Je pense en moi-même que les français naissent, travaillent et meurent à droite, mais qu'ils sont instruits et informés à gauche, ce qui explique leurs tendances schizophrènes.
Les juges, commissaires, bureaucrates, etc., ne sont pas des substituts du père, c'est plutôt le père qui est un substitut de toutes ces forces.
Peu à peu, au nom de la tolérance (ce qui est, après tout, un bon prétexte) à l'égard de religions qui ne sont pas installées depuis longtemps en France, on a accepté de mettre de côté nos principes pour faire place à autre chose, qui contestait nos principes.
J'adore la mode féminine, mais les femmes n'ont pas autant besoin de moi que les hommes. Ce sont les hommes qui n'ont rien à se mettre.
La parole n'est qu'un bruit et les livres ne sont que du papier.
On dit que les Corses sont paresseux ; c'est pas vrai... Ils sont vite abattus, c'est tout !
En regardant les gens marcher dans la rue, on apprend à distinguer les hommes des femmes : les têtes qui se tournent vers toutes les vitrines des magasins sont celles des femmes. Il existe d'autres moyens de vérification.
Les trois quarts des folies ne sont que des sottises.
Les mauvais livres sont ceux qu'on prête en craignant qu'on vous les rende.
Les paradoxes sont les robes que la vérité endosse pour quitter son puits et ne pas se promener indécemment chez les hommes.
Les amoureux sont comme les somnambules ; ils ne voient pas seulement avec les yeux, mais avec le corps tout entier.
Les poètes le sont par l'âme et non par le savoir. L'érudition n'engendre que peu de poètes.
Quand nous tombons dans un puits, ce ne sont pas nos oreilles qui arrêtent la chute.
Sortez des emplois plus estimé, non plus riche ; les éloges sont préférables aux richesses.
Les livres les plus faciles à adapter sont ceux qui, une fois enlevée la littérature, continuent de tenir debout. Il y en a moins qu'on ne le croit. Souvent, la beauté de la littérature vous fait prendre des vessies pour [...] ► Lire la suite
Les lois ne sont faites que pour exploiter ceux qui ne les comprennent pas, ou ceux que la misère la plus noire empêche de s'y conformer.
Les records individuels sont agréables à obtenir, mais avant le début de la saison, vous voulez jouer pour gagner la Coupe Stanley !
Les gens renaissent de leurs cendres parce qu'à un moment donné, ils sont investis d'une croyance en la possibilité de triompher de chances apparemment impossibles.
Tout mène à la récompense ou au châtiment, qui sont deux formes de l'éternité.
Comme mes mains sont petites, par rapport à tout ce que la vie a voulu me donner.
Que les femmes donnent ou qu'elles refusent, elles sont toujours heureuses qu'on leur demande.
La peur est l'âme de l'avarice; les provisions et trésors sont des précautions, l'ordre est un moyen d'en faire revue; et la crainte du prodigue y est peut-être plus naturelle que la crainte des voleurs.
Les souvenirs ne sont que des confettis jetés sur notre histoire.
Les enfants sont imprévisibles, ils vieillissent et puis ils meurent.
Les antiquités : sont toujours de fabrication moderne.
Je suis effrayée moi-même à la pensée de ceux à qui je me suis toujours sentie si profondément liée et qui sont maintenant livrés aux mains des bourreaux les plus cruels qui aient jamais existé. Et tout cela pour la seule raison qu'ils sont juifs.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Les grandes questions de notre temps ne sont pas tranchées par des discours et des motions majoritaires, mais par le fer et par le sang.
Les livres sont des maisons de poupées. La nuit, une minuscule ampoule fait briller leurs fenêtres de papier.
Pour être honnête, je pense que les bananes sont un fruit pathétique.
Les femmes sont devenues des hommes comme les autres, et les hommes, quasiment des femmes comme les autres.
Les pires sont les gens qui ne savent rien, même pas qu'ils ne savent rien.
Les économistes pensent que les pauvres ont besoin d'eux pour leur dire qu'ils sont pauvres.
Sur cent maris aveugles, on en trouverait bien quatre ou cinq qui sont en effet aveugles. Les autres trichent.
Les plus grands artistes sont ceux qui possèdent le don de simplification à l'usage des autres.
Les ambitieux ne croient jamais que les autres ne le sont pas.
Les morts ont forcément le dernier mot, ils ne lâchent jamais prise, ils sont en vous désormais.
Les débuts sont des moments délicats.
La peur et la douleur sont de bonnes leçons.
L'esprit d'entreprise et le courage sont des choses purement subjectives qui ne peuvent pas être imposées.
Quand je vois que les Français seraient favorables au rétablissement de la peine de mort ! Ils sont tapés.
Les souvenirs sont comme des bulles qui remontent.
Toute vie n'est qu'acide nucléique. Le reste, ce sont des commentaires.
Les femmes sont dupes de leur bonté.
Deux choses sont blanches - l'innocence - et l'arsenic.
Il y a des sciences bonnes dont l'existence est nécessaire et dont la culture est inutile. Telles sont les mathématiques.
Mais de quoi sont composés les affaires du monde ? Du bien d'autrui.
Nous aimons la morale quand nous sommes vieux, parce qu'elle nous fait mérite d'une foule de privations qui nous sont devenues une nécessité.
Les Français sont satisfaits à peu de frais, un peu de familiarité dans les manières leur semble de l'égalité.
Si les plaisirs sont plus grands lorsqu'on les prévoit, il en va de même pour les problèmes.