Si la solitude sépare, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
La passion et la folie ne sont qu'une autre forme du sommeil.
Le genre de solitude dont je parle, c'est quand vous sentez qu'il ne vous reste plus rien. Rien ni personne. Comme si vous vous noyiez et que personne ne vous lancerait une ligne.
Vous étudiez, vous apprenez, mais vous gardez la naïveté originelle. Cette naïveté doit être en vous, comme le désir de boire est dans l'ivrogne ou l'amour est dans l'amant.
Lorsque vous faites quelque chose que vous aimez, vous avez une passion pour cela. Ça vient naturellement. Rester fidèle à vous-même et faire ce que vous aimez vous permet de continuer... tout le reste se met en place.
Le désir de toucher le monde par des mots a quelque chose à voir avec la puissance d'une nation.
Le désir est une vertu déshabillée.
Le plaisir du texte a été évincé par le désir du sexe et la mission des écrivains consiste à les réconcilier.
Nulle solitude n'est plus grande que celle, peuplée hier, qui s'offre aujourd'hui vidée de ses présences.
La vieillesse n'est pas supportable sans un idéal ou un vice.
Ce que je lis dans les évangiles en tant que formée par la psychanalyse me paraît être la confirmation, l'illustration de cette dynamique vivante à l'oeuvre dans le psychisme humain et de sa force qui vient de l'inconscient, là où le désir prend source, d'où il part à la recherche de ce qui lui manque.
Les jobs à la con engendrent souvent le désespoir, la dépression et le haine de soi.
Après que sa mission a été accomplie selon ce qui était écrit, le doute poigne d'angoisse le Christ, comme tout être humain concernant sa propre foi, la certitude de son bon droit, la vérité de son désir et de son oeuvre accomplie.
Le désir sexuel peut être un tyran, dont l'âge peu à peu vous libère.
Le désir sexuel est une faim de l'autre, et ressemble par bien des côtés à une pulsion cannibalesque.
La solitude ne dépend pas de l'extérieur ; C'est une chose du dedans.
Richesse et avarice sont les racines du mal.
Epicure ne conçoit pas le bonheur solitaire : il appartient à l'essence même du bonheur d'être partagé.
Tout ce qui n'est pas passion est sur un fond d'ennui.
La danse est l'expression perpendiculaire d'un désir horizontal.
Les images vraies, les images pures de vérité trouvent asile dans l'écriture, dans la compassion de solitude de celui qui écrit.
Quelle malchance a pu dénaturer l'homme - seul vraiment né pour vivre libre - au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ?
Depuis que je t'aime, ma solitude commence à deux pas de toi.
La joie de l'esprit rend les corps pleins de vigueur, et la tristesse du coeur dessèche les os.
On aime beaucoup mieux ceux qui tendent à nous imiter que ceux qui tâchent à nous égaler. Car l'imitation est une marque d'estime et le désir d'être égal aux autres est une marque d'envie.
Les enfants sont les ultimes racines des déracinés.
L'être humain n'est pas un objet à conformer au désir d'autrui.
Etre seul est devenu une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude ? Parce qu'elle oblige à penser.
Vieillir, c'est passer de la passion à la compassion.
Bonne est l'action qui n'amène aucun regret et dont le fruit est accueilli avec joie et sérénité.
Lorsque vous ressentez de la tristesse ou de la colère à propos de votre cancer ou de votre sort, les masquer, c'est mener une vie artificielle.