Broche - Instrument de cuisine que des femmes attachent à leur corsage.
On aimerait tant pouvoir inventer le dragon qui fera de nous des princes charmants.
Le plus grand des péchés est celui que le pécheur considère comme ordinaire.
J'attends rien des hommes à part Shenmue.
On cède souvent à une demande par pure amitié sans avoir besoin d'y être décidé par des motifs ou des raisonnements.
La guerre m'est odieuse. Elle exalte les faibles d'esprit. C'est le règne des fanatiques, des menteurs, des lâches, des paresseux, des hypocrites.
Les hommes sont des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue.
Toutes les guerres sont enfantines et livrées par des enfants.
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix.
Commettre deux fois la même erreur : c'est l'une des faiblesses que l'être humain a le plus de mal à éviter.
Au temps heureux des cadrans solaires, il n'y avait pas l'ombre d'une exactitude.
C'est la superstition qui a fait immoler des victimes humaines, c'est la nécessité qui les a fait manger.
L'étude des mathématiques, en comprimant la sensibilité et l'imagination, rend quelquefois l'explosion des passions terrible.
La conquête est un hasard qui dépend peut-être encore plus des fautes des vaincus que du génie du vainqueur.
Le vin ordinaire, l'eau potable des Français.
Se savoir autre, admettre les différences, ne prétendre ni imposer sa façon d'être, ni copier celle des autres, c'est une sagesse à laquelle il est devenu audacieux d'aspirer.
La souffrance est la douleur des contraintes. Un atome de pur plaisir, aussi petit soit-il, peut le tenir à distance.
J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui était un champion de la paix et des droits de la personne.
Chômons dès aujourd'hui pour mieux chômer demain !
Dieu ne nous a point donné un coeur pour nous haïr et des mains pour nous égorger.
Nous continuons à demander des conseils à ceux qui ne nous en ont jamais donné que de mauvais.
On ne peut vivre dans le monde qu'avec des illusions ; et dès qu'on a un peu vécu, toutes les illusions s'envolent.
L'économie est une science qui est seulement à la portée des riches.
Les Psychologues me font souvent penser à des horloges habiles à monter et à démonter une montre et qui oublieraient de regarder l'heure qu'elle marque.
La vieillesse serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois la consoler.
Imaginons, que nous autres occidentaux, soyons une tribu d'Amazonie et que nous soyons découverts par des ethnologues. Comment nous verraient-ils ?
Les snobs (déformation des mots "sine nobilitate") sont par définition des gens sans noblesse qui essaient d'imiter les grands.
La langue prompte des femmes est l'escalier par lequel arrive le malheur.
Quand ils sont au gouvernement, ils ne trouvent pas de solution, vous les mettez dans l'opposition et tout d'un coup ils ont des idées !
Qu'est notre imagination, comparée à celle d'un enfant qui veut faire un chemin de fer avec des asperges ?
Sur le champ de bataille, exactement comme sur le stade, les hommes qui se battent sont les joueurs de deux équipes rivales : ils ne sont pas des ennemis, ils sont des adversaires.
Les gens sont offensés par les campagnes pour les droits des animaux. C'est ridicule. Ce n'est pas aussi grave que la mort massive d'animaux dans une usine.
Je représente ce que Al-Qaïda craint le plus : la modération, la démocratie, les droits des femmes, l'information, et la technologie.
En général, tout savoir acquis par des gens moralement frustres et faibles offre le danger de les gonfler d'orgueil.
Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
L'amour a la vertu de dénuder non pas deux amants l'un en face de l'autre, mais chacun des deux devant soi-même.
Les hommes manquent plus de conquêtes par leur maladresse que par la vertu des femmes.
L'Evangile est un livre qui ne se fermera jamais et qui s'écrit tous les jours dans le coeur des contemplatifs.
Mais la liberté est comme la vérité : presque personne ne l'aime pour elle-même, et cependant, par l'impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
Avez-vous remarqué que dans un escalier, si l'on monte, on a l'état d'âme des amoureux ; si l'on descend, celui des gens mariés.
Solitude. C'est le prix que l'on paie à se différencier des autres.
Ce sont des voix qui restent en dernier, tout comme c'est la voix souvent qui, comme un parfum, précède et annonce l'entrée physique de quelqu'un dans votre vie.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
La gentillesse, ce n'est pas de la sollicitude qui est de vouloir faire du bien aux gens malgré eux. Ce n'est pas non plus du respect, qui est l'empathie régie par des règles. La gentillesse est à mi-chemin entre les deux.
Quand vous venez d'ailleurs, vous voyez des choses que ceux qui sont plus familiers avec l'environnement ne remarquent plus.
Ceux que nous appelions des brutes eurent leur revanche quand Darwin nous prouva qu'ils étaient nos cousins.
La noblesse aurait subsisté si elle s'était occupée davantage des branches que des racines.
Les sentiments qu'une mort inopinée réveille dans nos coeurs sont des sentiments d'une journée, comme si la mort elle-même devait être l'affaire d'un jour.
Sécurité sociale. Depuis le tonneau des Danaïdes, on n'a pas trouvé mieux.
Il ne faut pas confondre les pessimistes et les déçus. Les déçus, eux, ont des preuves.