Ce sont les événements qui commandent aux hommes et non les hommes aux événements.
Si les découvertes scientifiques ont à la fois donné à l'humanité le pouvoir de créer et le pouvoir de détruire, alors elles sont en même temps un énorme défi et une grande épreuve.
Toutes les actions des hommes bonnes ou mauvaises leur sont un jour retournées.
Les bonnes consciences ne sont pas celles qu'on gave de prescriptions, mais de lumière.
La mort est d'abord le néant du savoir... "On ne sait pas". Ce sont les premiers mots qui viennent, et qui conviennent.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Comme si l'égalité n'avait pas été inventée précisément parce que les êtres humains ne sont pas identiques.
Les oeuvres les plus belles sont les plus simples.
Les paysannes sont comme les fleurs des champs : sous le nez, ça ne sent rien, ou ça sent mauvais.
Les hommes sont de grands stratèges.
Ce ne sont pas les femmes publiques qui contribuent le plus à la dépravation des moeurs, ce sont les femmes de la société.
La toile d'araignée qu'était son âme pouvait à nouveau servir de piège pour ces étranges mouches que sont les idées.
Combien de théorèmes de géométrie, qui semblaient d'abord irréalisables, sont avec le temps élaborés avec succès !
N'est-il pas clair que les tyrans, pour s'affermir, se sont efforcés d'habituer le peuple, non seulement à l'obéissance et à la servitude mais encore à leur dévotion ?
Que les femmes ne se plaignent point des hommes : ils ne sont que ce qu'elles les ont faits.
Les amis sont ceux qui vous forcent au bonheur.
Le vrai passé n'est fait que de souvenirs qui n'en sont plus, parce qu'oubliés.
Les journées sont longues depuis le 12 novembre. J'aurais dû récupérer tes cendres, faire un grand sablier pour les mettre dedans, je t'aurais regardé passer le temps.
Les espoirs s'accompagnent toujours de peurs et, dans la recherche scientifique, les peurs sont susceptibles de devenir dominantes.
J'avais considéré comment les choses qui n'arrivent jamais, sont souvent autant de réalités pour nous, dans leurs effets, que celles qui s'accomplissent.
Les plus grands esprits sont capables des plus grands vices comme des plus grandes vertus.
il n'est pas difficile de nourrir des pensées admirables lorsque les étoiles sont présentes.
Lorsque vous avez fait tout ce que vous pouvez faire, renoncez. Donnez-vous à la puissance et à l'énergie qui sont plus grandes que vous.
Les vrais vaincus de la guerre, ce sont les morts.
Les parents sont plus indulgents, en vieillissant, et les aînés s'en rendent compte.
Nous avons vu l'âge de fer, l'âge de plomb... Nous voici arrivés à l'âge du caoutchouc, celui où les consciences sont élastiques.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
Une chose est certaine : ceux qui abandonnent sont certains de perdre. Alors battons-nous ensemble. Et vainquons !
Si les portes de la perception étaient purifiées,Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes chosesAu travers des étroites fentes de sa caverne.
Pour vivre, nous avons besoin de nous appuyer sur un certain nombre de croyances : elles sont comme des supports pour notre vie affective et intellectuelle.
Ce sont les petites choses qui font de nous qui nous sommes dans le plus grand monde.
Je me sens plus européen que les idéologues qui veulent construire une Europe dans les nuées au lieu de partir des réalités qui sont d'abord nationales.
Les cultures sont devenues des sujets d'affrontement, outils d'affirmation collective et de quête d'identité.
L'affirmation et l'opiniâtreté sont signes exprès de bêtises.
Tous ceux qui vivent ne sont point vivants ; et la mort n'est pas une porte qui s'ouvre en un sens seulement.
Etonnant de voir le peu de place qu'occupe l'amour chez les hommes. Trop douloureux comme sentiment, trop consumant. La plupart des humains ne l'ont pas connu ou se sont empressés de l'oublier.
Comme les musées, les bibliothèques sont un refuge contre le vieillissement, la maladie, la mort.
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
Y en a qui travaillent juste parce qu'ils sont assez hypocrites pour cacher leur paresse.
On ne voit jamais les personnes comme elles sont vraiment, on essaie de les deviner.
Les cinéastes ne sont pas des marques de confiture ou des couturiers à la recherche du vent qui passe.
Les mots sont des symboles qui postulent une mémoire partagée.
Des résultats sont souvent obtenus par une impétuosité et une audace qui n'auraient jamais pu être obtenues par des méthodes ordinaires.
De petits services accordés au moment opportun sont les plus précieux aux yeux de ceux qui en bénéficient.
Les deux principales choses qui ont été inventées à Berkeley sont le LSD et UNIX. Il est impossible que ceci soit une coïncidence.
Les souvenirs sont des enfants du hasard, seuls les truqueurs ont leur mémoire en ordre.
Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et bistouri ébréché opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif.
Les titres ne sont que des surnoms et tout surnom est un titre.
Les femmes sont toutes des sottes. Elles aiment provoquer le désir des hommes et le redoutent.
Les estomacs qui trouvent en la ratatouille humaine leur assouvissance ne sont pas larges.