Les salons de coiffure sont bien les seuls endroits où l'on casque pour écouter quelqu'un qui vous défrise !
Briller comme une étoile filanteC'est l'aventure qui les tenteEt puis cet étrange pouvoirQui s'est glissé dans leur regardVivre plus vite que les autresAvoir un pied dans le futurVivre les rêves qui sont les nôtresEt obéir à sa naturePuisque rien ne dure vraiment.
Mes tableaux sont composées de quatre ou cinq couleurs qui entrent en collision les unes avec les autres.
Les masses sont l'élément décisif, elles sont le rocher sur lequel sera construite la victoire finale de la révolution.
Quand le Mexique nous envoie ces gens (les immigrés mexicains, ndlr), ils n'envoient pas les meilleurs d'entre eux. Ils apportent des drogues. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs.
Il y a des choses qui ne sont jamais faites ; par exemple, que quelqu'un vous écrive une lettre anonyme pour vous annoncer une bonne nouvelle.
Les miroirs sont les portes par lesquelles la Mort va et vient.
Les larmes de tous les peuples sont de vraies larmes ; les rêves de tous les sages renferment une part de vérité. Tout n'est ici-bas que symbole et que songe.
Quant aux bons souvenirs, ce sont des bijoux perdus.
Les insectes sont des invertébrés de l'embranchement des articulés. Il n'y a pas de quoi se vanter.
La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres.
Il a été écrit qu'un amant est capable d'avoir autant de secrets sur lui même que l'objet de son amour en a pour lui. Pour mon père, les secrets tenus par la femme qu'il aimait se sont montrés assez puissant pour le détruire ! Je commence juste à comprendre l'immensité de ce fardeau...
Nos préjugés sont les barreaux de nos prisons.
Les histoires n'arrivent qu'à ceux qui sont capables de les raconter. De même, les expériences ne se présentent qu'à ceux qui peuvent les vivre.
Les plus heureux des amants sont ceux qui prennent une femme pour une divinité ou une cruche. Les plus à plaindre, ceux qui la prennent pour ce qu'elle est.
Les idées préconçues sont des rails sur lesquels les individus se déplacent.
Les plaintes de la souffrance sont à l'origine du langage.
Les vies humaines ne semblent pas avoir une valeur inestimable pour les hommes de pouvoir. Ce ne sont finalement que des statistiques.
Heureux les chauves, qui sont les seuls à ne plus perdre leurs cheveux.
Les mots sont comme les monnaies : ils ont une valeur propre avant d'exprimer tous les genres de valeur.
Moi, je vois les hommes comme la sape, j'essaye et j'enlève l'étiquette si j'estime qu'ils sont à ma taille, et j'le paye parfois, les gens n'sont pas ceux que l'on croit, en soi..
Les idées réussies sont le résultat d'une croissance lente. Les idées n'atteignent pas la perfection dans un jour, peu importe la quantité d'étude qui leur est soumise.
Les excellents pilotes sont ceux qui utilisent leur jugement éclairé afin d'éviter de se retrouver dans des situations où ils devraient faire appel à leur adresse exceptionnelle.
Les uns sont assez bêtes pour s'aimer ; les autres pour se haïr. Deux manières de se tromper.
La mort, c'est personnel. Tout le monde meurt, mais les détails sont personnels. Au fond, c'est une question de détails.
Je ne tiens pas pour sage celui qui ne veut ajouter foi aux merveilles de ce monde comme sont les fées.
Le public n'a pas besoin de nouvelles pensées. Ce qui vaut le mieux pour le public, ce sont les bonnes vieilles pensées reconnues qu'il a déjà.
Les choses ne sont pas bonnes parce qu'elles sont anciennes ; elles sont anciennes parce qu'elles sont bonnes.
La bonté véritable ne menace que ceux qui sont à l'autre bout du spectre de la moralité.
Beaucoup de choses sont improbables, seules quelques-unes sont impossibles.
Les grands caractères, comme les hautes montagnes, ne sont appréciables qu'à certaine distance.
- Mes cheveux sont bleus ! Ils sont bleus !... J'me marie dans une semaine ! - Félicitations...
Les gens ne voient que ce qu'ils sont préparés à voir.
Les passions sont comme des bibliothèques où le vulgaire séjourne sans connaître les trésors qu'elles contiennent.
En art, comme en politique, les imbéciles sont un obstacle plus gênant que les morts : on a plus de peine à se frayer un chemin à travers leurs rangs.
Les peuples ainsi que les hommes ne sont dociles que dans leur jeunesse, ils deviennent incorrigibles en vieillissant.
Ceux qui souffrent le plus des enfants gâtés ce sont ceux qui les gâtent.
En matière d'administration, toutes les réformes sont odieuses.
Le Seigneur connaît les pensées des sages et sait qu'elles sont vaines.
Les obsessions sont des fontaines de jouvence. Elles épouvantent la mort.
Celui qui parle, celui qui écrit est essentiellement un homme qui parle pour tous ceux qui sont sans voix.
Bien sûr, les souvenirs sont toujours assaisonnées avec douceur dans la salade composée de nos existences. Ça facilite la digestion des horreurs de nos vies.
Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s'excusent. Quand on est riche, on est désagréable !
Les plus grands efforts de l'art sont toujours une timide contrefaçon des effets de la nature.
Quand les bougies sont éteintes, toutes les femmes sont jolies.
Les mots sont les objets suprêmes, ce sont des choses dotées d'esprit.
Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Les assurances sont un exemple de service conçu pour faire le plus souvent possible le contraire de ce pour quoi il est conçu, à savoir dédommager.
Tous les moyens sont bons mais l'humour a quelque chose de plus : il est corrosif.
Les artistes créateurs ne peuvent vraiment pas être aimés. Ils sont trop hauts, trop inaccessibles. Ils sont condamnés à la solitude.