L'art n'a jamais été du côté des puristes.
L'envieux maigrit de l'embonpoint des autres.
Les vraies femmes de lettres sont des phénomènes. Leur rareté fait leur prix.
A force de bonté, il y a des gens qui finissent par être méchants.
L'orgueil est un plaisir de la nuque. La vanité est un plaisir des reins.
Les hommes devraient être comme des kleenex : doux, forts et jetables.
Une des choses remarquables de la vie, c'est que rien ne va jamais tout-à-fait mal. Tout peut toujours empirer.
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
Nous ne devons pas permettre que notre respect pour les morts ou notre sympathie pour les vivants nous conduisent à un acte d'injustice envers l'équilibre des vivants.
Les habitants des fleuves connaissent la vie des poissons. Les montagnards connaissent le chant des oiseaux. Les habitants des fleuves vivent du fleuve. Les montagnards vivent de la montagne.
Y'a pas de pédagogie, y'a que des pédagogues.
Lire, c'est déjà le début du doute. C'est déchiffrer, lettre par lettre, mot par mot, toutes les incongruités des conceptions humaines.
Les hommes ne sont pas les esclaves des dieux ou d'un Dieu ; ils sont les esclaves du temps. C'est le temps, seul, qui est éternel.
Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions.
La sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
Le théâtre doit faire des propositions qui permettent d'appréhender le chaos de la langue des médias et des modes. Sa langue doit être un foyer de réflexion.
Dès lors que l'on jette sa vie à tous les vents, on découvre des choses qu'on avait jamais soupçonnées, qu'on ne peut apprendre en nulle autre circonstance.
La vengeance n'est pas un mobile ignoble lorsqu'elle sert à des fins utiles.
Ce qu'est le charbon à la braise et le bois au feu, l'homme colère l'est pour allumer des disputes.
Il n'y a pas d'amis : il y a des moments d'amitié.
La peau se souvient. Nous sommes des êtres de tissu.
Le supplice pénal ne recouvre pas n'importe quelle punition corporelle : c'est une production différenciée de souffrances, un rituel organisé pour le marquage des victimes et la manifestation du pouvoir qui punit ; et non point l'exaspération d'une justice qui, [...] ► Lire la suite
L'histoire de la lutte des races fait apparaître que la lumière - ce fameux éblouissement du pouvoir - n'est pas quelque chose qui pétrifie, solidifie, immobilise le corps social tout entier, et par conséquent le maintient dans l'ordre, mais est, [...] ► Lire la suite
Être père c'est avoir des responsabilités. Pas juste pour ta famille principale, mais aussi pour la famille secrète au Danemark dont personne n'est au courant.
Dès qu'il y aura du sang versé, on ne sera plus Robin des Bois, mais une bande de crétins.
L'insouciance a rejoint la dignité au cimetière des illusions perdues.
Le secret du pouvoir ? Un vagin puissant et confiant. Les hommes ont peur des vagins.
Quand vous venez d'ailleurs, vous voyez des choses que ceux qui sont plus familiers avec l'environnement ne remarquent plus.
La recrudescence des psychoses et des névroses n'a peut-être pas d'autre origine que le refus de mettre les morts à leur place.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
Le vin ordinaire, l'eau potable des Français.
Si l'on veut faire du concret, si l'on veut faire du vrai, il faut pouvoir faire travailler ensemble des gens différents.
Le public ne sait pas que derrière les paillettes et le maquillage se cachent parfois des batteries d'anxiolytiques, des hospitalisations discrètes, des ulcères et des crises, des errances... des malaises cardiaques avant cinquante ans.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.
Je joue des gens qui ont des problèmes, placés face à des contradictions, c'est ce qui m'amuse le plus.
C'est une des superstitions de l'esprit humain d'avoir imaginé que la virginité pouvait être une vertu.
Les rêves des philosophes ont de tout temps suscité les hommes d'action qui se sont mis à l'oeuvre pour les réaliser. Notre pensée crée l'avenir.
Bientôt, il n'y aura plus de criminels, rien que des malades ; plus d'opposants, rien que des délinquants ; plus de déviants, rien que des tordus.
Les proverbes sont les lampes des mots.
Celui qui s'appuie sur des mensonges se repaît de vents, et il court après des oiseaux qui volent.
Le plus grand des péchés est celui que le pécheur considère comme ordinaire.
Les films que je réalise sont des sortes de reflets de la violence dans notre société. L'inattendue violence quotidienne que tout le monde est obligé de subir.
Il est rentré sans fesses dans le souk des péteux.
Je suis la manivelle des pauvres : je leur remonte le moral.
Le coeur n'a jamais de rides. Il n'a que des cicatrices.
Ah ! Triste sort des hommes : leur bonheur est pareil à un croquis léger : vient le malheur, trois coups d'éponge humide, c'est en fait du dessin.
Le sens de mes mots provient des maux de mes sens.
Il y a des choses plus importantes que soi-même. Par exemple la patrie.
L'inégalité des sexes reste en fait le plus grand démenti à l'universalité des droits de l'homme dans leur sens le plus fondamental. Il faudrait pouvoir lutter partout dans le monde contre l'apartheid sexuel.