Si je deviens centenaire, je me lèverai chaque matin pour lire les faire-parts nécrologiques des journaux, si mon nom n'y est pas, je retournerai me coucher.
Commettre deux fois la même erreur : c'est l'une des faiblesses que l'être humain a le plus de mal à éviter.
Les vraies femmes de lettres sont des phénomènes. Leur rareté fait leur prix.
Le langage des philosophes est un langage déjà déformé comme des chaussures trop étroites.
Quand on s'habitue à chercher son bien-être dans ses propres efforts, on s'élève dans sa propre opinion comme dans celle des autres.
La recrudescence des psychoses et des névroses n'a peut-être pas d'autre origine que le refus de mettre les morts à leur place.
Apprends à pleurer joliment ; c'est un de nos précieux secrets, à nous, les femmes. On obtient ce qu'on veut des hommes avec de beaux yeux humides.
Il est des heures vides, creuses, qui portent en elles le destin.
La politique ne peut plus promettre des lendemains qui chantent et repousser toujours la résolution des problèmes du quotidien.
Que suppose l'art culinaire ? La connaissance des herbes, des fruits, des baumes et des épices et de tout ce qui soigne et est doux dans les champs et dans les bois.
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
Le génie est la capacité de parvenir à des concepts indépendants qui devraient normalement être enseignés par une autre personne et de les comprendre.
Les habitants des fleuves connaissent la vie des poissons. Les montagnards connaissent le chant des oiseaux. Les habitants des fleuves vivent du fleuve. Les montagnards vivent de la montagne.
Dans la vie, c'est pas tout d'avoir des bagages, encore faut-il savoir où les poser.
Elle peint son visage pour cacher son visage, ses yeux sont une eau profonde, la geisha est l'artiste d'un monde flottant, elle danse, elle chante, elle vous diverti, tout ce que vous voulez, le reste ce sont des ombres, le reste c'est un secret.
Dans les écoles, on apprend des quantités de dates de batailles ridicules, des noms d'anciens rois tout aussi absurdes... mais, de l'homme, on ne sait rien !
C'est bizarre, ce qui se passe avec les vieux livres... A la différence des autres, ce sont eux qui te choisissent.
La devise des mousquetaires était : "Un pour tous, tous pour un...". Celle des politiques est : "Un pour tous et tous pour moi...", ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Au cours des vingt-cinq dernières années, le partage de tout ce qui a été produit par les Français s'est modifié de la façon la plus brutale qui soit. Dix points de la richesse totale produite sont passés de la poche [...] ► Lire la suite
Que je brûle en enfer si je laisse cet espèce de fils de pute d'étranger suceur de cul avec ses boots en croco faire des graffitis sur nos murs et voler l'âme de tous mes amis pour la chier dans les toilettes visiteurs.
Ceux qui sont pour la liberté et contre l'agitation sont des gens qui veulent avoir la pluie, mais pas le tonnerre.
L'histoire des peuples dans l'histoire, c'est l'histoire de leur lutte contre l'État.
Quand on possède le goût des gens exceptionnels, on finit toujours par en rencontrer partout.
Seuls les psychologues inventent des mots pour les choses qui n'existent pas !
Il est bien des endroits ou la pleine franchise Deviendrait ridicule et serait peu permise.
Au temps heureux des cadrans solaires, il n'y avait pas l'ombre d'une exactitude.
La nature plante des bananes et, en toute bonté, les fait mûrir, quand soudain un autochtone arrive, tend la main et satisfait son appétit.
A force de bonté, il y a des gens qui finissent par être méchants.
Souvent on est insensible aux problèmes des autres quand, soi-même, on est malheureux.
La chose la plus commune, dès qu'on nous la cache, devient un délice.
La clarté est la politesse des professeurs.
L'absence totale d'humour dans la Bible est une des choses les plus étranges de toute la littérature.
Arrêtez d'aller voir des choses que vous connaissez déjà, intéressez-vous à ce que vous ne connaissez pas.
Je sais que le monde attend de moi des superpuissances et ce sera une grande déception.
Je tente de transmettre les sentiments non par des signes stéréotypés ou des expressions forcées, mais plutôt par des positions du corps.
Nous sommes tous des immigrés, il n'y a que le lieu de naissance qui change.
Même quand l'oiseau marche on sent qu'il a des ailes.
La sagesse des vieillards, c'est une grande erreur. Ce n'est pas plus sages qu'ils deviennent, c'est plus prudents.
Si pauvre type que soit tel prêtre, il a toujours la supériorité sur la plupart des autres hommes de n'être pas marié.
Ah ! Triste sort des hommes : leur bonheur est pareil à un croquis léger : vient le malheur, trois coups d'éponge humide, c'est en fait du dessin.
Personne ne résiste bien longtemps à la cruelle lucidité du regard des morts.
Lire, c'est déjà le début du doute. C'est déchiffrer, lettre par lettre, mot par mot, toutes les incongruités des conceptions humaines.
S'accepter tel que l'on est voilà une des sagesses à acquérir.
La sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
La tournure des gens est si ambiguë qu'il suffit de se montrer tel qu'on est pour vivre ignoré et caché.
Qu'est notre imagination, comparée à celle d'un enfant qui veut faire un chemin de fer avec des asperges ?
J'ai donné pour les moteurs de chariots les descriptions que je pouvais, en fonction du temps et de l'espace que je pouvais m'autoriser ; mais c'est très imparfait et ne peut servir qu'à empêcher d'autres gens de déposer des brevets similaires.
L'argent ne veut rien dire pour moi. J'ai gagné beaucoup d'argent, mais je veux profiter de la vie et ne pas me stresser pour créer mon compte bancaire. Je donne beaucoup et je vis simplement, la plupart du temps dans une valise dans des hôtels. Nous savons tous qu'une bonne santé est beaucoup plus importante.
Nous ne devons pas permettre que notre respect pour les morts ou notre sympathie pour les vivants nous conduisent à un acte d'injustice envers l'équilibre des vivants.
Si vous ne voulez pas qu'on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d'être lues ou faites, des choses qui valent la peine d'être écrites.