A partir d'un certain âge, on est moins un homme d'influence en raison du poste qu'on occupe qu'en raison des postes occupés par des amis de jeunesse.
Le goût est une aptitude à bien juger des choses de sentiment. Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût.
L'auteur dramatique fait des pièces comme un figuier fait des figues, c'est-à-dire sans rien y comprendre.
La stupidité est mère du crime. Mais les pères sont très souvent des génies.
Il y aura toujours des pauvres parmi vous, c'est pour cette raison qu'il y aura toujours des riches, c'est-à-dire des hommes avides et durs qui recherchent moins la possession que la puissance.
Le premier des dons de la nature est cette force de raison qui vous élèves au-dessus de vos propres passions et de vos faiblesses, et qui vous fait gouverner vos qualités même, vos talents et vos vertus.
Il est bon, j'en suis convaincu, que la main du poète, avant de se refermer sur le porte-plume, ait caressé longtemps, fut-ce seulement des yeux, les bêtes porte-plumes, porte-poils, porte-vie, porte-songes.
Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité.
L'enfance des gens est un peu comme leurs rêves, intéressante pendant quelques minutes, et puis tout simplement obscure... Elle est toujours bien plus intéressante pour celui qui la raconte que pour celui qui l'écoute.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.
La mode selon laquelle nous pensons change comme la mode selon laquelle nous nous habillons et pour la plupart des gens, il est difficile, sinon impossible, de penser autrement que suivant la mode de leur époque.
Le souvenir des maux est agréable à ceux qui les ont passés, et ajoute quelques douceurs aux félicités dont ils jouissent.
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes.
Si on trouve de l'argent et des potes, et bien, on peut se lancer dans l'aventure. Rozier (réalisateur), c'est le côté artisanal du cinéma français et ce n'est pas un défaut.
Sortez des emplois plus estimé, non plus riche ; les éloges sont préférables aux richesses.
Les mains jointes, il s'abîmait dans la contemplation des mystères du ciel et du bonheur de la terre.
L'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose.
S'aimer les uns, les autres, s'aimer tous. Non pas à des heures fixes, mais toute la vie. Aimer les pauvres gens, aimer les gens heureux, aimer l'inconnu, aimer le prochain qui est au bout du monde, aimer l'étranger qui est tout près de chez vous. Aimer.
Nous voulons la rose, mais pas l'épine. Nous mettons des lunettes vertes et nous disons que le monde est vert.
Nous avons beau - comme l'arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n'avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Nous sommes des musiciens. Nous faisons de la musique pour gagner notre vie. C'est si simple. Rien d'autre ne compte.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
Pour que l'esprit acquière de la facilité, il faut l'exercer à trouver des choses déjà découvertes.
Construire des armes dont nous n'avons pas besoin, qui ne fonctionnent pas, qui ne sont pas nécessaires et qui n'ont pas de mission - ce n'est pas une mauvaise politique, c'est du vol.
Nous sommes tous distraits, parce que nous avons nos rêves ; seul, le perpétuel recommencement des mêmes choses finit par nous imprégner d'elles.
Il y'a des acteurs qui préfèrent prendre la plume, moi je préfère dire le texte des autres. C'est mon métier !
Il est assez facile de trouver des vêtements, mais parfois les femmes ne savent pas comment les mélanger.
Ces gens sont devenus complètement cinglés. Ils font de la politique avec de l'argent et des ordinateurs.
Mais c'est la journée des sales cons chez les Valmont ?
Les oeuvres d'art ne doivent jamais être des proies. Elles constituent le bien commun de l'humanité. Cette vérité est intemporelle.
Le technique qui consiste à isoler du contexte de l'époque des phrases prononcées il y a quinze ou vingt ans n'est pas honnête.
Avant que ne se lève le jour, mille événements naissent, changeant ainsi le cours des circonstances.
C'est la qualité des êtres humains qui importe, et non leur quantité.
La générosité jouit des félicités d'autrui, comme si elle en était responsable.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
Méfiez-vous des autodidactes, surtout lorsqu'ils se vantent de l'être !
Il y a des sots qui sont de toutes les opinions, positivement parce qu'ils ne comprennent les conséquences d'aucune.
Même un enfant sait que la vérité peut être utilisée à des fins trompeuses.
Je respecte l'opinion des particuliers en général et l'opinion des généraux en particulier.
L'égalité, cette chimère des vilains, n'existe qu'entre nobles.
Le craintif présage des malheurs de l'avenir.
L'Académie existe par les écrivains. Le lustre justifié dont elle éclate aux yeux du monde lui vient parfois beaucoup moins des écrivains qui la composent que des écrivains qui sont en dehors d'elle.
La plupart des automobilistes qui téléphonent en conduisant deviennent très vite des automobilistes sans file...
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
S'il est glorieux de faire des conquêtes, il ne l'est pas moins de les garder : l'un est souvent l'ouvrage du hasard, l'autre est un effet de l'art.
Nous attendions notre plaisir de ses péripéties enchaînée, campés hors du temps, dans la fumée des pipes et les relents du marc brutal dont les femmes remplissaient nos verres.
C'étaient des cheveux blonds, d'un blond cendré, d'un blond de poudre, et il y en avait, et ils étaient fin, un brouillard d'or autour de la tête.
Si on veut vivre, il faut prendre des risques.
Nos élus ne cessent de pondre des lois burlesques et une pléthore de fonctionnaires sont commis à la mise en application de règlements abscons, incohérents, souvent courtelinesques.