La superstition est la religion des âmes faibles.
De leurs ennemis les sages apprennent bien des choses.
Le suicide c'est la ressource des hommes dont le ressort a été rongé par la rouille.
Des actes qui n'ont pas eu lieu entraînent souvent une absence catastrophique de conséquences.
Aujourd'hui, c'est du napalm que l'adulte met dans la tête des enfants et il est étonnant qu'il s'étonne quand l'enfant fabrique des cocktails molotov même avant d'être adolescent.
Un bon maître ne doit avoir que des disciples dissidents.
Dès qu'on prend un crédit, on cesse d'être un homme libre.
Pas un homme n'est en proie à la solitude pendant qu'il mange des spaghettis.
Il faut se servir des moyens qui sont familiers aux temps que vous vivez ; sans cela, vous n'êtes pas compris et vous ne vivez pas.
Alors que la multiplication et la diversification des canaux élargissent l'espace audiovisuel, certains voudraient encore y réduire la place du secteur public.
Il faut préserver coûte que coûte tous les acquis démocratiques, laïques et républicains arrachés par des décennies de lutte du peuple.
Le corps n'est qu'un lieu de passage, il y des femmes très visitées qui n'ont rien perdu de leur pureté.
Théâtre. Le cimetière des fauteuils d'orchestre sous la housse. Il ne manque que des têtes.
La tradition, c'est la démocratie des morts.
Le sourire est une clé secrète qui ouvre bien des coeurs !
Quand vous commencez à attaquer le copinage et les intérêts politiques des gens, ça devient méchant.
En tant que leader de personnes, vous devez être un grand auditeur, un grand motivateur, être très doué pour louer et faire ressortir le meilleur des gens.
Sous-jacent à la plupart des arguments contre le marché libre, il y a un manque de croyance en la liberté elle-même.
L'attachement à la vie est un des plus grand méfaits de l'amour.
Je m'accroche comme un avare à la liberté qui disparaît dès qu'il y a un excès de choses.
L'espérance c'est le premier risque, c'est le risque des risques.
La diplomatie : l'art de plonger dans des eaux troubles sans faire de "plouf".
Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié ; et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier un secret.
Il en faut des pauvres pour faire une vraie paroisse. Sans les pauvres, le banquet du ciel ne serait pas complet.
Dieu s'est fait homme : c'est là l'étalon de la perfection. La femme n'est qu'un lieu raté qui se souvient des dieux...
Quand donc apprendrez-vous à mieux connaître l'avidité des hommes et à ne pas tomber dans le piège de la pitié ?
Etre vieux, c'est cesser d'avoir des rêves. Pis ça arrive à tout âge.
Si l'on couchait par écrit, sans rien inventer, l'histoire cachée des petites gens, les romanciers en resteraient abasourdis.
Les femmes sont toujours à chercher des poux, et le plus souvent, elles en trouvent.
Il faudrait arriver à n'avoir que des tentations relativement nobles. Et à ce moment-là, il est urgent d'y succomber. Même si c'est dangereux. Même si c'est impossible. Surtout si c'est impossible.
Clou : à une tête à prendre des coups.
Que se passe t-il dans un immeuble quand il y a une formidable histoire d'amour ? Tous les voisins veulent en profiter. Comme d'un rayon de soleil dans des vies un peu grises !
Entre les mots il faut des liaisons passagères, mais pas de mariage éternel.
Il n'y a pas moyen d'éviter la guerre ; elle ne peut être que différée au profit des autres.
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu'au bout sur du sable mouvant.
Le monologue est la fumée des feux intérieurs de l'esprit.
Tu attendras sept années de mariage pour faire des louanges de ta femme.
Ne t'attarde pas à l'ornière des résultats.
L'apiculteur était communiste par amour des abeilles dont il admirait l'organisation. La reine lui posait un problème.
Les enfants s'aiment comme des amants, nous ignorons leurs petits drames dans le courant de notre vie d'adulte.
L'ironie est la bravoure des faibles et la lâcheté des forts.
Une des fonctions essentielles du conte est d'imposer une trêve au combat des hommes.
La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
Toute doctrine se présente nécessairement comme une affaire plus avantageuse que les autres. Elle dépend donc des autres.
Les sentiments nobles poussés à l'absolu produisent des résultats semblables à ceux des plus grands vices.
Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur.
Une des choses que nous devons apprendre est que la souffrance est partie intégrante de la vie.
Il faut avoir une bien piètre opinion des hommes pour les juger selon leur fortune. Le bonheur a besoin d'une autre monnaie.
Il est difficile de dire qui vous cause le plus de tort, des ennemis animés des pires intentions, ou des amis animés des meilleurs.
Le libéral est voisin de Dieu, voisin des hommes, voisin du paradis et éloigné du feu de l'enfer.