Les gens qui envoient des baisers sont de sacrés paresseux.
Des sottises faites par des gens habiles ; des extravagances dites par des gens d'esprit ; des crimes commis par d'honnêtes gens... voilà les révolutions.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
Pour rendre l'opéra supportable, il faudrait allonger les ballets et raccourcir les jupes des danseuses.
Celui qui sera maître de soi-même le sera bientôt des autres.
Il y a des hommes que la bonté entraîne trop loin, comme certaines femmes la coquetterie.
L'ABC d'un métier d'écrivain, ça s'apprend avec l'observation et la poubelle, la comparaison et le foyer, la rédaction et les ciseaux. Noircir des pages n'éclaire pas nécessairement les idées.
On ne fait pas de guerres pour des territoires mais pour des mots.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Ce sont des hommes publics : ils sont sortis de l'ombre pour entrer dans la boue.
Le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées : le Beau est d'autant plus beau qu'on parle de lui, le Bien est d'autant moins bien qu'il en est question.
Serf, ce peuple, bâtissait des cathédrales ; émancipé, il ne construit que des horreurs.
Le plus grand danger des autoroutes de l'information, une fois de plus, ça sera pour les hérissons de l'information...
A la mi-temps des rencontres sportives, devant les pissotières, il y a beaucoup de cons, mais c'est tout de même devant les toilettes des dames qu'il y a le plus de queues.
La mode selon laquelle nous pensons change comme la mode selon laquelle nous nous habillons et pour la plupart des gens, il est difficile, sinon impossible, de penser autrement que suivant la mode de leur époque.
N'écoutez pas trop l'avis des autres. La plupart des gens qui donnent beaucoup de conseils, sans réel intérêt derrière, ont tendance à généraliser toutes leurs expériences, même les plus quelconques. Ne sur-interprétez pas les événements. Je suis moi-même coupable d'avoir trop réfléchi aux problèmes. Créez et découvrez si votre création fonctionne.
L'animal a des pattes qui travaillent, l'homme a des mains qui prennent.
Ne pas résister aux événements ni à plus fort que soi vaut mieux que lutter opiniâtrement contre des forces supérieures.
La nuit je mijote des rêves trop durs à cuire.
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
Les enfants réalisent ce miracle adorable de demeurer des enfants et de voir par nos yeux.
Ni le désaveu de l'histoire, ni l'impatience des citoyens n'entament le sentiment d'infaillibilité qui imprègne l'administration : cette conviction vertigineuse que les hommes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie savent seuls ce qui est bon pour les hommes qui peuplent les degrés inférieurs.
Les livres sont des maisons de poupées. La nuit, une minuscule ampoule fait briller leurs fenêtres de papier.
La femme est plus apte que l'homme à faire des explorations et à prendre des mesures plus audacieuses dans l'ahimsa.
O vaine gloire du génie humain combien peu de temps verdit la cime, si ne surviennent des âges grossiers !
Le ciel sait que j'ai fait tout ce qu'un mortel pouvait faire, pour sauver le peuple, et l'échec n'était pas ma faute, mais la faute des autres.
Protéger son coeur et sa dignité est plus important que d'analyser les émotions d'une personne qui se cache derrière un texto de trois mots. J'ai appris cette leçon à force d'essayer de comprendre des gens qui ne méritaient pas mon attention.
Je pense que les femmes ont toujours été considérées comme des objets, en particulier dans les Westerns.
Un acteur sur la scène, c'est une buche dans le feu. Quand la flamme du dialogue le quitte, il doit lui rester la braise de la situation. Mauvais bois qui s'éteint dès qu'il ne flambe plus. Faut-il donc que le poëte souffle toujours dessus ?
Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Etendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l'on vous jette.
Quand les documents se taisent, l'histoire des hommes s'est tue pour toujours.
Qu'est-ce que les folles ? - Celles qui dénoncent des vices imaginaires chez tous les hommes qu'elles ne peuvent pas avoir.
C'est le propre des grands esprits que de prévoir.
Les souvenirs ne sont que des confettis jetés sur notre histoire.
Chaque je n'a d'existence qu'en empiétant un tout petit peu sur celui des autres, en empiétant un tout petit peu celui des autres.
Dix minutes de nouvelles télévisées ou un documentaire sur l'un des holocaustes de ce siècle invalident tous les traités d'éthique cogités depuis l'invention de l'alphabet.
Pour vivre jusqu'à 90 ans, mon spécialiste m'a conseillé "pas de fruit, pas de légume !" : avec des pâtes, du riz et des pommes de terre, on vit très bien... si vous le voulez.
Vivre la route. Ne jamais quitter la route. Toujours plus loin, toujours en exil. Ne plus vivre l'idée du temps, n'avoir aucune horloge, que des couchers de soleil à l'horizon qui ne cesse de reculer plus on avance.
Il aurait voulu dominer les hommes et caresser les femmes ; il y prévoyait des obstacles.
L'être humain est le seul animal qui éprouve du plaisir à amasser des connaissances inutiles.
Nos élus ne cessent de pondre des lois burlesques et une pléthore de fonctionnaires sont commis à la mise en application de règlements abscons, incohérents, souvent courtelinesques.
Tout ce qui a des affinités avec la ruse est méprisable.
Quand les mendiants meurent, on ne voit pas de comètes ; les cieux eux-mêmes embrasent la mort des princes.
Pour que l'esprit acquière de la facilité, il faut l'exercer à trouver des choses déjà découvertes.
La mort et l'enfer ne sont jamais pleins et les yeux des hommes non plus.
C'était l'essence même des documents fondateurs déclarant la destinée de la Nation : Oui, nous pouvons.C'était dit à voix basse par les esclaves et les abolitionnistes ouvrant un chemin vers la liberté : Oui, nous pouvons.C'était chanté par les immigrants [...] ► Lire la suite
La France : elle a soudain perdu, sans méfiance aucune, ses enfants, exécutés par des êtres immondes...
Il suffit de quelques jours, parfois de quelques heures, pour que la barbarie des comportements humains rejaillisse.
La politique est la conduite des affaires publiques pour le profit des particuliers.
Sur les défauts d'autrui, l'homme a des yeux perçants.