Il y a des moments dans la vie des nations et des peuples où des personnes qui ont sagesse et ampleur de vue doivent regarder au-delà du passé avec toutes ses complications et ses séquelles, et oser se lancer vers de nouveaux horizons.
Les femmes laides n'ont été mises sur la terre que pour faire la consolation des aveugles.
Un sage se distingue des autres hommes non par le moins de folie mais par pur raison.
Ce petit appendice (à transformations !) que nous autres hommes nous avons au bas du ventre, qu'il nous fait faire des folies !
Voir des films, c'est vraiment la chose la plus stimulante pour en faire.
On est meilleur juge des oeuvres des autres.
Il y en a, aux mariages, qui tire une tête d'enterrement car ils considèrent que le mariage est un enterrement de première classe. Aux mariages, on apporte des fleurs, aux enterrements, des couronnes. Vous imaginez, si on apportait une couronne à un mariage, ce serait le bouquet.
La plus fallacieuse des opérations de l'esprit est de calculer d'avance les réactions d'un homme, ou d'une femme, vis-à-vis d'une épreuve réellement imprévue.
Elle ne voulait pas savoir le comment des choses, mais le pourquoi. Ce qui peut être gênant. On se demande le pourquoi d'un tas de choses et on finit par se rendre très malheureux, à force. Il vaut bien mieux pour cette pauvre fille qu'elle soit morte.
Tant de conducteurs de peuples ont été, sont et seront des fanatiques, des frénétiques. La révolution chinoise s'est déroulée sous l'égide d'un homme doué d'une intuition et d'une puissance d'assimilation peu communes, méditant sans arrêt, lecteur infatigable, écrivain clair, poète sensible, élégant calligraphe, animé dans ses propos par le sens de l'équilibre et de l'humain.
Beaucoup de ceux qui ont lu des livres marxistes sont devenus des renégats de la révolution, tandis que les ouvriers analphabètes saisissent souvent très bien le marxisme.
Il est humiliant de penser que tous les animaux, y compris les êtres humains, sont des parasites du monde végétal.
La musique est l'un des liens les plus étroits avec Dieu que nous puissions probablement expérimenter. Je pense que c'est un ton vibrant commun des notes de musique qui tient toute la vie ensemble.
La pire des avarices : celle des sentiments.
J'ai toujours aimé les autodidactes, comme mon ami Clint Eastwood, ou Gary Cooper, Lino Ventura, Robert Mitchum... Ce sont des gens qui n'étaient pas dans le cinéma mais ils avaient un réel désir et ils y sont arrivés.
Les amis politiques, unis dans la disgrâce, désunis dans la prospérité, sont le contraire des autres amis.
Je me fous des paillettes. Quand je suis arrivé au « Grand Journal », j'assurais parallèlement la matinale de France Culture.
Quand on est connu, je crois qu'on prend déjà énormément de place dans une famille. Trop. Il faut se faire petit auprès des siens.
Si j'avais des enfants, je n'aurais pas une vie géniale.
Des meubles neufs qui ont plusieurs siècles ?
Vous parliez beaucoup l'autre soir, et avec des gens bien ennuyeux. Je parlais de peur d'écouter.
L'amour est le plus froid des critiques.
La crédulité est un des plus grands défauts que l'esprit humain puisse avoir.
Si le juste vit de sa foi, un philosophe doit vivre aussi de la sienne ; c'est à dire qu'il ne doit point faire dépendre de ce que penseront les autres hommes ce qu'il doit juger des choses. Il doit examiner profondément les objets.
II faut habiter à côté d'un bon voisin, et avoir des relations avec un bon ami.
Des opportunités que vous ne pouvez pas imaginer s'offriront à vous.
On est plus sûr d'influencer les hommes, de produire plus d'effet sur eux, par des absurdités que par des idées sensées.
Il y a des choses qui ne méritent pas d'être dites brièvement.
Entendez-les parler, les plus habiles gens du monde ; voyez-les faire, les plus ignorants des hommes.
Pour avoir des choses à dire, il faut d'abord en vivre.
Ou on a des papiers en règle et on s'embête - ou on choisi l'amour et on a des embêtements...
Les chiens se donnent à l'envi des femmes, fidèlement. Et s'ils changent, c'est de maître, mais non pas de servitude.
Nous sommes des rédacteurs de variantes, jamais des auteurs.
Les éleveurs se ruineront en dentifrice quand les poules auront des dents.
Mais sous un régime où la carrière du travail serait loyalement ouverte à tous, où la propriété et la liberté, ces deux principes proclamés par l'Atelier, seraient respectées, nous voyons des hommes de fortunes diverses, comme de taille et de santé différentes ; nous ne voyons pas de classes riche et pauvre.
L'histoire était stupéfiante. Ainsi donc, si difficile à imaginer que ce soit, que d'évènements se produisaient dans l'existence des gens, tragédies, chagrins, miracles, instants qui modifiaient une vie entière.
Soldats incomparables, les Arabes, s'avançant sur le pourtour de la Méditerranée, ont aussitôt remporté de prodigieux succès. On les a vus en 635 à Damas, en 641 à Alexandrie, en 713 à Tolède. Ayant occupé l'Espagne, c'est le Royaume des Francs qu'ils se sont mis en tête de conquérir.
Grâce sans doute à l'efficacité du baume de Bohême, et peut-être aussi grâce à l'absence de tout docteur, d'Artagnan se trouva sur pied dès le soir même, et à peu près guéri le lendemain.
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
La plupart se croient sur terre pour trouver l'amour, devenir riche, exercer un pouvoir, produire des points de croissance ou laisser son emprunte dans les sables du temps. Les gens qui se savent sur terre pour contempler le ciel, ils sont rares.
La fin du XIXe siècle, remarque Jacques Le Rider, se caractérise par une recrudescence des ouvrages diffamatoires pour le sexe féminin. Après les philosophes, ce sont les psychologues et les biologistes ainsi que les historiens et les anthropologues qui font preuve d'un antiféminisme extrêmement violent.
L'homme est ainsi fait. Il a des blessures qui ne cicatrisent jamais.
Hargneuse, en même temps, à faire avorter des chiennes, et pudibonde comme l'arithmétique, elle accueillait sans trop d'aigreur, dans son lit très pur, les suffrages crépusculaires de quelques boucs épuisés du petit négoce.
Il n'y a rien que nous recevons avec tant de réticence que des conseils.
L'astrologie, la plus noble des sciences.
L'amour est une fumée faite avec la fumée des soupirs.
Dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !
Il est des amitiés circonspectes, qui, craignant de se compromettre, refusent des conseils dans les occasions difficiles, et dont la réserve augmente avec le péril des amis. Mais une amitié véritable ne connaît point ces timides précautions.
Dans ma vie de tous les jours, je porte des jeans, des t-shirts et des baskets. Si je peux aller pieds nus, c'est encore mieux. Mais pour les événements, j'ai un styliste, et en deux heures nous avons choisi une tenue entière.
Ma méthode reste la même : "Apaiser, rassembler, réformer." Apaiser pour rassembler et rassembler pour réformer. Par rapport à beaucoup d'autres pays, nous avons eu trop souvent une approche conflictuelle, clivante et polémique des problèmes. Je suis convaincu qu'au fond d'eux-mêmes, les Français n'en veulent plus.