Rétines et pupilles, Les garçons ont les yeux qui brillent Pour un jeu de dupes : Voir sous les jupes des filles (...).
Il n'y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire.
La détérioration de chaque gouvernement commence par la décadence des principes sur lesquels il a été fondé.
Nous portons tous en nous des lieux d'exil, nos crimes, nos ravages. Notre tâche n'est pas de les lâcher sur le monde ; c'est de les transformer en nous et en les autres.
Dès qu'on voit la moindre lueur de bonheur dans ce monde il se trouve toujours quelqu'un pour la détruire.
Les vers de terre s'enfoncent dans le sol pour ne pas tomber amoureux des étoiles.
Que doit-on préférer : un bonheur facile ou des souffrances élevées ?
Il est assez stérile d'étiqueter les gens et de les presser dans des catégories.
Nous ne pensons qu'à l'argent : celui qui en a pense au sien, celui qui n'en a pas pense à celui des autres.
L'étoffe des héros est un tissu de mensonges.
Science et connaissance, art et anticipation - les deux couples qui se cachent bien des choses, mais quand ils se comprennent rien au monde ne les surpasse.
Je ne sais pas comment les gens deviennent si anti-quelque chose. Occupez-vous simplement de vos affaires, occupez-vous de vos propres affaires et ne vous inquiétez pas autant des autres.
Il y a dans les gestes lents, dignes, mesurés du fumeur de cigare une cérémonie qui permet de retrouver des rythmes oubliés et de rétablir une communication avec soi-même.
Les grandes révolutions naissent des petites misères comme les grands fleuves des petits ruisseaux.
C'est le privilège des facteurs. Ils connaissent le nom de tout le monde et personne ne connaît le leur.
Si vous battez une femme avec une fleur, prenez plutôt une rose, sa tige a des épines.
Pourquoi vouloir dès maintenant nous montrer si intelligents quand nous pourrions tout juste être un petit peu moins bêtes ?
Si on éradiquait radicalement les cartes de voeux et les cadeaux, Noël deviendrait une espèce de scintillant carnaval païen qui nous distrairait agréablement des rigueurs de l'hiver.
Des erreurs, j'en ai fait. D'abord, je suis né. Première erreur !
Les humains vivent en trouvant refuge les uns dans le coeur des autres.
Nul n'est à l'abri des flèches que décochent la langue des hommes.
Le Titanic a été construit par des professionnels. L'Arche a été construite par des bénévoles.
Par la grâce de l'hypertexte et des échanges sur Facebook, Twitter, Pinterest, l'effet "marabout-bout de ficelle-selle de cheval" joue à plein : le numérique constitue une matrice de découvertes inopinées et fortuites qui reprèsente le sel même de la culture. Internet provoque un effet boule de neige sur l'appétence de culture.
La morale est l'hygiène des niais, et désormais, l'hygiène est la morale de toutes les turpitudes.
Citer les pensées des autres, c'est regretter de ne pas les avoir trouvées soi-même.
C'est l'un ou c'est l'autre. La vie en rose ou la vie en noir. Tout au moins pour la plupart des gens.
La science ne reconnaît jamais explicitement ses erreurs ; elle se contente d'un enseignement nouveau et fait élever des monuments à ceux qu'elle a persécutés.
Le désespoir, c'est être sorti du monde, s'être détaché des choses et des hommes, s'être mis en congé d'humanité.
L'absurdité nous ôte tout sens des lois humaines, tout sens profond des valeurs, et nous éloigne notamment de la compassion, essentielle à la survie de l'homme.
Les hommes le plus souvent se querellent pour des mots. C'est pour des mots qu'ils tuent et se font tuer le plus volontiers.
Cette sorte de sourire que sont parfois aussi les fleurs, au milieu des herbes graves.
La démocratie ne peut pas consister uniquement en des élections presque toujours fictives et gérées par de riches propriétaires terriens et des politiciens professionnels.
Quand on est jeune, il faut travailler avec des vieux et quand on est vieux, il faut travailler avec des jeunes.
Je ne perds pas mon temps à réfléchir à des films que je ne peux pas tourner.
Quand un bateau est dans la tempête et qu'il y a des rochers pas loin, il est peu courant qu'il soit dirigé par un comité.
La publicité, c'est l'art de faire des mensonges entiers avec des demi-vérités.
Il y a sans doute des hommes libres qui ne savent pas le prix de la liberté, mais les hommes seuls savent toujours le prix de la solitude.
Rien de plus fragile que des amis d'enfance : il suffit de les perdre de vue pour que, l'instant d'après, on doute de leurs existences.
Le front des hommes est fait pour se cogner à des murs derrière lesquels il ne se passe rien.
Un vieux père et des manches déchirées n'ont jamais déshonoré personne.
Une femme qui trompe son mari n'a pas pour habitude de lui envoyer des cartes d'invitation.
Les avions sont des jouets intéressants mais n'ont aucune utilité militaire.
Les droits des hommes résultent uniquement de ce qu'ils sont des êtres sensibles, susceptibles d'acquérir des idées morales, et de raisonner sur ces idées ; ainsi les femmes ayant ces mêmes qualités, ont nécessairement des droits égaux. Ou aucun individu [...] ► Lire la suite
Méfie-toi de la dictature qui sommeille, le bruit des bottes est un mauvais réveil.
On a beau aimer ses parents, il faut s'en détacher pour avancer, ce qui crée des fictions.
Pourquoi des mecs élus par nous pour faire ce qu'on veut, au lendemain des élections, font ce qu'ils veulent ?
Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer pendant des heures personne, c'est à cela qu'il faut parvenir. Etre seul, comme l'enfant est seul...
Beaucoup mieux seul qu'avec des sots.
Plus on est grand et moins on doit avoir de volonté ; l'on dépend des événements et des circonstances.
Notre époque ne fait plus de musique. Elle camoufle par du bruit la solitude des hommes en leur donnant à entendre ce qu'elle croit être de la musique.