Les remords sont les plaisirs sadiques du christianisme.
La philosophie est la compagne de la Révélation et sa soeur de lait.
Et je lui souris. Pas le sourire standard de l'hypermarché ; le sourire que son fils m'a rendu, ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur vers les méchants et les tristes. Mon sourire de fée.
Vous savez qu'on peut être hanté par le remords toute sa vie, non pas pour avoir choisi l'erreur, dont au moins on peut se repentir, mais pour s'être trouvé dans l'impossibilité de se prouver à soi-même qu'on n'aurait pas choisi l'erreur.
Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu'il vient à peine de naître.
On a autant de peine et de mérite à se passer d'argent qu'à en gagner.
La douleur vous rend plus fort. La peur vous rend plus courageux. La peine d'amour vous rend plus sage.
La vie ne vaut pas la peine d'être vécue, à moins qu'elle ne soit vécue pour quelqu'un d'autre.
Qui n'a pas éprouvé la peine ignore le prix du plaisir.
S'il n'y avait que sept merveilles du "monde" sur la terre, cela ne vaudrait pas la peine d'y aller voir.
Le véritable christianisme est d'abord un travail de l'esprit : la prière, la méditation, la contemplation.
Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie.
Le christianisme ne fait pas sa part à la chair : il la supprime.
Mieux vaut laisser aux gens le remords de vous avoir grugé que le regret de vous avoir comblé.
Hormis le mariage, rien ne plaît tant aux filles qu'une peine de coeur, de temps à autre.
Il ne peut y avoir plus vive révélation de l'âme d'une société que la manière dont elle traite ses enfants.
On n'a pas converti un homme parce qu'on l'a réduit au silence.
Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées.
Rien ne supprime le chagrin ; mais le vrai coeur le rend utile et bénéfique.
Trois choses rafraîchissent le coeur et délivrent du chagrin : l'eau, les fleurs, la beauté féminine.
Dieu Tout-Puissant planta tout d'abord un jardin. Et, vraiment, c'est le plus pur des plaisirs humains.
On quitte d'abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c'est toujours la même peine qu'on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
Travailler contre le voeu de la nature est peine perdue.
Tels les hommes sortent primitivement du règne animal, - au sens étroit, - tels ils entrent dans l'histoire : encore à demi animaux, grossiers, impuissants encore en face des forces de la nature, ignorants encore de leurs propres forces ; par conséquent, pauvres comme les animaux et à peine productifs qu'eux.
L'inquiétude ne chasse pas le chagrin du lendemain ; elle prive aujourd'hui de sa force.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
Un chagrin en enlève un autre, on ne sent pas ses engelures quand on a mal aux dents.
Le chagrin amoureux est l'une des plus éprouvantes blessures que nous ayons à combattre car il doit être vaincu seul, et surtout dans le plus grand des silences.
Les juifs nous ont donné Jésus-Christ et Karl Marx, et ils se sont payés le luxe de ne suivre ni l'un ni l'autre.
Ne prétendez jamais que les choses que vous n'avez pas ne valent pas la peine d'être acquises.
L'homme d'honneur n'a pas de rempart aussi sûr Qu'une âme sans remords et qu'un coeur toujours pur.