais pour ce qui est de l'art de vivre ils sont toujours aussi nuls.
Il y a des gens qui peuvent se passer des êtres sauvages et d'autres qui ne le peuvent pas. Ces essais sont les délices et les dilemmes de quelqu'un qui ne le peut pas.
Dans ma vie jusqu'à présent, j'ai découvert qu'il n'y a vraiment que deux types de personnes : ceux qui sont pour vous et ceux qui sont contre vous. Apprenez à les reconnaître, car ils sont souvent et facilement confondus.
Homophobes ? Non pire que ça : il sont homovores !
Les hommes sont ces créatures qui ont deux jambes et huit mains.
Ce sont les seuls interprètes des vrais Dieux que les poètes.
Les cimetières sont des alignements de fétiches.
Ceux qui ont gardé le plus longtemps leur virginité sont fort estimés de leur entourage ; ils pensent qu'on devient ainsi plus grand, plus fort, et plus musclé. C'est une des hontes les plus grandes parmi eux que de connaître la femme avant l'âge de vingt ans.
Selon la loi qui veut qu'on ne prêche que des convertis, un critique ne peut avoir d' « influence » sur ses lecteurs que pour autant qu'ils lui accordent ce pouvoir parce qu'ils sont structuralement accordés à lui dans leur vision du monde social, leurs goûts et tout leur habitus.
À l'assurance des acteurs oppose le charme des modèles qui ne savent pas ce qu'ils sont.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.