Je pense en ce moment à la vanité de mon entreprise. On s'intéresse à un homme, disparu depuis longtemps. On voudrait interroger les personnes qui l'ont connu mais leurs traces se sont effacées avec les siennes. Sur ce qu'a été [...] ► Lire la suite
C'est au moment où les femmes sont de vrais démons qu'elles nous paraissent des anges.
Pour moi, les femmes sont comme les éléphants : des êtres superbes mais je n'en voudrais pas chez moi.
Il en est du bonheur comme des montres : les moins compliquées sont celles qui se dérangent le moins.
Les seules académies vraiment vivantes sont celles où l'on meurt beaucoup.
Nous faisons ce que nous pouvons. Les résultats ne sont pas notre problème.
Les militants du climat sont parfois dépeints comme de dangereux radicaux, alors que les véritables radicaux dangereux sont les pays qui augmentent la production de combustibles fossiles.
En un mot, les vivants sont toujours, et de plus en plus, dominés par les morts.
Tout ce qui est réel est vrai, par définition, mais certaines perceptions du réel ont une plus grande teneur en vérité que d'autres, et ce ne sont pas les plus optimistes. Je pense par exemple que cette teneur en vérité est plus élevée chez Dostoïevski que chez le Dalaï-lama.
Que pouvons-nous pour les autres quand les autres ne sont pas capables d'y faire quoi que ce soit ?
Les crimes des vainqueurs ne sont jamais punis.
Le monde est rempli de personnes aux croyances abracadabrantes, dont on pourrait croire en les rencontrant qu'elles sont censées.
Les pires des chrétiens sont les chrétiens de gauche. En plus du paradis au ciel, ils veulent le paradis sur terre.
Il y a les vivants les morts et ceux qui sont en merIl y a les vivants les morts et ceux qui sont en guerre
Il n'y a rien que je ne ferais pas pour ceux qui sont vraiment mes amis. Je n'ai aucune idée d'aimer les gens à moitié, ce n'est pas ma nature.
Les industries géantes qui polluent notre planète et violent les droits de l'homme dans le monde sont celles qui sont les plus proches et les plus chères au coeur des politiciens américains.
Les mots sont comme un cancer, ils rongent de l'intérieur.
Les lèvres embrassent, mais les coeurs sont pourris.
Les cheveux gris sont un graffiti de Dieu.
Les Français sont nostalgiques mais ne le savent pas.
Le long et le profond, le précis et le rare sont les ennemis désignés de la communication audiovisuelle.
Les événements n'ont pas d'intérêt en eux-mêmes, mais ils sont comme réverbérés par l'imaginaire et la rêverie.
Les meilleurs discours d'un homme politique sont toujours ceux qu'il n'a pas écrits.
Les idées sont comme les gros billets. Si tu les montres, on te les vole.
Toutes les femmes ont un père : cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur.
Les hommes sont toujours prêts à mourir pour nous, mais pas pour que nos vies en valent la peine. Sentiment bon marché et mauvaise logique.
Certains livres sont si familiers que les lire, c'est comme être à la maison.
Dans les milieux littéraires, quand on parle des poètes morts jeunes, ce sont les poètes morts vieux qui se mouchent.
La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu'on n'a pas le courage de briser.
Les hommes sont comme les horloges : bons, ils servent très longtemps ; mauvais personne ne peut les réparer.
Les mots qu'emploient parfois les amoureux sont chargés d'émotions fausses. Seuls leurs silences ont cette cruelle précision qui leur confère la vérité.
Les jaloux sont des incapables, c'est bien connu, et des peureux, par-dessus le marché.
Les hommes sont tellement disposés à respecter tout ce qui les ennuie.
Les paroles des chansons, elles sont gravées dans une autre mémoire. Une mémoire dont la porte reste toujours ouverte. C'est le par coeur. Et, dans le par coeur, on peut aussi y mettre son âme. Je le sais, je suis acteur.
Les dettes sont comme des rats sur un bateau sans chat... ça dévore un bateau en un rien de temps.
Plus les femmes sont belles, plus elles ont tendance à se foutre de nous, et plus on en redemande.
Je ne sais de quoi l'âme est faite, mais la sienne et la mienne sont pareilles, tandis que celle de Linton est aussi différent qu'un rayon de lune d'un éclair ou que la neige du feu.
Il m'apportait des jouets étonnants et discutait avec moi comme si j'avais été grand. Il n'agissait pas ainsi sans raison. Sa théorie était que les enfants sont doués de sens aigus et d'une intelligence naturelle, et qu'il convient de les écouter.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
La nature et l'histoire sont foncièrement immorales.
Seul celui qui s'intéresse à toutes les cultures est cultivé. Il découvrira que toutes les cultures sont complémentaires et qu'elles n'en forment en réalité qu'une seule, la Culture Humaine.
Ils sont innombrables ceux qui me ressemblent, et moi, cependant, je demeure unique.
Certains dîners gratuits sont tellement ennuyeux qu'un sandwich payant est, de loin, préférable.
Bonheur ou malheur sont l'expression de ce que nous sommes, non le résultat de ce que nous avons.
Les catégories binaires sont dangereuses parce qu'elles effacent la complexité du réel au profit des schémas simplistes et contraignants.
Les fous du passé sont les sages de l'avenir.
Ce sont toujours les indifférents qui sont les mieux renseignés.
Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n'y a pas de quoi, et on n'est pas là pour ça. Vos vies dans l'ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
Les joueurs sont ainsi faits, moralement ce sont des lâches et n'est-ce pas inhibition de leur volonté qu'ils risquent tout sur une seule carte avec une insouciance déconcertante ?
Il semble que les têtes des plus grands hommes s'étrécissent lorsqu'elles sont assemblées, et que là où il y a plus de sages, il y ait moins de sagesse : les grands corps s'attachent toujours si fort aux minuties, que l'essentiel ne va jamais qu'après.