Tu veux peut-être que j'aille raconter à la télé tes amourettes avec ta p'tite nièce, hein tonton modèle ! Ouais c'est ça, va chercher des glaçons...
Je bouffe de temps en temps des asticots pour assouvir un sentiment de vengeance par anticipation.
Ecrire, c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
Jdit toujours moi qu'il n'y a pas de traîtres, il n'y a que des gens qui étaient pas tes potes, c'est tout.
Je sais vous allez dire « Quoi ? Encore ?! », mais que voulez-vous... je fais ce qu'on pourrait appeler, de l'anxiété chronique. En réalité, j'ai toujours été un peu phobique. Y'a un tas de choses qui me dérange. Comme le ressac des vagues [...] ► Lire la suite
Le sommeil et la mort sont des frères jumeaux.
Garde-toi de donner par force aux enfants l'aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d'être encore plus capable d'apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun.
Ça donne des ailes une bonne petite névrose harmonieuse.
Une idée est fausse dès l'instant où l'on s'en contente.
N'avoir qu'un but en vue est l'une des causes essentielles de succès dans la vie, quel que puisse être le but poursuivi.
Le développement a cessé d'exister. L'enfant est adulte dès qu'il sait marcher et l'adulte, en principe, reste stationnaire.
C'est mon professeur de philosophie, d'origine antillaise, qui me le rappelait un jour : Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l'oreille, on parle de vous.
Le bonheur est un excellent breuvage, plus souvent versé dans des vases de fougère que dans des coupes d'or.
Avec cette vente qu'on appelle la dot et ce tyran qu'on appelle l'époux, l'adultère n'est autre chose qu'une protestation de la première et de la plus sainte des libertés, la liberté d'aimer, contre l'esclavage de la femme et le despotisme du mariage.
Le Sang du Pauvre, c'est l'argent. On en vit et on en meurt depuis des siècles. Il résume expressivement toute souffrance.
La seule vraie science est la connaissance des faits.
Il y a des hommes n'ayant pour mission parmi les autres que de servir d'intermédiaires ; on les franchit comme des ponts, et l'on va plus loin.
Il est des blessures qui ne s'ouvrent qu'à la nuit, à l'heure où les rires se taisent, où l'âme a froid et fait trembler le corps.
On a passé le reste de la nuit à ranger le matériel et on l'a rangé dans la voiture. Puis on a été manger de la mescaline et on a été nager. Notre voyage se devait d'être différent, ce serait [...] ► Lire la suite
Les seuls souvenirs qu'on collectionne ce sont des mains en sang et des os brisés.
Pour une femme qui nous inspire quelque chose de bon, il y a en cent qui nous font faire des sottises.
Un gouvernement c'est comme un bébé. Un tube digestif avec un gros appétit à un bout et aucun sens des responsabilités de l'autre.
L'idée que la démocratie peut être comparée à un grand marché libre où le vote serait la principale marchandise n'a rien d'exaltant. Mais il faut la garder présente à l'esprit pour comprendre les hommes politiques, surtout à la veille des élections.
Ils regardent leurs corps. Leurs visages tournés l'un vers l'autre, leurs coudes s'effleurant, ils sont comme un homme et une femme après l'amour, reclus de volupté, au point d'en trouver une nouvelle à ne plus se toucher. Un désir traîne [...] ► Lire la suite
Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l'attention du monde s'est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les arabes des territoires.
Il faut savoir prendre des risques pour les choses qui vous semblent importantes.
- La maîtresse dit que la vraie beauté est celle qui vient de l'intérieur. C'est vrai ? - Non non ça c'est des mensonges de bonnes femmes laides.
A un piment ajouter des ailes : une libellule rouge !
On connaîtra bien qu'il est malaisé, en ne travaillant que sur les ouvrages d'autrui, de faire des choses fort accomplies.
Nous ne sommes pas faits pour vivre comme des imbéciles, mais pour suivre le chemin de la vertu et de la connaissance.
La haute tragédie est l'école des grands hommes ; elle doit être celle des rois et des peuples ; c'est le point le plus élevé auquel un poète puisse parvenir.
À présent, je soupçonne que, tout comme les cerfs vivent dans la peur mortelle des loups, une montagne vit dans la crainte mortelle des cerfs. Et peut-être à plus juste titre, car si un cerf tué par des loups peut [...] ► Lire la suite
La vie est courte et les expériences avec des personnes remarquables sont rares.
La naïveté est la grâce des grands hommes.
Les visages souvent sont de doux imposteurs. Que de défauts d'esprit se couvrent de leur grâce ! Et que de beaux semblants cachent des âmes basses !
Dur de vibrer pour des lendemains qui chantent quand on sait qu'on ne fera pas partie de la chorale.
Le triomphe appartient à l'homme courageux qui croit et espère ; sa postérité devient amie et maîtresse des temps à venir.
Souvent le feu incendie la maison de celui qui se rit des autres.
Plus les rapports des deux réalités rapprochées seront lointains et justes, plus l'image sera forte.
Chaque société devrait entourer chaque enfant des mêmes soins finis avec lesquels elle prépare aujourd'hui des sous-marins nucléaires ou des fusées.
Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis.
Nous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le coeur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.
Vous êtes tous les mêmes, vous autres les réalistes : quand vous ne savez plus que dire, c'est le langage des idéalistes que vous empruntez.
Quel besoin y a-t-il que le pont soit plus large que la rivière ? Le nécessaire est toujours la plus juste des concessions.
Une amitié pour être bien trempée doit l'être dans le sang des autres.
La bonté, c'est la coquetterie des cheveux blancs.
Qui vous fait des rapports de la conduite des autres, fait de même aux autres des rapports de votre conduite.
L'expérience consommée est la couronne des vieillards, et leur gloire est la crainte de Dieu.
Le jour est le père du labeur et la nuit est la mère des pensées.
Chaque épreuve est une bénédiction, puisqu'elle purifie et délivre des péchés.