Seule, la mort, à qui est confié le renouvellement sacré des choses, nous promet la paix.
On accroît la servitude de l'homme en lui accordant des droits qu'il ne peut contrôler.
L'écriture n'a jamais été que le pis-aller des poètes.
Nous mettons l'infini dans l'amour. Ce n'est pas la faute des femmes.
Je ne campe pas sur le passé, j'en tire des conclusions pour le présent.
La politique est l'art des compromissions.
En Corse, il faut savoir à qui poser les questions mais surtout à qui ne pas les poser. Et quand vous obtenez une réponse, dans la plupart des cas, il faut savoir l'oublier.
Le plus grand plaisir que je retire de l'écriture ne tient pas au sujet mais à la musique interne des mots.
La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence... L'intelligence a des limites, la bêtise n'en a pas !
J'aime dans le chat cette indifférence avec laquelle il passe des salons à ses gouttières natales.
C'est là, ça vous ensommeille au creux des reins, le mal de vivre qu'il faut bien vivre vaille que vivre.
Et ce chaume croulant, au milieu des belles tuiles vernies, c'est encore un autre mendiant, un autre homme libre.
Cette incapacité de nos sociétés à fonder une civilisation du temps libéré entraîne une distribution absurde et scandaleusement injuste du travail, du temps disponible et des richesses.
L'amour et le mariage sont des choses très sérieuses, qui engagent l'existence.
Les observations fines sont la science des femmes.
L'eau me fait sentir en paix. En Corse, je passe le plus clair de mon temps sur les plages ou dans les rivières. C'est une des raisons pour lesquelles j'aime la corse. L'eau est si propre et fraîche que vous pouvez la boire directement des rivières ! Cette île est mon jardin secret.
Je ne pouvais pas avoir joué quelqu'un avec des sentiments envers une femme à moins que j'aie eu ces sentiments moi-même.
- En 62, Claude écrit une chanson, je t'aide, c'est une saison... J'attend ! - Heu... L'automne ? - Ouais, j't'en foutrais des automnes ! Aller casses-toi t'iras passer l'hiver ailleurs...
Vous passez par des moments de découragement quand vous rédigez les premières pages d'un roman. Vous avez, chaque jour, l'impression de faire fausse route.
Quand on attaque les autres, il faut accepter d'être attaqué. Ce qu'on n'accepte pas, c'est des fatwas, des menaces de mort ou qu'on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de "Charlie"...
Les tyrans s'éteindront comme des météores.
La seule raison de jouer sérieusement c'est de travailler sérieusement, et non l'inverse comme le croient la plupart des gens.
Les courtisans sont des pauvres, enrichis par la mendicité.
Un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner... C'est un coeur large qui oublie et pardonne... Un ami, c'est la perle au fond des mers.
C'est le degré de culture et de prévoyance plus que le degré d'aisance qui paraît régler la restriction des naissances.
La plupart des hommes ont un moment dans leur vie où ils peuvent faire de grandes choses, c'est celui où rien ne leur semble impossible.
Les yeux sont des témoins plus fidèles que les oreilles.
Nos vies nous emportent selon des modes que nous ne pouvons maîtriser, et presque rien ne nous reste.
La vertu. Un effort sur soi-même en faveur des autres.
Il n'y a que ce satané souvenir (le sien ou celui des autres) qui arrive à confirmer la réalité d'une existence.
Si les terroristes avaient des dons d'orateur et des micros, ils poseraient moins de bombes.
Que sont nos sentiments ? Des nouvelles qui nous parlent de nous-mêmes.
On ne peut pas consommer grand chose si l'on reste tranquillement à lire des livres.
Oui, je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien.
L'orgueil en fleur a pour fruit des épis de crime dont on n'engrange, aux moissons, que des pleurs.
Le foulard des jeunes lycéennes françaises et la burka des Afghanes ont la même signification symbolique : cachez ce corps que je ne saurais voir sous peine que j'en fasse ma chose.
Tous les hommes seraient des lâches s'ils en avaient le courage.
Je me bats contre l'étiquette d'actrice "noire" simplement parce que c'est très limitant aux yeux des gens, en particulier des gens qui font des films.
Personne n'arrive à faire la synthèse de la gauche. Il y a toujours eu des gauches, avec des alliances parfois à partir de bases puissantes. Là, c'est effiloché. Il y a eu une sorte de naufrage.
Des folies ? J'en ai fait beaucoup. Je ne le regrette pas.
J'ai peur de l'avion, du bateau, des insectes... j'ai peur de tout.
Je suis en quelque sorte un philosophe, mon sujet d'étude c'est vous, je fais des recherches sur vous, sur votre vie, votre âme. Je suis un spécialiste de Oh Dae-Soo. L'important n'est pas de savoir qui je suis mais pourquoi j'agis ainsi.
Un artiste a des comptes à rendre à la postérité mais pas à ses contemporains.
A part parler, je ne sais rien faire. Je veux bien faire l'horloge parlante ou des GPS personnalisés
Misères, complexes, nostalgie ; on sait des temps où le masculin ne s'encombrait pas de tant d'inquiétudes, exprimait moins de doutes sur son identité même.
Les fautes, comme des fétus de paille, flottent à la surface ; qui veut chercher des perles doit plonger au fond.
Je fais des pièces et ma femme des scènes.
C'est souvent en compagnie des êtres avec qui l'on pense le moins apprendre qu'on apprend le plus.
Il existe en nous des germes de ressemblance que développe l'amour. Un geste, une inflexion de voix, tôt ou tard, trahissent les amants les plus prudents.
Ce qui est magique dans la vie des hommes, c'est moins leurs souffrances que leurs échecs.