On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
Généralement les hommes sont plus riches des mystères qui les constituent que de ceux qu'ils élucident, et les secrets dont on retire l'écorce deviennent de pauvres petites connaissances mises au jour.
Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du président de la République, il y a ceci : il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité écologique en commun.
Je pense que le goût de la vie, la joie qu'elle me procure m'entretient, et que cela a des répercussions sur mon apparence.
J'veux un monde avec que des miroirs, une radio qui passe que ma musique.
Je fais des petits zinzins, comme ça, qui me vont, comme une autre ferait une robe qu'elle coupe sur elle. Bon moi je sais pas coudre, alors je fais ça.
Ce n'est pas vraiment une jupe plus courte, j'ai juste des jambes plus longues.
Même le plus ignorant des hommes ne peut être assez stupide pour nier que tout homme naît naturellement libre.
Une vente de charité est une réunion où l'on achète des objets qui proviennent d'un grenier et qu'on s'empresse de fourrer dans sa cave.
L'une des plus curieuses spécialités de l'homme est de donner un pouvoir de torture à l'absence.
L'homme généreux invente même des raisons de donner.
Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vers la "réussite".
Une menace, une promesse, une insolence, une courtoisie : cette balance est celle des affaires.
Le devoir, l'honneur ! Des mots à qui on fait dire ce qu'on veut, comme aux perroquets.
Les seules bonnes copies sont celles qui nous font voir le ridicule des originaux.
Le fisc est assurément le plus grand des guérisseurs. Il pratique largement "l'imposition" des deux mains.
On se plaît au récit des maux qu'on ne sent plus.
C'est l'une des mythiques lois de la nature que les trois choses que nous recherchons le plus - le bonheur, la liberté et la paix de l'esprit - soient atteintes en les procurant à un autre.
Les sociétés qui s'affolent deviennent des sociétés chirurgicales, y compris dans la volonté de retour à la guillotine.
Seule. On ne l'est jamais, même en dépit des apparences. Il y a toujours une multitude d'êtres à qui nous demeurons nécessaires.
Les grands écrivains sont des radoteurs estimés.
La littérature ne s'apprend pas. On rencontre simplement, en ce domaine, des gens ou des livres qui, brusquement, vous disent, vous montrent ce que vous avez besoin d'entendre ou de voir.
Ce Dieu, maître absolu de la terre et des cieux, N'est point tel que l'erreur le figure à vos yeux.
Je préférerais dire que l'univers est signicatif, avec des phases de mystères et de vides apparents plutôt que sans signification avec des phases de certitudes apparentes.
C'est l'une des tortures les plus usantes qui soient de ne pas pouvoir aimer l'oeuvre d'un ami, sachant d'expérience ce que cette oeuvre a coûté.
Dès lors que je suis devenu capable d'amour, je ne puis m'empêcher d'aimer mes frères. Dans l'amour fraternel se réalise une expérience d'union avec tous les hommes, de solidarité et d'unicité humaine.
Et vers des festins inconnus,elle court à travers l'opale.Dans la brume du soir.Vénus s'allume dans un ciel vert pâle.
La nation qui mènera dans le domaine des énergies renouvelables sera la nation qui mènera le monde dans 10 ou 20 ans.
Sur le bon chemin il faut savoir supporter les petites épreuves qui sont des occasions de mérite.
Je suis submergé par des choses sur lesquelles j'aurais dû écrire et je n'ai jamais trouvé les bons mots.
Je crois au coup de foudre. Vous voulez cette connexion, et puis vous voulez des problèmes.
J'ai une chambre remplie de fringues. Quand des amis passent, je leur donne un sac vide, un verre de vin, et leur dis : Faites-vous plaisir !
Il y a un rebelle au plus profond de mon âme. Chaque fois que quelqu'un me dit que la tendance est telle ou telle, je vais dans la direction opposée. Je déteste l'idée des tendances. Je déteste l'imitation; J'ai une vénération pour l'individualité.
Je défends ce en quoi je crois et la plupart du temps cela peut être contre l'opinion des gens.
Je passe beaucoup de temps à vivre seule - surtout dans les hôtels - et je prends des chats quand je me sens particulièrement seule.
Si je me sers des médias, c'est que les médias ne se privent pas de me salir et de salir l'action que je mène.
Trop de jeunes sont laissés dans un abandon culturel, à un âge où on a envie de se donner des idéaux.
Il faut se motiver pour s'armer contre la terreur du défaitisme, contre l'hégémonie des cyniques. C'est un combat à mener.
Avec toutes les promesses que font nos députés, le budget total des États-Unis serait insuffisant pour un seul département français.
A notre époque, le mépris des proverbes, c'est le commencement de la fortune.
Aucune origine n'est belle. La beauté véritable est au terme des choses.
L'homme naît avec des sens et des facultés ; mais il n'apporte avec lui en naissant aucune idée : son cerveau est une table rase qui n'a reçu aucune impression, mais qui est préparée pour en recevoir.
Pour avoir quelque autorité sur les hommes, il faut être distingué d'eux. Voilà pourquoi les magistrats et les prêtres ont des bonnets carrés.
On peut voir le peu de cas que Dieu fait des richesses, par les gens à qui il les donne.
Il faut toujours se méfier de ses emportements, des excès qui perturbent et finalement qui provoquent le désordre.
La féerie est un monde vivant que l'imagination de l'enfant est seule capable de créer à sa démesure ; les fées ont été inventées par les adultes pour tuer la féerie des lieux.
Le jeu de mots, méprisable en soi, peut être, au service d'une intention artistique, le plus noble des instruments quand il représente une idée spirituelle en raccourci. Il peut ramasser en une épigramme toute une critique de la société.
La vraie maladie des acteurs, c'est que leurs prestations médiatiques occultent leurs prestations d'acteurs.
Les astronautes ? Des hommes fiers de leur orbite.
Il faut les comprendre, ils sont obligés d'être sérieux toute la nuit, ils ont besoin, dans la journée, de se détendre. Alors ils font des bêtises.