Un poète c'est tout en intériorité, ça se révèle dans la fluidite des mots, ce n'est pas une image qui dit regarde-moi dans les yeux sur le pont.
La télévision, reflet du monde, est à la fois source et miroir des informations.
Dieu n'est jamais rassasié de la vie des humains.
Celui qui a fait un naufrage tremble devant des flots tranquilles.
La séduction des yeux. La plus immédiate, la plus pure. Celle qui se passe de mots, seuls les regards s'enchevêtrent dans une sorte de duel, d'enlacement immédiat, à l'insu des autres, et de leur discours : charme discret d'un orgasme immobile, et silencieux.
Lorsque les mots ne viennent plus au bord des lèvres, ils s'en vont hurler au fond de l'âme.
Il faut mettre des limites au politiquement correct, qui est en train de nous dévorer.
C'est une des gloires du bouddhisme qu'il fait toujours appel à la raison et à la science et non à la foi aveugle ou à l'autorité.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
Les mensonges fluctuants du journalisme et des mass media, le jargon trivial utilisé par les discours publics et socialement approuvés ont fait de presque tout un jargon vide, un verbalisme cancéreux.
Quand ils sont au gouvernement, ils ne trouvent pas de solution, vous les mettez dans l'opposition et tout d'un coup ils ont des idées !
Dieu est transcendant et immatériel, on ne peut le réaliser sinon en esprit. Or, les esprits des hommes diffèrent et chaque homme conçoit Dieu selon ses facultés, à sa manière, à son image.
Le bonheur il y a des jours avec et des mois sans.
Chandeleur à ta porte, c'est la fin des feuilles mortes.
L'ignorance n'a rien de honteux, la plupart des hommes voient en elle le bonheur. Et, de fait, elle est le seul bonheur possible en ce monde.
Le travail est la prière des esclaves ; la prière est le travail des hommes libres.
Les chevaux sont tous des ongulés. Mais ce n'est pas une raison pour les prendre pour des cons.
A l'envers des nuages, il y a toujours un ciel.
La foi soulève des montagnes ; oui : des montagnes d'absurdités.
Un pessimiste est un type qui regarde des deux côtés avant de traverser une rue à sens unique.
J'ai goûté bien des substances amères, et nulle ne l'est plus que de demander.
Les yeux des femmes ont la particularité de distinguer un cheveu sur le veston de leur mari, à cinq mètres, et de ne pas distinguer la porte du garage, à un mètre.
Nous nous inquiétons si peu des malheurs de nos frères que notre sympathie à leur égard n'est souvent que pure courtoisie.
Les amis de nos amis peuvent devenir odieux, à force de nous représenter combien les êtres dont nous nous croyons proches sont des inconnus.
La connaissance est le plus grand des trésors.
Nous sommes tous fous, toute la maudite race. Nous sommes enveloppés d'illusions, de délires, de confusions sur la pénétrabilité des cloisons, nous sommes tous fous et à l'isolement.
Méfie-toi des images. Méfie-toi des fleurs. Légères comme les paroles. Peut-on jamais savoir si elles mentent, égarent, ou si elles guident ?
Le virus (Coronavirus) nous rappelle à notre humanité et à notre condition d'êtres profondément sociaux, inséparables les uns des autres.
Les femmes ne sont pas assez copines avec les hommes, nous devons donc nous rendre indispensables. Après tout, nous avons la plus grande arme entre nos mains en étant simplement des femmes.
Pour les diplomates comme pour les femmes, le silence est souvent la plus claire des explications.
Je n'ai pas encore assez oublié pour avoir des souvenirs.
La peur de la mort est l'unique source des religions.
C'est parce que la terre est une sphère que tout ce qu'elle engendre débouche sur des cercles vicieux.
Notre vie difficile et troublée a plus que jamais besoin d'images sereines. Plus que jamais nous aimons un certain romanesque scientifique, figuré sur les pages des belles entomologies, avec tous les attraits d'une féerique vérité.
Nos démocraties électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives.
L'Histoire nous a appris que la vertu ne peut rien contre le vice et que, pour triompher des cyniques, il s'agit d'être plus cynique encore.
Quand on les cherche, on trouve toujours des preuves d'une fin, mais où il y a une fin, il y a toujours preuve d'un commencement.
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Seulement, comme les animaux ne sont que des ombres, Dieu ne les a point faits éducables dans le sens complet du mot.
Les diplomates, ça ne se fâche pas, ça prend des notes.
Ceux que nous appelions des brutes eurent leur revanche quand Darwin nous prouva qu'ils étaient nos cousins.
Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel.
C'est l'extrême sensibilité qui fait les médiocres acteurs ; c'est la sensibilité médiocre qui fait la multitude des mauvais acteurs ; et c'est le manque absolu de sensibilité qui prépare les acteurs sublimes.
La peur peut faire faire des choses bien plus dangereuses que la colère.
Mettre la vie pleinement dans la vie plutôt que dans des mots ou d'autres substituts, n'est-ce pas le rêve de beaucoup d'entre-nous ?
Le silence est comme une nudité de l'âme, qui s'est libérée de la parure des mots.
Au fond, je suis prisonnier, mon coeur endetté, j'ai trop donné à des absents.
Saisir les gestes ordinaires de gens ordinaires dans des situations ordinaires
La télévision est une invention qui vous permet de faire entrer dans votre salon des gens que vous n'aimeriez pas recevoir chez vous.
Il est des moments, dans la vie d'un homme, où il se sent à l'abri de Dieu lui-même.