J'ai eu mes moments de folie. Mais il y a une certaine responsabilité de donner des exemples appropriés à vos enfants, et cela influence vos choix dans tous les aspects de votre vie.
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges, jeter l'ancre un seul jour ?
Les mots avaient mûri en elle comme des chrysalides prêtes à livrer leur trésor. Les yeux dans les yeux de son amie, Bougna libéra les papillons qui battaient déjà des ailes dans la bouche.
Nous avons compliqué chaque don simple des dieux.
Je préfère le jargon honnête de la réalité aux mensonges éhontés des livres.
Au cours des deux dernières semaines, j'ai vu les publicités pour le Wonder Bra. Est-ce vraiment un problème dans ce pays ? Les hommes ne font pas assez attention aux seins des femmes ?
Méfiez-vous des philosophes faciles à lire.
On est des impasses, nous les hommes.
La pire des mésalliances est celle du coeur.
Le beau est ce qui traverse impunément la sottise des âges.
Le troisième empereur de la vingt et unième dynastie, à qui on apporta des pierres précieuses trouvées dans une mine, la fit fermer, ne voulant pas fatiguer son peuple à travailler pour une chose qui ne pouvait ni le nourrir ni le vêtir.
J'exige des excuses aussi plates que mes... et merde...
Nous ne manquons pas d'occasion de contempler les hommes hors du monde - et aussi avant et après le monde - des stamina destinées à être des hommes et à ne pas en être. Pour ceux-là - des enfants - pour ceux-ci, des anciens.
Ici j'ouvre une courte parenthèse.Je considère les êtres méchants sans nécessité comme des malades. S'ils répandent autour d'eux des gaz asphyxiants, c'est que quelque chose pourrit en eux.
En somme, les cartes routières et les cartes maritimes ne sont pas si différentes des cartes de crédit. Les premières guident les voyages dans l'espace, tandis que les secondes permettent le déplacement dans le temps.
On est un dès que l'on s'aime.
La plupart des bienfaiteurs sont comme des généraux maladroits qui prennent la ville et laissent la citadelle intacte.
Au fil des ans, j'ai essayé de créer une relation avec un public. J'ai essayé de rester aussi discret que possible afin que ces personnages puissent émerger et que leurs relations avec le public soient protégées.
Beaucoup de gens pensent qu'ils veulent des choses, mais ils n'ont pas vraiment la force, la discipline. Ils sont faibles. Je crois que vous obtenez ce que vous voulez si vous le voulez assez fort.
Au fond, les arts sont des ascèses et ne valent que par l'infini qu'on y met.
Mais une des innombrables particularités qui distinguent l'homme de la bestiole, c'est qu'il en veut plus. Et même quand il a la quantité suffisante, c'est la qualité qu'il réclame.
Les étudiants et les soldats huguenots, pour qui la journée n'est pas finie, passent tout simplement du dehors dans l'intérieur des cabarets, afin d'y continuer à huis clos leurs libations et leurs jeux.
Les acteurs sont des gens qui sont devenus acteurs parce qu'ils ne se supportaient pas.
Les consciences se soulagent comme des ventres.
Préparez-vous, par des travaux volontaires, à supporter les fatigues quand il en sera besoin.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
Nous vivons ici et ils vivent là-bas. Nous noirs et eux blancs. Ils ont des choses et nous non. Ils font des choses et nous ne pouvons pas. C'est comme vivre en prison.
J'ai toujours essayé de créer des images qui livrent le maximum d'informations sur le sujet.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
Nos goûts culinaires sont, de tous nos penchants, les plus traditionnels, les moins sujets à des changements.
Il y a des centaines d'hommes de lettres, mais cela ne fait pas nécessairement beaucoup d'écrivains.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !
Vous rencontrerez de nombreuses distractions et de nombreuses tentations de mettre votre objectif de côté: la sécurité d'un emploi, une femme qui veut des enfants, peu importe. Mais si vous vous accrochez, en suivant toujours votre vision, je suis convaincu que vous réussirez.
Je m'ouvre à chaque fois que je marche sur un écran et que je vous donne tout ce que je suis. Il y a des parties de moi dans chaque film que j'ai fait. Pour moi, c'est ce que mon travail est.
J'ai tendance à faire des choses dont j'ai beaucoup peur.
Combien de gens ne se brouillent que parce qu'ils ont des amis communs !
L'abat-jour transparent de rose s'illumine.La vitre est noire sous l'averse monotone.Oh ! le doux "remember" en la chambre d'automne,Où des trumeaux défunts l'âme se dissémine.
Nous protestons contre l'injustice dès qu'elle passe la nôtre.
Télescope. Invention qui est à l'oeil ce que que le téléphone est à l'oreille, en ceci qu'il permet à des objets lointains de venir nous agresser avec une multitude de détails inutiles.
Hâte. Manière de procéder des mauvais exécutants.
Si seulement on pouvait s'entraîner en prévision des naufrages et s'arranger pour qu'ils se produisent quand on est dans une forme parfaite, il y aurait moins de noyades en mer.
Dieu ne s'unit qu'à des dieux.
Dimanche, J-3. En France, des betteraves, des vaches et des épis de maïs ont été vus sur les routes en train de quitter le pays. Certains d'entre vous ont bien fait de stocker du sucre, du lait et de l'huile.
À 9 ans, dès qu'on me mettait sur une table, je chantais. A 14 ans, je faisais des radio-crochets. Je suis née pour ce métier, mais ça ne m'a jamais intéressée de devenir "quelqu'un".
On peut tous avoir des problèmes et nos solutions sont des commissariats.
J'étais à terre avec des gens qui me tapaient à coups de batte de base-ball et, dès que je levais le bras pour donner une pichenette à celui qui me fracassait la tête, on me disait que je l'agressais !
Je constate que les sujets des scénarios ont changé, ils traitent davantage des droits de la femme, de l'éducation, d'accès à la propriété que du rôle traditionnel de la mère qui doit se marier et avoir des enfants.
Les Français, je trouve qu'ils ont peur, peur des étrangers. Avant, il y avait un quant à- soi. Même dans la France de Marcel Aymé, où il y avait pourtant plein de collabos.
Nous sommes rassasiés des carences des autres.
Ce que l'on sait le mieux, c'est... ce qu'on a appris non des livres mais grâce aux livres, par les réflexions qu'ils ont suscitées.