Les peintres sont les évadés du mot.
Nous n'avons jamais le temps de dire notre dernier mot - le dernier mot de notre amour, de notre désir, de notre foi, de notre remords, de notre soumission, de notre révolte. Il ne faut pas que soient ébranlés le [...] â–º Lire la suite
Un bon mot vaut mieux qu'un mauvais livre.
Pour le diplomate, le dernier mot de l'astuce est de dire la vérité quand on croit qu'il ne la dit pas, et de ne pas la dire quand on croit qu'il l'a dit.
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] â–º Lire la suite
Le mot est liberté.
Bonheur : as-tu réfléchi combien cet horrible mot a fait couler de larmes ? Sans ce mot-là, on dormirait plus tranquille et on vivrait à l'aise.
Un mot est un oiseau au milieu d'une page. C'est l'infini.
Il ne faut pas multiplier les épithètes sans nécessité ; car tout mot qui n'est pas nécessaire nuit à la liaison.
Les guerres comme les passions les plus amoureuses proviennent toujours de la distance entre le mot et la chose.
Un sot qui ne dit mot ne se distingue pas d'un savant qui se tait.
Moi... Il est bien petit ce mot pour contenir notre égoïsme si grand.
Il est des auteurs qui mettent trois points d'exclamation pour faire croire qu'ils ont trouvé un mot drôle.
Il est difficile de dire avec vérité à partir de quel mot commence une révolution.
Quel plus bel exemple de l'incommunicabilité moderne que le spectacle des automobilistes dans leurs véhicules : ceux qui roulent deux par deux ne disent pas un mot et ceux qui n'ont pas de passager parlent tout seuls...
L'économie politique n'a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d'accoler l'épithète : anarchique.
Un des mots auxquels j'ai accordé le plus tôt une valeur érotique, c'est le mot « courtisane », que je prenais dans le sens féminin de « courtisan » bien que je sentisse qu'il y avait là quelque chose de spécial et, pour moi, d'assez mystérieux.
La force du mot écrit est une chose terrible, terrible...
En napolitain, le mot "travailler" n'existe pas. On dit "fatigare".
La liberté n'est qu'un mot ; l'évasion, une chimère. On est son propre geôlier tant qu'on a un coeur.
On dit d'un mot qu'il est profond quand il n'est pas spirituel.
Le mot juste aiguise la pensée.
On entend par "chef d'oeuvre", en matière littéraire, un ensemble de vers ou de lignes dont on ne conçoit pas qu'un seul mot puisse être remplacé par un autre.
Le mot même Islam signifie paix, c'est-à-dire non-violence.
Ce que les hommes cherchent à personnifier dans le mot "pensée", c'est la matière en mouvement.
C'est sérieux, les mots qu'on emploie. Il faut chercher le mot juste afin d'être bien sûr de penser selon une vérité profonde. Les mots aident à la découvrir.
Oui : ce seul mot qui cimente tous les mariages n'est peut-être si court que parce qu'on craint la réflexion.
Administration : mot femelle qui commence comme admiration et finit comme frustration.
En tant que garçon, je croyais que la liberté pour l'Amérique signifiait la liberté pour moi. Il fut un temps où je croyais chaque mot prononcé.
Elle est bien moins une provision de matériaux qu'un horizon, c'est-à-dire à la fois une limite et une station, en un mot l'étendue rassurante d'une économie.
L'argent peut tout, il permet tout, il donne tout... Il ne faut qu'entrouvrir ce coffre et dire un mot : "Combien ?"