Il suffit d'ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d'un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cent ans.
La littérature est un grand mot, souvent utilisé avec emphase ; alors que c'est avant tout un rendez-vous qui nourrit chacun de nous.
L'enseignement des lettres est à la littérature ce que la gynécologie est à l'érotisme.
La poésie est un exhibitionnisme qui s'exerce chez les aveugles.
A long terme la littérature exerce sur l'homme un effet libérateur et cela par la force même de son expression propre : la forme, le style.
Le naturel n'est pas suffisant à celui qui en poésie veut faire oeuvre digne de l'immortalité.
Prenons-y garde, nous aurons peut-être un jour à nous reprocher un peu trop d'indulgence pour les philosophes et pour leurs opinions. La philosophie trop audacieuse du siècle a une arrière-pensée.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et la transforme.
La douleur est un siècle et la mort un moment.
La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir.
En littérature comme au billard, faire la série.
Toutes ces idylles se déroulaient selon le même rite. Des amis peintres faisaient leur portrait, qu'elles ne trouvaient jamais ressemblant, on leur lisait des vers qu'elles ne comprenaient pas, mais qui leur mouillaient les yeux, et cela donnait des amours éternelles qui se prolongeaient jusqu'à des six mois.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
Une mauvaise parole blesse l'homme comme six mois de froid.
La musique [...] est la vapeur de l'art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l'océan des nuées est à l'océan des ondes.
La poésie immortalise tout ce qu'il y a de meilleur et de plus beau dans le monde.
La poésie - par des voies inégales et feutrées - nous mène vers la pointe du jour au pays de la première fois.
Une disposition intensivée à l'alcool parmi les chercheurs en littérature entraîne également une plus grande sociabilité.
La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer.
Connaître, c'est produire une traduction des réalités du monde extérieur.
Je voulais être John Lennon, j'écoutais ses disques toutes les nuits, religieusement. Je rêvais que les Beatles venaient jouer à Aberdeen, j'imaginais comme cela pouvoir être grandiose pour moi. Ce n'est qu'en 1976 qu'on m'a dit qu'ils étaient séparés depuis déjà six ans.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
Écoutez Rick... Mais pourquoi je vous appelle Rick moi ? C'est vrai quoi, je dis encore monsieur à mon patron alors que ça fait six ans que je travaille pour lui,alors que là j'entre et je vous donne du Rick et [...] â–º Lire la suite
Toute littérature est assaut contre la frontière.
Tout le parcours de la République restera hanté par cette propension à une radicalité théorique butant sur sa traduction pratique.
Le XXIè siècle sera humaniste ou ne sera pas.
L'eau que vous buvez a été pissée six fois par un diplodocus.
Il ne faut pas souffrir de se sentir différent des autres, souvent c'est un privilège. C'est un privilège d'aimer lire et de chercher la poésie partout et en tout, de reconnaître le beau, d'aimer les musées, les émotions, la musique, [...] â–º Lire la suite
L'histoire, qui fut au siècle dernier le terrain de la reconquête de l'homme sur Dieu, est devenue le terrain de la reconquête de Dieu par l'homme.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.