Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
Pour la plupart des femmes, aimer un homme, c'est en tromper un autre.
Les colonies ne cessent pas d'être des colonies parce qu'elles sont indépendantes.
Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne.
Il faut se demander ce qui porte le plus gravement atteinte à l'âme des hommes d'aujourd'hui : leur passion aveuglante de l'argent ou leur hâte fébrile ?
1. Ne jamais lire un livre qui date de moins d'un an. 2. Ne lire que des livres réputés. 3. Ne lire que des livres que vous aimez.
Serait-ce donc en vérité un miracle ? Les hommes idolâtrés comme des dieux perdent effectivement leurs traits humains au fil des jours.
Il est des choses avec lesquelles on ne plaisante pas. Pas assez.
Les historiens, et surtout les plus brillants d'entre eux, sont des magiciens.
Il y a des hommes plutôt faits pour la cueillette, la décoration d'intérieur et les enfants au parc, et des femmes bâties pour aller trépaner le mammouth, faire du bruit et des embuscades.
Elle aime regarder les pompiers qui vont courir en groupe, qui portent des petits shorts découvrant leurs belles cuisses et quand ils transpirent on voit aussi les muscles, dans le dos, se dessiner sous la toile du tee-shirt.
En effet, que sont nos contemporains, sinon la conséquence d'une façon de comprendre et d'aimer de quelqu'un déjà perdu dans la nuit des temps ?
L'écriture réaliste est loin d'être neutre, elle est au contraire chargée des signes les plus spectaculaires de la fabrication.
Le végétarisme et le végétalisme sont des actes éminemment politiques et révolutionnaires, qui permettent à ceux qui s'en revendiquent d'éprouver leur pouvoir d'êtres humains responsables.
Les attitudes des peuples vis-à-vis du sexe ne sont pas saines partout, sauf peut-être dans les tribus où ils se promènent nu.
Je trouve que c'est intéressant de placer des femmes à la tête de magazines mais je ne suis pas sûre que cela soit la clé du succès.
La maladie est un des paravents que les femmes mettent le plus souvent entre elles et l'orage d'une querelle.
De telles innocences dans de telles ténèbres, une telle pureté dans un tel embrassement, ces anticipations sur le ciel ne sont possibles qu'à l'enfance, et aucune immensité n'approche de cette grandeur des petits.
Les mots sont des vases en effet. Des vases qui contiennent la pensée. Faits par Dieu, pleins de l'homme.
J'attends des autres qu'ils m'expliquent ce que j'ai voulu faire.
Un homme d'esprit serait souvent bien embarrassé sans la compagnie des sots.
L'âge des femmes se calcule en ajoutant l'âge qu'elles se donnent à celui que leur donne leur meilleure amie et en divisant par deux.
Il y a des chefs-d'oeuvre si fastidieux qu'on admire qu'il se soit trouvé quelqu'un pour les écrire.
Les vertus sont sujettes à des vices particuliers qui les rendent inutiles.
Malades, la plupart des gens le sont. Mais seuls les psychanalystes y voient un titre de gloire.
Si j'aime ceux qui se posent des questions, je me méfie de ceux qui trouvent.
Devant la peur, les plus braves deviennent des lâches ou des héros...
Ce n'est pas parce que les hommes ont édicté des Lois que la Personnalité, la Liberté et la Propriété existent. Au contraire, c'est parce que la Personnalité, la Liberté et la Propriété préexistent que les hommes font des Lois.
La richesse des êtres humains tient à leur dualité, à leurs contradictions.
Le ver mérite d'être dit intelligent, car il agit presque comme le ferait un homme placé dans des circonstances analogues.
Jusqu'à l'apparition des canons au XVe siècle, les arbalètes sont très appréciées pour la précision et la violence de leur tir. Mais leur tir manque de rapidité.
C'est peut-être à cette époque qu'elle a appris à renoncer à son genre : mâles ou femelles, les gros sont soumis à une exclusion similaire. On a le droit de les mépriser. Et s'ils se plaignent des traitements qu'on leur [...] ► Lire la suite
Le temps que nous observons dans la nature n'a pas d'existence propre. Il est seulement une façon d'être des choses.
On ne se donna jamais la peine de retourner la-bas du vivant de grand père, même si papa n'arrêtait pas d'en parler et, à présent, il n'y avait plus rien là-bas,sinon des souvenirs ; mais peut-être qu'un jour, avant de mourir, je retournerai y vivre.
Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps, et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire.
Il y aurait à réfléchir sur le moralisme des gens de télévision : souvent cyniques, ils tiennent des propos d'un conformisme moral absolument prodigieux.
Je me souviens des journaux qui mouraient comme des papillons géants. On n'en voulait plus. Ça ne manquait plus à personne.
Je me sentais parfois trop responsable en tant qu'acteur parce que les gens promeuvent la violence ou des choses étranges dont je ne veux pas faire partie.
Des chambres sordides en chambres sordides, ton esprit renferme un coffre-fort vide, j'en fais des cauchemars, ils me tordent l'âme, réveillé la nuit par mes propres larmes.
Un simple rayon de lumière d'une étoile lointaine arrivant aux yeux d'un tyran d'une époque révolue a peut-être changé le cours de sa vie, peut-être changé le destin des nations, ou peut avoir transformé la surface du globe. Si intriqués, si inconcevablement complexes sont les processus de la nature.
On est dans un monde qui périme tout trop vite et envoie aux orties les femmes dès leurs premières rides.
Je ne vais pas chez le psy, je fais des interviews. C'est gratuit et il y a de jolie photos qui vont avec.
Les dettes qu'on paie font des trous ; celles qu'on ne paie pas font des tâches.
L'esprit de l'homme accroît ses forces en proportion des difficultés que lui oppose la nature.
En politique comme en amour, il n'y a point de traités de paix, ce ne sont que des trêves.
Adultère : c'est la distraction des femmes mariées.
L'ordre, à la longue, se met de lui-même autour des choses.
Les seules ententes internationales possibles sont des ententes gastronomiques.
Il est du devoir des hommes politiques de parler : quand ils ne parlent pas, on s'imagine qu'ils pensent.
Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après ma mort.