Un jour, peut-être au beau milieu de nos actions de bienfaisance, ou bien à la fin des temps géologiques, la dernière grue claironnera ses adieux et montera pour la dernière fois en spirale vers le ciel du grand marais.
La préoccupation de la mort, c'est comme une nacelle d'où l'on peut voir, de haut, le petit monde.
L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe.
Le bonheur, on ne sait jamais très bien où il commence si on sait où il finit.
Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.
Un miroir est une surface polie, faite pour réfléchir, mais parfois bien impolie quand elle vous fait réfléchir.
- Salut... - Salut mon grand ! Hum j'ai fait un mauvais trip avec ce sirop - Oui je sais, tiens si on te demande tu diras que c'est un chien d'aveugle... - Où est...? - Elle est rentrée ! - Je [...] â–º Lire la suite
Toute vie est bien entendu un processus de démolition.
L'on est bien faible quand on est amoureux.
Il doit bien y avoir un moyen de s'échapper de cet enfer... il y en a sûrement un, en dehors du sommeil et des rêves...
Au fond, quelle différence y a-t-il entre mourir brûlé et attendre que le temps allume cet autre bûcher qu'est la vieillesse, la maladie ?
La vie éternelle ne commence-t-elle pas lorsque la dépouille se dissout,se laisse avaler par la terre, digérer par elle, et retourne ainsi dans le grand cycle de la nature ?
Si vous n'avez pas le temps pour les petites choses, vous n'aurez pas le temps pour les grandes non plus.
Le voyageur observera ces différentes variations et créera sa propre échelle de valeurs de façon aussi personnelle, aussi indépendante du temps et des circonstances, aussi près de l'absolu que possible.
La science de l'ignorant, c'est de reprendre les choses bien dites.
Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être.
A force d'oublier, on se sépare de soi, c'est une mutilation ; il ne nous reste plus alors que notre pauvre petit présent...
La beauté est un fragment d'éternité que le temps finit toujours par détruire.
Deux erreurs à ne pas faire : aimer ou détester son corps. Y être accroché ou vouloir le supprimer. Narcissisme et haine de soi, argent et suicide ; même substance.
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
Bals publics : Oh, les tendres aveux murmurés entre gens qui ne se connaissaient pas le matin ! 14 Juillet ! Sois béni, car tu fais gagner joliment du temps aux amoureux.
Les temps désespérés engendrent des mesures désespérées.
Je suis sur terre pour faire quelque chose d'utile, il faut faire le job, jouer au bon petit soldat.
Tout homme est capable de faire du bien à un homme ; mais c'est ressembler aux dieux que de contribuer au bonheur d'une société entière.
Le temps veut fuir, je le soumets.
Et quand je vois passer un chat je dis : "Il en sait long sur l'homme".
Tout passe par le sexe, parce que c'est la chose animale qui nous rattache les uns aux autres.
Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles soient, et non parce qu'on a vu qu'elles sont en effet.
Pour bien apprécier le vin, il faut de l'odorat, un sens du goût suffisamment développé et un oeil pour la couleur. Tout le reste n'est qu'expérience et goût personnel.
Vivement que je passe l'arme à gauche, car je commence à avoir le bras droit pas mal fatigué.
En amitié, il importe de se fâcher à temps pour n'avoir point à se montrer ingrat.