On ne fait pas de guerres pour des territoires mais pour des mots.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
Il est caractéristique de la nouvelle culture glauque des clubs de remise en forme que les entraîneurs personnels se permettent de se prendre pour des médecins sans avoir prononcé le serment d'Hippocrate.
Chaque je n'a d'existence qu'en empiétant un tout petit peu sur celui des autres, en empiétant un tout petit peu celui des autres.
Il y a des places qu'il faut laisser désertes. Il y a des actes qu'on ne peut faire sans être aussitôt défait par eux.
Le pire des fléaux, c'est la solitude.
Les mains jointes, il s'abîmait dans la contemplation des mystères du ciel et du bonheur de la terre.
Et puis Pathé Marconi s'est restructuré, des financiers, pour qui la musique se composait avant tout en notes de frais, ont pris le pouvoir.
Tu es un bon camarade et tes idées sont saines. Mais le drame dans tout ça, c'est que tu ne pourras plus trouver de travail nulle part désormais. Ces bourgeois vont conspirer pour te faire crever de faim. C'est leur façon de faire. N'attends aucune pitié des riches.
A notre époque, on demande avant tout aux musiciens d'afficher des convictions. On s'était borné à leur demander, jusqu'ici, d'avoir du talent.
Gardez les choses simples et ne vous lancez pas à l'assaut des barrières.
Il aurait voulu dominer les hommes et caresser les femmes ; il y prévoyait des obstacles.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
Qu'est-il possible de bien faire, en physique particulièrement, si les choses ne se réduisent pas à des degrés et à des mesures ?
Facebook sonne juste comme un frein, à mon époque, voir des photos de vacances des gens était considéré comme une punition.
Nos élus ne cessent de pondre des lois burlesques et une pléthore de fonctionnaires sont commis à la mise en application de règlements abscons, incohérents, souvent courtelinesques.
Je pense qu'on peut parfaitement aider des gens à faire aboutir leurs luttes en leur disant honnêtement qu'on n'est pas des leurs, qu'on ne vit pas leur vie.
Vous ne gagnerez pas des centaines de milliers de dollars par an en sortant de l'école. Vous ne serez pas vice-président en commençant, avec GSM et voiture de fonction fournis, avant d'avoir mérité, gagné ces privilèges.
Et je suis fatiguée de garder des secrets, on m'a demandé de le faire une fois et ça nous a presque détruit. Je ne veux pas laisser ça se reproduire.
On fait parfois des rêves comme ça dans un demi sommeil, on émerge peu à peu, mais le rêve est toujours là, et puis on ouvre les yeux et on comprend avec soulagement que ce n'était qu'un rêve. Et bah là c'était pas du tout ça !
La violence, inhérente à une religion ? Il faut distinguer les adhérents à une religion qui ont pu se laisser aller à des violences.
Il n'y a pas de belle mort. Il y en a qui sont belles à raconter - mais, celles-là, ce sont les morts des autres.
Les brefs étés ont souvent des printemps précoces.
J'ai des ennemis et je m'en vante : je crois les avoir mérités.
On garde peu de remords des fautes où l'on prit peu de joie.
Les bourgeois, par une vanité ridicule, font de leurs filles un fumier pour les terres des gens de qualité.
L'ennui, avec l'amour, c'est que la plupart des gens le confondent avec un embarras gastrique. Quand la crise s'achève, ils découvrent qu'ils sont mariés à une femme qu'ils n'auraient pas souhaitée à leur pire ennemi.
On ne bâtit pas sa maison avec des dictionnaires.
La mémoire, ce fléau des malheureux.
Les pays sont comme les astres, ils peuvent étinceler et éclairer des siècles après leur extinction.
C'est une générosité très française que celle que l'on fait sur le dos des autres.
Je me suis abandonné au flux de ma plume ; j'ai la logodiarrhée, et je barbouille inutilement du papier, pour vous dire des choses que vous savez mieux que moi.
Les catholiques ont le monopole des pervers hypocrites, rien n'est aussi universel que le vice qui se donne les allures de la vertu.
Quand une maison devient pauvre, on reconnaît le fils respectueux ; quand il y a des troubles dans l'empire, on reconnaît le sujet fidèle.
Ressouviens-toi toujours des serviteurs zélés, et ne pense pas au fils indigne.
Nous sommes des mots dans une phrase commencée par nos pères qui sera terminée par nos fils.
Je suis attristé par la façon dont les gens se traitent les uns les autres et par la façon dont nous sommes si isolés les uns des autres et par la façon dont nous nous jugeons les uns les autres, [...] ► Lire la suite
Tel t'enseigne et te donne des leçons sur ton futur métier, qu'il n'a jamais pratiqué.
Pour que l'esprit acquière de la facilité, il faut l'exercer à trouver des choses déjà découvertes.
Il y a une fontaine de jouvence: c'est votre esprit, vos talents, la créativité que vous apportez à votre vie et la vie des gens que vous aimez. Lorsque vous apprendrez à exploiter cette source, vous aurez vraiment vaincu l'âge.
Je ne sors pas avec des célébrités. Je ne suis pas Taylor Swift, vous voyez ce que je veux dire ?
Si on accepte les différences, tout type d'influence, le fait qu'on est fait de plein de choses, à ce moment-là on n'a plus de danger, on est prêt à accepter même des choses que l'on ne comprend pas. Une chose que je ne comprends pas, je l'accepte mille fois plus qu'une chose que je comprends.
Les filles sont des roses, les garçons des papillons et les parents les épines qui empêchent les papillons de se poser sur les roses.
C'est la qualité des êtres humains qui importe, et non leur quantité.
On voit évidemment que toutes les religions ont emprunté tous leurs dogmes et tous leurs rites les unes des autres.
Malheur à ceux qui se croient des sages et s'estiment très malins.
Elle était revenue de bien des choses, ce qui ne l'empêchait pas d'y retourner.
Les trois quarts des folies ne sont que des sottises.
Le Net est un animal qui ne dort jamais, et les Netsclaves font des nuits blanches pour le nourrir...
Communiqué final. La hantise des diplomates qui doivent réussir à expliquer en trois minutes ce qu'ils n'ont pas réussi à analyser en trois jours.