Plusieurs personnes sentent mauvais : obligées de vivre ensemble, elles conviennent de porter des odeurs fortes. Voilà en partie la politesse.
Je n'ai vu dans le monde que des dîners sans digestion, des soupers sans plaisir, des conversations sans confiance, des liaisons sans amitié et des coucheries sans amour.
Dès qu'on quitte l'adolescence, on est censé devenir raisonnable on admet que l'amour doit avoir des limites. Et on cesse ainsi d'aimer complètement.
La liste des problèmes sociaux qui iront de mal en pis avant de s'arranger risque fort de s'allonger avant de diminuer.
L'enfance est le trou noir où l'on a été précipité par ses parents et d'où l'on doit sortir sans aucune aide. Mais la plupart des gens n'arrivent pas à sortir de ce trou qu'est l'enfance, toute leur vie ils y sont, n'en sortent pas et sont amers.
Qu'est ce que la justice ? La même chose pour tous ? Dieu nous donne à tous, également, la vie puis la mort. Le reste dépend des hommes et des circonstances.
Une orange dans la rue : où elle est pourrie, où il y a des vers.
Il doit bien y avoir un moyen de s'échapper de cet enfer... il y en a sûrement un, en dehors du sommeil et des rêves...
L'art, c'est la façon humaine de disposer le sensible ou l'intelligible à des fins esthétiques.
Janvier prend la neige pour châle,Février fait glisser nos pas,Mars de ses doigts de soleil pâle,Jette des grêlons aux lilas.
Qui va apaiser nos maux ? J'ai vu la peur apparaître dans les yeux des gens normaux.
Le travail sur l'ego va être une des premières épreuves capitales de la traversée...
L'audace réussit à ceux qui savent profiter des occasions.
Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante.
Pour parler de la guerre Il n'y a que des larmes.
Dès qu'on parle une langue étrangère, les expressions du visage, des mains, le langage du corps changent. On est déjà quelqu'un d'autre.
La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d'elle.
Ce qui est admirable, ce n'est pas que le champ des étoiles soit si vaste, c'est que l'homme l'ait mesuré.
En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés.
Il y a des femmes qui se jettent à votre cou comme elles se lancent à la tête d'un cheval... Pour vous faire croire que vous êtes emballé.
Je voudrais travailler dans un magasin de rêve où l'on ne vendrait que des choses imaginaires.
On se protège des autres au lieu de se protéger de soi-même.
Que les peuples soient les uns aux autres des débouchés permanents ; que leurs relations ne puissent être rompues sans leur infliger la double souffrance de la privation et de l'encombrement, et ils n'auront plus besoin de ces puissantes marines [...] ► Lire la suite
Je suis né et j'ai grandi dans le ghetto, à l'aide sociale, à deux minutes des sans-abri.
Les gens oublient que Mozart a écrit pour des commissions. Il y a une chose en psychologie où ils pensent que si c'est populaire, cela ne peut pas être sérieux.
T'entendre chanter quand tu cuisinais, parler des heures avec tes amies, nous expliquer patiemment un devoir ou même crier à Papa qu'il doit se dépêcher nous manquera infiniment ... mais cette voix si douce et jamais plaintive restera pour toujours dans nos coeurs.
La gastronomie est devenue mondiale et il est important que la cuisine française soit portée par des chefs.
Ce n'a jamais été bien de raccommoder les vêtements. Jetez-les quand ils ont des trous et achetez-en de neufs. Raccommoder, c'est antisocial.
La montagne est déconcertante. Son paysage est plissé et secret. Les mots et les habitudes butent sur le passage des cols.
Comme l'a dit un jour le rusé Henry Kissinger, "l'Amérique n'a pas d'amis ou d'ennemis permanents, elle n'a que des intérêts". Et depuis que Roosevelt a accepté en 1945 de soutenir militairement l'Arabie Saoudite, ce pays riche et déconcertant constitue l'un de nos principaux centres d'intérêt au Moyen-Orient.
Méfie-toi de la dictature qui sommeille, le bruit des bottes est un mauvais réveil.
Si vous voulez comprendre le vent, écoutez le bruit des pins.
On a toujours la possibilité de se défendre contre la haine, la médisance, la jalousie. On ne peut rien contre les bons sentiments. Ils paralysent les forces vives comme la glu colle les pattes des mouches trop aventureuses.
Si la solitude sépare, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
Dès qu'il y a des gens qui bougent, les immobiles disent qu'ils fuient.
La nature est pour nous un dictionnaire, nous y cherchons des mots.
Le non de quelques-uns plaît davantage que le oui des autres. Le refus accompagné de douceur et de civilité satisfait davantage un bon coeur qu'une grâce qu'on accorde sèchement.
On fait des reproches à un amant ; mais en fait-on à un mari, quand on n'a qu'à lui reprocher de n'avoir plus d'amour ?
Le pire des défauts est de les ignorer.
L'humeur des juges n'entre pas dans le code pénal.
Le centre n'est pas toujours au milieu ; à preuve le chauffage central qui est toujours le long des murs.
L'art abstrait est fait par des gens qui n'ont pas de talent, vendu par des escrocs et acheté par des ignares.
On sera jamais des standardsDes gens bien comme il faut
Noël: la seule période de l'année où vous pouvez vous asseoir devant un arbre mort en train de manger des bonbons en chaussettes.
Le désir sexuel est une faim de l'autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque.
Les actes ne sont-ils pas des témoignages plus dignes de foi que les paroles ?
Vivre, c'est naître lentement. Il serait un peu trop aisé d'emprunter des âmes toutes faites !
Définir le rôle des amuseurs : celui de la goutte de citron sur l'huître.
La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l'un devient rival, l'autre l'objet de la rivalité.
Je crois à la chance ; sans cela comment expliquer le succès des gens que nous n'aimons pas ?