Contemplez hardiment tous ceux qui sont costumés De se sacrifier à l'autel des beautés Vous verrez que le vent de leur légèreté Leur éteint le brasier aussitôt qu'ils l'allument.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Les chaînes ne tiennent pas un mariage. Ce sont des fils, des centaines de fils minuscules, qui assemblent les gens au fil des ans.
J'aime mon travail. Je me sens responsable de mes employés qui me sont si fidèles.
Les coeurs de nos amis sont souvent plus impénétrables que les coeurs de nos ennemis.
Droits d'auteur, culture et onanisme sont inaliénables, on peut même en jouir en prison.
Les gens bien doués sont condamnés d'avance à brûler plus longtemps que les autres dans le purgatoire, étant plus riches en phosphore.
Les gens sont étonnants : ils veulent qu'on s'intéresse à eux !
L'histoire n'est un tas de mensonges sur les événements qui ne se sont jamais passés, racontés par des gens qui n'étaient pas là.
Quantités de talents sont perdues dans notre société, uniquement parce que ces talents portent une jupe.
La jeunesse et la beauté sont partout des idoles qui nous font plier le genou.
Le chômage a un seul avantage : les accidents du travail y sont rares.
Les rêves des philosophes ont de tout temps suscité les hommes d'action qui se sont mis à l'oeuvre pour les réaliser. Notre pensée crée l'avenir.
Croire en une source diabolique supernaturelle n'est pas nécessaire ; les hommes sont capables de toutes ces méchancetés par eux-mêmes.
Avant tout, la pop ce sont des chansons superbes. Le reste c'est du sexe, de la subversion, du style et de l'humour.
Pour les banlieusards, le printemps n'est vraiment au rendez-vous que lorsqu'ils sont éveillés pour la première fois par une tondeuse à gazon.
Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites ils le traduisent dans leur propre langue et le transforme en quelque chose de totalement différent.
Les femmes ne sont jamais plus fortes que lorsqu'elles s'arment de leur faiblesse.
Les avenues de la rêverie sont la promenade préférée du diable.
Il est puéril de se demander où vont les choses et les mondes. Ils ne vont nulle part et ils sont arrivés.
Tous ceux qui ont vécu là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts me disent : "Dépêche-toi de vivre !"
Les écrivains qui ont de l'influence ne sont que des hommes qui expriment parfaitement ce que les autres pensent, et qui réveillent dans les esprits des idées ou des sentiments qui tendaient à éclore.
Le sentier se rétrécit, Diane. Je suis proche, mais les dernières étapes sont toujours les plus sombres et les plus difficiles.
Il y a des ombres sombres sur la terre, mais ses lumières sont plus fortes dans le contraste.
Comme les grandes oeuvres, les sentiments profonds signifient toujours plus que ce qu'ils sont conscients de dire.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
Presque tous les hommes sont esclaves faute de savoir prononcer la syllabe : non.
L'acte d'amour et l'acte de poésie sont incompatibles avec la lecture du journal à haute voix.
Et ce qu'il y a de très beau, c'est que les paroles d'amour sont suivies de silences d'amour.
Ce n'est pas nous qui disons les mots, ce sont les mots qui nous disent.
Tous les hommes sont égaux... même les femmes.
Visage et discours sont liés. Le visage parle. Il parle en ceci que c'est lui qui rend possible et commence tout discours.
Les femmes se sont battues pour avoir des droits. Mais pourquoi aller jusqu'à se comporter comme des hommes.
Les jambes de vingt ans sont faites pour aller au bout du monde.
Tous mes jours sont des adieux.
Nombreux sont ceux qui discutent de la guerre ; peu la font.
Toutes les vérités sont bonnes à dire, mais c'est nous qui ne sommes pas tous bons pour les entendre.
Oh ! Les jaloux, ils sont parfois d'une logique désespérante.
Les amis de nos amis peuvent devenir odieux, à force de nous représenter combien les êtres dont nous nous croyons proches sont des inconnus.
Le bien et le mal ne sont pas des grandeurs parfaitement opposées l'une à l'autre ; le bien souvent accouche du mal et la capacité de voir le mal en face est ce qui nous ouvre la capacité d'un bien relatif.
Aujourd'hui, les festivals de cinéma sont comme les congrès de dentistes. C'est tellement folklorique que c'en est déprimant.
Les bonnes actions ne sont pas ébruitées, les mauvaises, font le tour du monde.
Le mystère et la richesse du monde de la vie quotidienne sont inégalables. Et les conditions pour accéder aux merveilles de ce monde sont le détachement, mais également l'amour et le don de soi.
Les câlins ne sont pas seulement délicieux, ils sont nécessaires.
Mais les belles âmes, ce sont les âmes universelles, ouvertes et prêtes à tout, si non instruites, au moins instruisables.
Les châteaux en Espagne qui ne coûtent rien à construire sont ruineux à démolir.
Toutes les femmes sont lascives, mais elles donnent toujours une impression de beauté et l'art a besoin de cela.
Dans un monde globalement barbare, il est réconfortant de savoir qu'entre le moment où ils se sont rencontrés et celui où ils se sont perdus, ils se sont aimés.
L'exercice de l'art et celui de la liberté sont en liance étroite et serrée, ils se pratiquent dans la même ascèse et le même refus des aliénations de toutes sortes.
Plus savants, plus puissants, les hommes sont aujourd'hui plus malheureux que jamais.