Les pensées et maximes sont un genre épuisé et un genre futile.
Les tapeurs sont des gens qui vivent au-dessus de nos moyens.
Ceux qui repoussent la pitié sont souvent les plus pitoyables.
Le boeuf n'est pas particulièrement intelligent, c'est un ruminant, ses pensées sont nourries de foin.
Les échecs ne sont pas le champ de l'intelligence, du talent, de l'imagination, mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique.
Les féministes peuvent se disputer, ce sont des hommes comme les autres !
Les idées fixes sont bonnes cavalières, elles reviennent vite au galop.
Ce ne sont pas les femmes publiques qui contribuent le plus à la dépravation des moeurs, ce sont les femmes de la société.
La patience et la prévoyance sont les deux qualités les plus importantes dans les affaires.
il n'est pas difficile de nourrir des pensées admirables lorsque les étoiles sont présentes.
Le pessimiste pense que toutes les femmes sont des garces. L'optimiste l'espère bien.
Les saints sont des gens comme nous, mais l'amour les pousse plus que nous.
Certains maris admirent davantage leur femme à mesure qu'ils sont plus trompés. A côté des cocus honteux, il y a les cocus émerveillés.
L'intérêt et le talent sont les seuls conseillers consciencieux et lucides.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Les OVNI sont des hallucinations collectives provoquées par des extraterrestres.
Les inventions qui ne sont pas connues ont toujours plus de censeurs que d'approbateurs.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
Comme deux passagers dans un bateau à la dérive, ils sont, dans le grand vent d'hiver, deux amants enfermés avec le bonheur.
L'industrie du cinéma est pleine de gens fous qui pensent qu'ils sont Dieu.
Ce ne sont quand même pas des loups, mais des hommes, et ils aiment l'argent. La vénalité est aux hommes ce que la charité est au bon Dieu.
Les grands coeurs sont comme les ruches trop grandes que le miel ne peut remplir et qui deviennent le nid de vipères.
Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles.
Ainsi sont toutes femmes, femmes.
Les doux sont les pires êtres. Ils désarment avec un sourire à point et à poing.
Les lois de l'humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?
La toile d'araignée qu'était son âme pouvait à nouveau servir de piège pour ces étranges mouches que sont les idées.
Les mots sont des symboles qui postulent une mémoire partagée.
Nous disons souvent au Tibet qu'un homme qui est fort peut se permettre d'être doux tandis que les vantardises et les fanfaronnades sont le propre des faibles.
N'est-il pas clair que les tyrans, pour s'affermir, se sont efforcés d'habituer le peuple, non seulement à l'obéissance et à la servitude mais encore à leur dévotion ?
Les temps ont peut-être changé, mais les gens sont toujours les mêmes. Nous recherchons toujours l'amour, et ce sera toujours notre combat en tant qu'être humain.
La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglement combattues, ou aveuglement obéies.
Les vices sont comme les bestiaux, qui s'engraissent jusqu'à ce qu'ils soient bons pour la tuerie.
Ce sont les événements qui commandent aux hommes et non les hommes aux événements.
Ils ne savent pas que sans poésie, c'est eux qui sont morts.
Les préjugés sont les pilotis de la civilisation.
Les innovateurs sont presque toujours des persécutés ; en religion, ce sont des hérétiques ; en philosophie, des crânes fêlés ; en science, des gens qui parlent au diable ; en politique, généralement des imbéciles, parfois des idoles.
Avec l'opéra, comme dans tout art de scène, pour être très demandé et bien payé vous devez bien sûr être bon, mais vous devez aussi être célèbre. Ce sont deux choses différentes.
Le monde est irrémédiablement divisé en deux : ceux qui sont en haut, et ceux qui sont en bas.
Les grandes trahisons sont toujours effacées par l'histoire.
Comment sont nées les barricades ? Pour lutter contre les cavaleries royales, le peuple n'ayant jamais de cavalerie.
Il est beaucoup plus difficile de ne pas croire que de croire en Dieu, les vrais athées sont presque introuvables.
Les petits esprits sont blessés des petites choses ; les grands esprits les voient toutes sans en être blessés.
Sur le bon chemin il faut savoir supporter les petites épreuves qui sont des occasions de mérite.
Heureux tu compteras mille amis empressés ; l'orage gronde-t-il ? Tous se sont éclipsés.
Il ne faut pas s'occuper des autres : ils sont ailleurs.
Les rois et les domestiques ne sont désignés que par leurs petits noms : voilà les deux extrêmes de la société.
Tous les crimes sont venus de la tyrannie, qui fut le premier de tous.
Les attitudes politiques sont fondamentalement une affaire de tripes.
Les hommes sont sentimentaux juste le temps de séduire...