Si l'on songe à la stupidité des gens dans leurs agissements et à l'agrément de leur conversation, on se dit que tout le monde irait peut-être mieux s'ils parlaient davantage et s'ils agissaient moins.
Puisque presque tout le monde se masturbe, ceci vous explique que certains tombent dans les maladies extrêmes que personne d'autre ne présente. C'est cette espèce de paradoxe étiologique que vous allez retrouver, jusqu'au fond du XIXe ou du XXe siècle, à propos de la sexualité et des anomalies sexuelles.
Il me semble qu'en ce qui concerne le contrôle des individus, au fond, l'Occident n'a eu que deux grands modèles : l'un, c'est celui de l'exclusion du lépreux; l'autre, c'est le modèle de l'inclusion du pestiféré.
Ça me choque en tout cas de vivre dans une société où la mélancolie, la tristesse sont des fautes, qu'on n'avoue pas aux autres, et peut-être même pas à soi-même.
La voix. Au téléphone, la voix seule qui dit tout des êtres, bien davantage que leur présence physique, car il n'y a plus cette dramaturgie - fût-elle infime - qui cache ce qu'on ne souhaite pas révéler.
On a l'âge des pensées qu'on a avant de s'endormir.
Séduction des hommes mûrs : Savent enfin, peuvent encore.
Les uns et les autres, même séparés, resteront des socialistes ; malgré tout, restons des frères qu'aura séparés une querelle cruelle, mais une querelle de famille, et qu'un foyer commun pourra encore réunir.
Vous n'êtes pas des électeurs, vous êtes les victimes de la démocratie.
Pauvre homme du Nord, enchanté un jour par cette beauté, je songe au page des chiens courant du seigneur de Laon. Sa vie, vous l'allez voir, c'est toute la nôtre, enfoncée dans la médiocrité des besognes et des contacts professionnels, illuminée par de courts éclairs.
La terre sous ce corps, était ouverte comme une tombe, son ventre s'ouvrit à moi comme une tombe fraiche.Nous étions frappés de stupeur, faisant l'amour au dessus d'un cimetière étoilé.Chacune des lumières annonçait un squelette dans une tombe, elles formaient ainsi un ciel vacillant, aussi trouble que les mouvements de nos corps mêlés.
Et moi je ne connaissais même pas l'existence des hôpitaux psychiatriques parce que je ne les avais jamais vus mais, quand je m'y retrouvai, je crois que je devins folle sur le coup car je me rendis compte que j'étais entrée dans un labyrinthe duquel j'aurais eu beaucoup de mal à sortir.
Des poids égaux à des distances égales sont en équilibre et des poids égaux à des distances inégales ne sont pas en équilibre mais s'inclinent vers le poids qui est à la plus grande distance.
Peu importe ce qu'il a fallu pour être élu président des États-Unis, je ne pense pas qu'être un crétin complet et absolu soit l'un de ces prédicats.
On sort avec des actrices, on ne les épouse pas.
Il y a des gens qui apparaissent dans les magazines et je ne sais pas qui ils sont. Je n'ai jamais rien vu de ce qu'ils ont fait et leur carrière est déjà terminée. Ils sont célèbres pour peut-être 10 minutes. Je pense que les vraies carrières mettent beaucoup de temps à se dévoiler.
J'ai une théorie selon laquelle les seules choses originales que nous faisons sont des erreurs.
J'ai l'impression que les hommes politiques, c'est quand même pas des gens comme nous.
Il ne faut jamais prendre les électeurs pour des imbéciles. Ce sont eux qui votent.
Je prie pour ne jamais me rendre au théâtre ou sur un plateau avec des semelles de plomb. Pour le reste, je fais joujou. Mon métier, c'est un art de vivre !
Vous avez vu les panneaux d'affichage de soixante mètres de long en dehors de la ville ? Saviez-vous qu'avant ils ne faisaient que six mètres de long ? Mais avec la vitesse croissante des voitures il a fallu étirer la publicité pour qu'elle puisse garder son effet.
