Tous les hommes sont formés dès la naissance à accepter les agressions verbales des femmes et à s'en remettre rapidement.
Les bons écrivains sont ceux qui utilisent un langage efficace. C'est-à-dire clair et précis.
Les opinions sont faites pour changer ; sinon comment atteindre la vérité ?
La voix d'un condamné peut se faire entendre, mais ses paroles sont vaines.
Ce sont les mésaventures qui le rendent amusant et vous apportent la surprise.
Les images sont les livres des illettrés.
Les mythes qu'une civilisation se crée spontanément sont proportionnels à ses difficultés et ses souffrances face à l'univers.
Généralement les hommes sont plus riches des mystères qui les constituent que de ceux qu'ils élucident, et les secrets dont on retire l'écorce deviennent de pauvres petites connaissances mises au jour.
(...) De nombreuses personnes en France sont prises d'une nouvelle maladie, la sondagite.
J'ai dans ma vie fait des rêves qui sont restés à jamais gravés en moi et ont modifié ma façon de voir. Ils ont envahi tout mon être, comme une goutte de vin dans de l'eau, et altéré la couleur de mes pensées.
Les grands esprits sont toujours craints par les petits esprits.
A quelques exceptions notables près, les hommes d'affaires sont favorables à la libre entreprise en général mais s'y opposent lorsqu'il s'agit d'eux-mêmes.
Je veux que ma musique éveille les fantômes qui sont en moi. Pas les démons.
Les sages ne le sont que parce qu'ils aiment.
Les lois sont faites par les vieillards et les hommes d'âge mûr. Les jeunes gens et les femmes veulent l'exception, les vieillards veulent la règle.
Le livre d'une vie est d'autant plus noir que les pages en sont blanches.
Humidité et sécheresse sont les deux mamelles du paysan. Une fois sur deux il se plaint soit de l'un soit de l'autre. De par sa naissance même, le paysan est classé zone sinistrée.
La sottise et la vanité sont compagnes inséparables.
Même mes faiblesses sont plus fortes que moi.
La police n'a pas d'autorité. Normal : vous avez vu dans quoi ils roulent et comment ils sont habillés ?
La vie et la mort sont soumises à la destinée.
Un homme blanc, un homme noir, un homme jaune : toutes les larmes sont salées.
Avoir des amis autour d'une bonne soirée est l'une des joies les plus chères de la vie en ce qui me concerne. Mais lorsque ceux qui sont avec moi sont des confrères croyants, la joie est d'autant plus grande que nous savons qu'elle est ravivée, un jour dans l'éternité.
L'amour et le travail sont les deux seules choses réelles dans nos vies.
Les arcanes de notre mémoire sont comme d'immenses souterrains où la lumière de l'esprit ne pénètre jamais mieux que lorsqu'elle a cessé de briller au-dehors.
Les seuls espions avoués sont les ambassadeurs.
On a du mal à imaginer que ceux qui ne sont pas encore au monde ont une existence terrestre. Alors pourquoi ceux qui quittent la vie en auraient-ils une ?
Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cent ans.
Quant à ceux qui sont incroyants, leurs oeuvres sont comme le mirage de la plaine ; celui qui a soif prend cela pour de l'eau jusqu'à ce qu'il y arrive et ne trouve rien.
Les gens malades sont des gens qui s'ennuient.
Ce qui manque le moins au méchant pour faire ce qu'il fait, ce sont les raisons.
Quelque part dans une forêt, quelqu'un a fait cette observation : " Que les civilisés sont étranges. Ils ont tous des montres, mais aucun n'a jamais le temps.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
Comme les maisons bien approvisionnées sont susceptibles d'être pleines de souris, de même les corps de ceux qui mangent beaucoup sont pleins de maladies.
Les sadiens sont des enfants qui jouent avec le feu.
Les petites sociétés ont plus souvent le droit de faire la guerre que les grandes, parce qu'elles sont plus souvent dans le cas de craindre d'être détruites.
Il y en a qui ne disent rien, mais le disent bien ; il y en a d'autres qui disent beaucoup, mais le disent mal. Les pires sont ceux qui ne disent rien et le disent mal.
Les enfants eux, vivent la vie sans se préoccuper ni du passé, ni de l'avenir. Ils sont présents au monde.
Nous passons tous un grand moment de notre vie sous l'eau, comme un iceberg. La plupart de nos pensées et de nos désirs ne sont pas exprimés. Nous vivons tous en permanence dans les conditions du secret.
Les hommes trop beaux sont le fléau des femmes.
Soyez honnête avec vous-même. Si vous suivez ce principe, beaucoup de décisions sont en fait assez faciles.
Les circonstances atténuantes sont une sourdine mise au code pénal.
Chacun sait que les armes de dissuasion ne sont efficaces que si l'on ne s'en sert pas.
Les partis sont toujours en retard sur les idées.
Ceux qui sont "bien pensants", parce qu'ils ne peuvent pas être "pensants" tout court.
Les mots et les faits s'oublient ; ce sont les impressions qui restent.
Le métier des intellectuels est de remuer toutes choses sous leurs signes, noms ou symboles, sans le contrepoids des actes réels. Il en résulte que leurs propos sont étonnants, leur politique dangereuse, leurs plaisirs superficiels.
Les gens qui jamais n'ont le temps sont ceux qui le moins accomplissent.
Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu !
Aux yeux de la plupart des Américains qui sont croyants, Dieu est l'être le plus riche, lancé par la plus forte publicité.