Lire, c'est déjà le début du doute. C'est déchiffrer, lettre par lettre, mot par mot, toutes les incongruités des conceptions humaines.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
Bien... alors voilà... euh... il s'agit de... de d'une... il s'agit d'une histoire... euh, c'est à dire qu'en fait il s'agit plus d'un... concept d'histoire, plus que une histoire à proprement parler, c'est-à-dire que c'est une histoire qui n'est... le [...] ► Lire la suite
Avoir le sens critique, c'est déclarer en trois lignes qu'une pièce ou qu'un livre est une oeuvre admirable - mais c'est avoir besoin d'une colonne entière de journal pour expliquer qu'une chose est mauvaise.
Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ?
Le doute et la peur sont les auxiliaires des grandes initiatives.
Qui ne doute pas acquiert peu.
Notre espoir est que la lecture élémentaire de bandes dessinées mènera à la joie de lire de bons livres.
Pour tenter de donner un peu de réalité à ces données statistiques abstraites, je vous propose, cher lecteur, chère lectrice, de découvrir le nombre d'animaux qui sont abattus dans le monde pendant le temps qu'il vous faut pour lire cette [...] ► Lire la suite
Le doute amène l'examen et l'examen la vérité.
Les critiques que l'on nous adresse ne sont rien à côté de celles que nous nous faisons. C'est que nous créons dans le doute et qu'ils écrivent en toute certitude.
Vivant depuis longtemps sous le règne de l'imitation, nous avons sans doute exigé d'être limités pour nous venger.
La culture, c'est ce qui reste quand le journal TV est terminé !
Au début de tout ce qui sort de l'ordinaire, la masse du peuple n'aime toujours pas ça.
Un pays qui ne sait ni lire ni écrire est facile à tromper.
L'amour donne de l'esprit aux gens bêtes. C'est sans doute celui qu'il ôte aux gens d'esprit.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Savourer encore quarante pages de Mustang, c'est un meilleur rapport qualité-prix que pour tant d'oeuvres littéraires qu'on se doit de lire sous peine de délabrement intellectuel. Aujourd'hui comme hier, c'est bon de mépriser la prescription.
L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran.
Quelqu'un peut lire les ouvrages de Marx, les savoir par coeur, les réciter à l'envers, mais s'il n'aime pas le peuple laborieux, rustre, inculte, et qu'il se croit supérieur aux travailleurs, il ne sera pas du tout marxiste.
Si un jour je meurs et qu'on m'ouvre le coeur, on pourra lire en lettres d'or : je t'aime encore.
Un gouvernement serait éternel à la condition d'offrir, tous les jours, au peuple un feu d'artifice et à la bourgeoisie au procès scandaleux.
Aucun doute le chien est fidèle. Mais nous faut-il, pour cela, prendre exemple sur lui ? Il est fidèle à l'homme, non pas au chien.
Ceux qui veulent être écrivain lisent les critiques, ceux qui veulent écrire n'ont pas le temps de lire les critiques.
Comprendre constitue le début de l'approbation.
Au début de ma vie, Dieu m'a donné une ardoise propre.
Si l'âme parvient à être immortelle, c'est sans doute parce qu'elle est invisible.
Si vous m'avez compris, c'est sans doute que je me suis mal exprimé !
Le doute est un poison pour la conviction et un aliment pour la foi.
Je peux lire dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon coeur. Un jour peux venir où le courage des hommes faillira où nous abandonnerons nos amis. Mais ce jour n'est pas arrivé ! Ce sera l'heure des loups [...] ► Lire la suite