Clown : A été disloqué dès l'enfance
Le prétexte ordinaire de ceux qui font le malheur des autres est qu'ils veulent leur bien.
Dans le coeur humain, il y a des cordes qu'il est préférable de ne pas faire vibrer.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
Depuis des siècles, l'homme entretient avec l'homme un seul et même monologue.
Y-a-t-il encore place aujourd'hui pour des utopies après tant et tant de crimes perpétrés en leur nom ?
Rien n'est plus mystérieux que nos raisons d'aimer : qu'est-ce qui motive notre choix ? Qu'est-ce qui dirige nos recherches ? Y a-t-il même des recherches et un choix ? Ou seulement le hasard de l'espièglerie des dieux...
Dans la lutte des idées, ce sont les hommes qui périssent.
Soyez au-dessus des louanges et des blâmes mesquins que distribue le monde.
Il y a des moments où l'on ne peut s'empêcher de faire des bêtises : cela s'appelle l'enthousiasme.
Le cinéma français, c'est une colonie de fourmis qui filme des fourmis.
Il est des femmes pour qui les derniers outrages seraient les premières politesses.
Au théâtre ou dans la littérature, plus les gens attendent des choses, plus il faut leur donner le contraire.
Il y a des critiques qui ne parlent que des livres qu'on va faire.
Les Français sont et resteront des ânes.
Des fois, j'ai pensé mettre fin à mes jours. Mais je ne savais jamais par lequel commencer.
À la fin du XVIIIe siècle, la torture sera dénoncée comme le reste des barbaries d'un autre âge : marque d'une sauvagerie qu'on dénonce comme « gothique ».
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un mondeQui chante au fond de moi au bruit de l'océanM'en voudrez-vous beaucoup si la révolte grondeDans ce nom que je dis au vent des quatre ventsMa mémoire chante en sourdine: Potemkine.
Parfois on dit : "On aurait presque pu... " Là, c'est la phrase triste des adultes qui n'ont gardé en équilibre sur la boîte de Pandore que la nostalgie.
Ces français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous.
Les hommes du monde sont jaloux entre eux, à la manière des femmes.
Il faut avoir le courage de reconnaître que le nazisme a commis des erreurs. Envahir la Pologne au lieu de la Suisse, c'est comme habiter en face de la banque centrale et braquer le kebab.
Prenez des risques calculés. Agissez avec audace et de manière réfléchie. Soyez une entreprise agile.
Il est des êtres si proches qu'on n'imagine pas leur écrire, comme si les lettres étaient réservées aux absents. On ne songe pas à leur dire combien on les admire ou combien on les aime. Un jour, il est trop tard...
On commence toujours à pardonner à un lieu dès qu'on le quitte.
Ce sont des parents. Ils sont tous fous.
Je serai impitoyable dans la réduction des déchets, la rationalisation des structures et l'amélioration de l'efficacité.
Si les hommes sont honnêtes, tout ce qu'ils font et partout où ils vont, c'est pour avoir une chance de voir des femmes.
Lorsque mon fils Noah sera à l'école avec ses amis qui lui montreront des photos de moi en bikini, il sera horrifié.
Le bonheur d'être actrice, c'est de retrouver des personnages, d'aller le plus loin possible et puis les prix c'est du bonheur, mais avant tout, le travail.
La cérémonie des César, ça m'a toujours fait chier
À la différence des richesses matérielles, dont chaque pays jouit pour lui seul, les valeurs spirituelles obéissent à d'autres lois. Aucun peuple ne les crée pour lui seul.
Montaigne associe la décadence de Rome au développement des arts, des sciences et des lettres, au raffinement de sa civilisation.
Les grandes guerres modernes sont la conséquence des études historiques.
Tu dis que tu appréhendes de mourir ; tu crains donc de faire une dernière fois ce que tu fais tous les jours, car tu commences à mourir dès que tu commences à vivre.
Instruire un sot, c'est recoller des tessons.
La politique : des courses de chevaux de Troie.
La vanité populaire est plus fière des légendes qu'elle crée que de celles qu'on lui impose et, partant, elle admire davantage ses champions que ses grands hommes.
Le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées : le Beau est d'autant plus beau qu'on parle de lui, le Bien est d'autant moins bien qu'il en est question.
La misère des idées dans les intérieurs riches arrive parfois à vous apitoyer.
L'homme adulte ne se caractérise pas comme celui qui a des relations sexuelles mais comme celui qui a des relations sociales : on peut parvenir en culottes courtes jusque dans l'intimité d'une fille, mais il faut des pantalons pour aller dans le monde.
Les mots peuvent causer de la confusion et créer des enchevêtrements ; mais l'absence de mots engendre une obscurité totale.
Spinoza fait partie de ces penseurs privés, qui renversent les valeurs et font de la philosophie à coups de marteau, et non pas des professeurs publics, ceux qui ne touchent pas aux sentiments établis, à l'ordre de la morale et de la police.
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
Chaque année, à date fixe, ils tiennent leurs assises en un lieu consacré, dans le pays des Carnutes, qui passe pour occuper le centre de la Gaule.
Mais le rire n'est pas autant qu'il semble un contraire des larmes : l'objet du rire et l'objet des larmes se rapportent toujours à quelque sorte de violence, interrompant le cours régulier, le cours habituel des choses. Les larmes se [...] ► Lire la suite
Pour se faire comprendre des gens, il faut d'abord parler à leurs yeux.
Un dirigeant sage devrait s'appuyer sur ce qui est sous son propre contrôle, et non sur ce qui est sous le contrôle des autres.
Les armes nucléaires et autres armes sont le moyen de protéger notre souveraineté et nos intérêts légitimes, et non le moyen de se comporter de manière agressive ou de réaliser des ambitions impériales inexistantes.