La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde, c'est la mort.
C'était comme un monde nouveau ouvert à moi, le monde de la science, que je pouvais enfin connaître en toute liberté.
La mort a tué trop d'hommes pour être inhumaine.
Sur tout l'onde éternelle étale son glacis. La vie la mort sont une même flamme.
Je vivais en homme qui désire la mort mais n'a pas le courage de se la donner.
La mort c'est la fin de tout, c'est la cassure définitive et l'impossibilité totale d'obtenir la moindre réponse à la plus petite question.
S'il y a quelque chose qui relie l'humain au divin, c'est le courage de s'en tenir à un principe quand tout le monde le rejette.
Il existe seulement deux familles dans le monde : ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas.
Le jardin le plus fertile au monde est un cerveau d'enfant. Il suffit d'y semer un mot pour y voir verdoyer une forêt de songes.
Il faut se méfier des ingénieurs, ça commence par la machine à coudre, ça finit par la bombe atomique.
Tout le monde n'est peut-être pas bon, mais il y a toujours quelque chose de bon en chacun. Ne jugez personne de sitôt car chaque saint a un passé et chaque pécheur a un avenir.
Il n'y a pas que de doctrine vraie en art, parce qu'on se lasse de tout et que l'on finit par s'intéresser à tout.
- Tu ne veux pas plutôt arrêter ? À quoi ça sert de s'obstiner ? Ne me regarde pas avec cet air ahurit. Je ne voudrais pas que tu le prenne mal mais je ne peux plus avec toi c'est tout. Pour [...] ► Lire la suite
La vocation du théâtre est, à mes yeux, la plus basse des misères de ce monde abject et la sodomie passive est, je crois, un peu moins infâme.
Il n'est pas une chose au monde que je connaisse si peu que moi-même.
N'est-ce pas là une parfaite image de la vie et de la mort ? Un poisson qui gigote sur le tapis, puis qui ne gigote plus sur le tapis.
C'est un bien petit espace qui sépare les vivants des morts. La preuve : vous pouvez le franchir en quelques secondes.
Dans un grain de sable voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis.
Le jardin c'est la plus petite parcelle du monde et puis c'est la totalité du monde. Le jardin c'est depuis le fond de l'Antiquité, une sorte d'hétérotopie heureuse et universalisante.
Ma mère gémissait ! Mon père pleurait.Et je bondis dans ce monde dangereux :Impuissant, nu et criard ;Comme un démon caché dans un nuage.
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
Les larmes du monde sont immuables. Pour chacun qui se met à pleurer, quelque part un autre s'arrête. Il en va de même du rire. Ne disons pas de mal de notre époque, elle n'est pas plus malheureuse que les précédentes. N'en disons pas de bien non plus. N'en parlons pas.
Le seul qui pense que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak est Bush.
J'aime le lit, c'est le seul endroit où, comme le chat, je puis faire le mort en respirant tout en étant vivant.
Je n'ai jamais aimé le monde qui m'entourait tel qu'il était.
Le buffle laisse sa peau en mourant, l'homme mort laisse sa réputation.
Celui qui ne veut agir et parler qu'avec justesse finit par ne rien faire du tout.
Qu'est-ce que le monde deviendrait s'il pouvait un jour donner une réponse à toutes les questions qu'il se pose ? Aussi longtemps qu'il faudra chercher, la vie sera supportable...
L'homme connaît le monde non point par ce qu'il y dérobe mais par ce qu'il y ajoute.
Le monde visible n'est que le miroir de la volonté.
Ce concombre est amer ? Jette-le ! Il y a des ronces dans le chemin ? Détourne-toi ! C'est tout ce qu'il faut. Ne dis pas à ce sujet : "Pourquoi ces choses-là se trouvent-elles dans le monde ?"