Il faut travailler avec des gens que vous aimez vraiment.
Mes vêtements ont une histoire. Ils ont une identité. Ils ont un caractère et un but. C'est pourquoi ils deviennent des classiques. Parce qu'ils continuent à raconter une histoire. Ils le disent encore.
Charlie Hebdo est le journal le moins consensuel de l'univers et le moindre des paradoxes n'est pas de le voir susciter à présent le plus consensuel des soutiens.
A Cannes, j'ai connu la fin de l'âge d'or. On est entré dans l'âge des Assedic.
On quitte vite les amis, en fin de compte, c'est moins vrai des femmes que l'on aime. Le plus dur reste la famille, mais, là encore, être rapide est la solution. Sinon, condamnation à perpétuité.
Il ne faut pas s'affliger de n'être pas connu des hommes, mais, au contraire, de ne pas les connaître.
Morgue militaire : la salle des objets troués.
Avoir la puissance, c'est se rendre maître du maître des hommes : l'argent.
Il y avait dans cette légion deux centurions de la plus grande bravoure, qui approchaient déjà des premiers grades, Titus Pulio et Lucius Vorénus. C'étaient entre eux une perpétuelle rivalité à qui passerait avant l'autre...
La libération ne peut résulter que d'une technique. Elle ne peut être obtenue que par des acteurs sociaux dont elle est le but conscient. Il n'y a pas moyen de faire l'économie de la volonté politique.
Dans ma vie, j'ai réchappé à des centaines de catastrophes : contrairement à ce que je craignais, elles ne sont jamais arrivées !
Tous les malheurs des hommes viennent de leur haine d'être seuls.
Dans les négociations de sortie qui sont à venir, Boris Johnson tentera d'obtenir des accommodements sur la question du passeport financier. L'opinion publique européenne jugera ses dirigeants à leur fermeté.
Vous ne pouvez pas vivre avec des regrets.
Quand [Julia Marie Pacino] avait 5 ou 6 ans, nous étions dans un restaurant italien, et des personnes sont venues à table et me demandaient un autographe et elle est partie se cacher sous la table.
J'ai toujours aimé la musique. Avec les Inconnus, nous avions écrit pas mal de chansons. La musique me permet d'explorer un autre univers, d'écrire des choses plus intimes. C'est un format court où l'on peut parler de quelque chose qui n'aurait pas pu faire un film.
La plupart des personnages que j'ai pu interpréter se posaient toujours la même question : qui suis-je ?
Si Dieu existait, il n'y aurait pas de méchants, il n'y aurait que des maladroits.
Si les écrivains étaient des hommes d'affaires efficaces, ils auraient trop de bon sens pour être écrivains.
Le flatteur n'a pas assez bonne opinion de soi ni des autres.
Poésie. Forme d'expression particulière, sur les contrées qui commencent au-delà des magazines.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même !
Les hommes ne sont pas des fourmis. Ils préfèrent la mort à une existence de fourmilière.
Quand une femme a des ambitions (mondaines, intellectuelles, ou professionnelles comme aujourd'hui) et les moyens de les satisfaire, elle est infiniment moins tentée que d'autres d'investir son temps et son énergie dans l'élevage de ses enfants.
Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. La terre tremble et engloutit par centaines des milliers d'humains. Alors il faut faire pousser des fleurs sur sa merde.
La méthode didactique a formé le professeur : parole impérative, démonstration déductive, uniformité dogmatique, référence au texte imprimé. Parce que cet enseignement ne se fonde pas sur la curiosité des élèves, il se soutient par l'autorité - intellectuelle et morale.
Toutes les passions sont exagérées, sinon elles ne seraient pas des passions.
Le luxe est tout ce dont vous n'avez pas besoin, n'est-ce pas ? Il faut de la nourriture, de l'eau, des vêtements, un abri... mais du bon vin, de la bonne nourriture, de beaux intérieurs, de beaux vêtements ; ce ne sont pas des nécessités, ce sont des luxes.
Je ne suis pas Charlie Hebdo. Ce journal anarchiste était l'ennemi direct de notre parti le Front national, et ses journalistes, il y a quelques années, rassemblaient des signatures pour une pétition exigeant notre interdiction. Et tous ces politiciens, qui sont sortis manifester, ce ne sont pas des Charlie, mais des charlots !
- Hé, vous êtes des services secrets n'est ce pas ? - Non, j'attends seulement le sénateur. - Ah, vous attendez le sénateur... Ah pour une réponse, ça c'est trouvé, ha ha... merde... et moi j'attends qu'il y ait du soleil !
Il est certain que l'éventail des opinions exprimables s'est considérablement rétréci.
La conscience fait de nous tous des couards.
Je n'aime que dire des textes. Modestement, je peux dire que c'est ma vocation.
La veillesse, c'est quand on va dans des restaurants où il y a des sommeliers, et non plus dans ceux où il y a des serveuses.
C'est un tort de lire un livre avant d'en faire la critique. Ca donne des préjugés.
Si tu n'as des maîtresses qu'en songe, tu es à l'abri des chagrins et des désillusions.
L'intelligence malhabile et impuissante ne jetait que de solitaires étincelles, qu'une faible lueur dans la monotonie des jours.
Il avait une personnalité très forte, et lorsqu'il racontait ses histoires, les gens étaient littéralement hypnotisés. Jamais il ne laissait indifférent. Chiffonnier ou pas, tout le monde le connaissait. Il ressemblait à certains des personnages que j'incarnerais plus tard au cinéma. Il aurait fait un merveilleux acteur.
Dès que les compétitions perdent leur gracieux caractère de jeux purs, elles sont empoisonnées par des considérations de gain ou de haines nationales.
Quand l'artiste ignore son but, le plus miraculeux des outils ne peut le trouver pour lui.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
On signe toujours des pétitions, et ça ne coûte pas grand-chose, pour ceci, cela, libérer untel, relâcher trucmuche... toujours tout ça à sens unique remarquez bien, toujours pour porter de l'eau à son joli moulin.
Kerviel me fait songer à un Richard Virenque des salles de marchés.
Les films touchent nos coeurs, éveillent notre vision et changent notre façon de voir les choses. Ils nous emmènent ailleurs. Ils ouvrent des portes et des esprits. Les films sont les souvenirs de notre vie. Nous devons les garder en vie.
Je trouve que faire des discours est éprouvant pour les nerfs.
Après tout, notre passion a vu naître les armes, le désastre de la boucherie humaine, la course à la poudre en est le résultat. Mais ajoutez quelques étoiles de couleurs, et nous, artistes, sommes restés pacifiques au fil des siècles.
Ma mère a eu quatre enfants, un avec des besoins spéciaux. Elle avait un travail à temps plein et elle rentrait toujours à la maison et nous préparait le dîner tous les soirs, à partir de rien. C'était incroyable.
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
- Connais tu le maître de la ville de Gongmen ? - Maître Rhino foudroyant ? - Oui. - Fils du légendaire Rhino volant ? - Oui. - Et pourfendeur des 10 000 Serpents de la vallée du Malheur ? - Il est mort. - Oh malheur !
La naissance est tout ; ceux qui viennent au monde pauvres et nus sont toujours des désespérés.