La catastrophe, c'est l'irruption de quelque chose qui ne fonctionne plus selon les règles, ou bien selon des règles que nous ne connaissons pas, et que nous ne connaitrons peut-être jamais. Plus rien n'y est simplement contradictoire ou irrationnel, tout y est paradoxal.
Dieu n'est pas bon non plus. Il suffit de jeter un coup d'oeil sur le monde pour se rendre à l'évidence. C'est la contradiction entre cette évidence et le bon Dieu vanté par des propagandistes puérils qui multiplie les incroyants.
Mon esprit est plus fin que la plus belle des moustaches, et quand je me promène parmi les hommes, je fais sonner les vérités comme des éperons.
L'humanité découvrira avec le temps que des majorités débridées sont aussi tyranniques et cruelles que des despotes illimités
J'avais beaucoup de films très réussis. J'ai travaillé avec des gens incroyables.
- Hé, vous êtes des services secrets n'est ce pas ? - Non, j'attends seulement le sénateur. - Ah, vous attendez le sénateur... Ah pour une réponse, ça c'est trouvé, ha ha... merde... et moi j'attends qu'il y ait du soleil !
Si quelqu'un était à même d'écrire une histoire de la vanité, il maîtriserait la moitié de la nature des civilisations.
La plupart des folies ne viennent que de sottises.
Le désoeuvrement explique bien des choses.
Ce qu'il y a de pratique quand les gens ont vraiment des vies de con, c'est qu'un rien suffit à les distraire.
C'était l'époque où on pouvait encore vivre ses passions, faire de sa passion un art, sans qu'on mette immédiatement en exergue le mauvais côté des choses. C'était vraiment une autre France.
Aux yeux du penseur tragique, toute logique - dès lors qu'elle ne se limite pas à la non-affirmation - est toujours et déjà d'ordre paranoïaque : il n'y a pas de « délire d'interprétation » qui tienne, puisque toute interprétation est délire.
L'histoire des hommes est une mer immense d'erreurs où l'on voit surnager çà et là quelques vérités mal connues. Qu'on ne s'autorise donc point de ce que la plupart des siècles et des nations ont décerné la peine de mort contre certains crimes.
Quand une femme a des ambitions (mondaines, intellectuelles, ou professionnelles comme aujourd'hui) et les moyens de les satisfaire, elle est infiniment moins tentée que d'autres d'investir son temps et son énergie dans l'élevage de ses enfants.
Mais souvenez-vous que le capitaine fait partie des pires ennemis de la vérité et de la liberté : le troupeau compact et immuable de la majorité. Oh, Dieu, la terrible tyrannie de la majorité.
J'ai traduit des chansons des Beatles pour mon cours d'anglais.
Dès que je voyais un appareil photo, j'avais l'impression qu'on me volait mon âme.
Les chansons ont une sorte de structure qui se connecte au coeur des gens.
L'amour des gens romantiques vaut tous les voyages.
Pour moi, les films et la musique vont de pair. Quand j'écris un script, l'une des premières choses que je fais est de trouver la musique que je vais jouer pour la séquence d'ouverture.
Le Ramadhan est un mois de recul, de pose spirituelle où l'Homme se retrouve face à lui-même, où le croyant réfléchit à ses excès de vie, aux excès des ses désirs que le poussent vers plus de frustrations.
Vous avez le défaut de bien des femmes. Vous avez besoin de sauver quelqu'un.
Notre imagination a des mirages qui nous trompent.
L'économie politique n'a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d'accoler l'épithète : anarchique.
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
Voilà, je vous ai livré quelques-unes de mes impressions sur Hercule Poirot. Elles sont fondées sur des relations vieilles de plusieurs années. Nous sommes amis et associés, et je lui suis fort redevable sur un plan financier.
Est-il une démarche si humiliante où il ne s'abaisse, dès qu'il croit qu'elle peut le conduire à son terme ?
J'arrive une heure avant la messePour la joie de la voir passerEt pendant qu'elle est à confesseJe suis jaloux de son curéJe me lève et je m'agenouilleJe me sens comme crucifiéPar tous les regards qui me fouillentDes grenouilles de bénitier.
Nous sommes tous des misérables et des dévastés, mais peu d'hommes sont capables de regarder leur abîme...