Remarquez bien que la plupart des choses qui nous font plaisir sont déraisonnables.
Chat. Automate doux et indestructible fourni par la Nature pour prendre des coups de pied quand quelque chose ne va pas dans le cercle familial.
Les tragédies des autres sont toujours d'une banalité désespérante.
En politique, nous passons le plus clair de notre temps à parler des absents, il arrive que leur présence n'y change pas grand-chose.
Faites confiance à l'intelligence des hommes, il y a beaucoup de choses qu'ils n'arrivent pas à comprendre.
Religion et tradition sont les mamelles des Canadiens.
L'un des aspects le plus humain de l'art dramatique est justement celui de rapprocher les uns des autres les hommes de tout rang et de toute condition.
Les hommes écrivent pour se consoler des autres ; les femmes écrivent pour se consoler d'elles-mêmes.
Il y a des questions qu'on pose si peu souvent qu'elles perdent leurs réponses.
A quoi sert ce progrès dont nos siècles se parent A quoi sert d'avoir tant vécu ? Il n'y a plus de chefs de gare Mais il y a toujours des cocus !
La gaieté se contente des premiers mots venus, mais à la tendresse il faut du style. Il y a des paroles sérieuses qui sonnent faux, de gaies aussi, mais on s'en aperçoit moins.
L'éducation ouvre des portes.
La gaieté est l'un des éléments les plus importants que j'ai apporté à la mode. Je l'ai amené à travers la couleur.
L'amour et le mariage sont des choses très sérieuses, qui engagent l'existence.
Tout ce qui a des affinités avec la ruse est méprisable.
Les coutumes et les modes des hommes changent comme des feuilles sur la branche, dont certaines s'en vont et d'autres viennent.
Mes rêves sont mon travail. Je conçois à partir des choses que j'aime.
Lorsque les gens vous prennent en otage et parlent en votre nom, il doit y avoir un sursaut des musulmans pour dire : Cela, ce n'est pas ma foi.
Misères, complexes, nostalgie ; on sait des temps où le masculin ne s'encombrait pas de tant d'inquiétudes, exprimait moins de doutes sur son identité même.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine, le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes.
On nous le répète à l'école : "La vanité est le plat des sots." Mais les sages aussi condescendent à y goûter de temps en temps.
Note soutenue. Point d'orgue de votre repas au restaurant, pendant la saison des parasols.
Je m'étonne toujours que des êtres également menacés par la mort se fassent la vie aussi difficile.
Instruire un sot, c'est recoller des tessons.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
La piètre mémoire des nations immortalise les légendes.
La mémoire, ce fléau des malheureux.
On assassine des gens, et la police ne se montre que quand tout est fini. Si c'est cela la civilisation, je vous demande un peu ce qu'est la barbarie.
Toutes les lectures qu'on aime ne sont rien d'autre que des prétextes à projection.
Il y a des choses qui se comprennent sans paroles, pas vrai ? Les yeux suffisent.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
Les livres dits révélés sont des productions humaines, marquées par leur époque, pleines de contradictions, d'erreurs matérielles, visiblement interpolées, donc incapables de fonder une certitude.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
C'est peut-être dans la Bible qu'on trouverait des procédés littéraires nouveaux et l'art de laisser les choses à leur place.
Je ne parle pas des choses, avait dit Faber. je parle du sens des choses. Là, je sais que je suis vivant.
Pourquoi certains humains sont-ils comme des sauterelles futiles à gratter le sol, antennes frissonnantes, énormes ganglions se nouant, formant des noeuds coulants des noeuds carrés, à l'infini ? ils passent leur vie à alimenter une fournaise, lèvres toujours brûlantes, yeux [...] ► Lire la suite
Léopold a trouvé le bonheur, son bonheur. Ce n'est plus de construire des châteaux, c'est de délivrer le chant qui sommeille dans son coeur.
Prenez des risques calculés. Agissez avec audace et de manière réfléchie. Soyez une entreprise agile.
Nous ne pouvons pas tous être des lions dans ce monde. Il doit y avoir des agneaux, des créatures inoffensives, gentilles et grégaires à manger et à tondre.
Ils disent qu'on est métis quand il s'agit de football mais des macaques quand il s'agit de flashball.
Les films sont comme des tours de magie.
Méfiez-vous des autodidactes, surtout lorsqu'ils se vantent de l'être !
J'aime assez les beaux diamants, mais j'ai horreur des pendeloques qui me montrent une femme portant à une oreille le pain de ses enfants et à l'autre l'honneur de son mari.
On diminue la taille des statues en s'en éloignant, celle des hommes en s'en approchant.
Heureux celui qui s'appuie sur des années sagement remplies.
Un petit sanglot est juste ce que l'on doit entendre des hommes à la veille de l'éternité.
Puisqu'on ne se souvient que des humiliations et des défaites, à quoi donc aura servi le reste ?
La plupart des régimes peuvent se résumer à cette phrase : si c'est bon, crachez.
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
Quand un enfant se barbouille en mangeant de la crème au chocolat, tout le monde rit ; si c'est un enfant handicapé, on ne rit pas. Celui-là, il ne fera jamais rire personne, il ne verra jamais des visages qui rient en le regardant, ou alors quelques rires d'imbéciles qui se moquent.