Les petits péchés sont les plus grandement punis.
Les peuples une fois accoutumés à des maîtres ne sont plus en état de s'en passer.
Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
Les gens qui ont l'âme petite et étroite sont toujours mécontents et tristes.
Ceci est l'enfer. Quelles sont les règles en enfer ?
Les hommes sont aussi jaloux sur le chapitre de l'esprit que les femmes sur celui de la beauté.
Comment supporter chaque jour de nouveau ces mots blessants, ces regards moqueurs, ces accusations, telles des flèches tirées d'un arc trop tendu, qui me transpercent et qui sont si difficiles à retirer de mon corps ?
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Les mots sont un substitut assez flou aux équations mathématiques.
Pour certaines personnes, parler et offenser sont une seule et même chose. Ils sont méchants et amers ; leur style est imprégné de fiel et d'absinthe ; moqueries, injures et injures coulent de leurs lèvres comme des crachats.
Parfois, vos erreurs sont vos plus grandes vertus. Vous apprenez tellement de l'erreur. Ces choses que vous pensez être la pire chose qui vous arrive peuvent en quelque sorte changer et être la plus grande opportunité.
Ce n'est pas parce qu'on écrit sur du papier recyclé que les textes sont bons.
Sans loi sont ceux qui font de leur volonté leur loi.
La liberté, c'est le droit de faire tout ce qui ne rappelle pas aux autres qu'ils ne sont pas libres eux-mêmes.
Quand les gens mariés font deux lits, ils ne sont pas éloignés d'en faire trois.
Certains sont nés grands, certains atteignent la grandeur, et d'autres engagent des conseillers en image.
Les femmes sont si dures quand elles croient ne plus aimer.
Les intellectuels. Plus ils sont intelligents, plus ils élaborent subtilement leur erreur.
Il y a des couples qui sont restés amoureux de l'effet qu'ils produisent, en société. Tant qu'il y a un public, ils continuent de faire semblant. Mais une fois dans la chambre à coucher, ils s'emmerdent.
Les lois de nos désirs sont des dés sans loisir.
Oui, c'est une troisième, et peut-être la plus juste, définition de la méditation : voir ses pensées comme elles sont. Voir les choses comme elles sont.
Ce sont les détails et l'élément humain qui rendent Recount divertissant. Même si nous savons comment les élections se terminent, cela ressemble à un thriller. C'est aussi drôle.
L'espoir est que les hommes puissent comprendre ce qu'est être une femme, que les femmes puissent comprendre que les hommes ne sont ni à combattre ni à soumettre. Que les hommes et les femmes puissent rester des amants.
Tous les livres sont autobiographiques. Sauf qu'on ne tient pas toujours à être reconnue.
Presque tous les hommes sont des esclaves pour la même raison que les Spartiates attribuent à la servitude des Perses - le manque de pouvoir pour prononcer la syllabe "Non". Pouvoir prononcer ce mot et vivre seul, sont les seuls moyens de préserver sa liberté et son caractère.
Pour moi, la fantasy a toujours été un moyen d'explorer la réalité: elle explore le fait que votre vie interne, vos rêves et les images bizarres et les choses qui vous viennent sont des outils importants pour traiter de vrais problèmes.
La seule chose que toutes les grandes villes ont en commun est qu'elles sont toutes différentes.
Les mômes sont le négatif des anges, de petits diables sans pitié.
Les secondes pensées sont les plus sages.
Je connais bien plus agaçant que les auteurs qui font constamment de l'esprit ; ce sont ceux qui font constamment de l'intelligence.
Les arcs de triomphe sont des éléments pétrifiés.
Aimer un être, c'est lui accorder une préférence, lui reconnaître une primauté, donc un pouvoir. Etre aimé, c'est se voir reconnaître cette prépondérance. Nos rapports amoureux sont des rapports de puissance à puissance.
Les stéréotypes de l'homme viril et de la femme féminine sont pulvérisés. Il n'y a plus un modèle obligatoire mais une infinité de modèles possibles. Chacun tient à sa particularité, à son propre dosage de féminité et de masculinité.
Les prisons sont bâties avec les pierres de la loi et les bordels avec les briques de la religion.
Toutes les émotions positives, joie, bonheur, surviennent quand on se sent en lien harmonieux avec le monde, alors que les émotions négatives sont toujours des marqueurs de rupture entre le monde et nous, que ce soit la colère, la tristesse ou la peur.
Tous les mots qui sont dits ne méritent pas d'être pesés sur une balance d'or.
Les Britanniques sont spéciaux. Le monde le sait. Dans nos pensées les plus profondes, nous le savons. C'est la plus grande nation du monde.
Les temps ne sont pas devenus plus violents. Ils deviennent plus télévisés.
Les décors et la liturgie sont indispensables au deuil collectif et national comme aux deuils individuels.
Mary a un p'tit agneau, et il l'aime, et il l'aime. Mary a un p'tit agneau, qui l'aime beaucoup trop ! Car à chaque fois qu'Mary se promenait, son p'tit agneau la suivait. Même au boulot il la suivait la suivait la suivait ! Comme ils s'séparaient jamais, ils s'sont fait virer ensemble !
La parole et l'écrit sont plus solides qu'une stèle. Un nom dans la bouche des hommes édifie dans le coeur la plus invulnérable des pyramides.
Il me paraît absurde que les lois, qui sont l'expression de la volonté publique, qui détestent et punissent l'homicide, en commettent un elles-mêmes, et que pour éloigner les citoyens de l'assassinat, elles ordonnent un assassinat public.
Les enfants sont pour la nation le meilleur des investissements.
Les gens réagissent bien à ceux qui sont sûrs de ce qu'ils veulent.
Les grandes entreprises sont construites sur des produits exceptionnels.
A titre individuel, c'est une liberté qu'ont les hommes, que je ne condamne pas. Mais je ne suis pas pour une politique de métissage. Je ne suis pas pour en faire une pratique généralisée à encourager. C'est un choix personnel qu'assument, avec les risques que cela comporte, les gens qui sont portés à le faire.
Ce sont toujours les moments dramatiques - la révolution ou la guerre - qui ont provoqué l'union.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
Pas un homme au monde n'en vaut la peine ! Ils se ressemblent tous, sur un point, crois-moi. Ils sont fidèles à l'inconsistance ! Ils sont égoïstes et suffisants !