- Hé la carpette je t'ai pas vu depuis des milles et des cents serre-moi donc le pompon... - T'as moins de centimètre que mon dernier maître.
Les rêves sont des mouvements secrets qu'on ne met pas assez à leur vraie place.
Il faut tout dire. La première des libertés est la liberté de tout dire.
Une démocratie, c'est d'abord ça : une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés.
L'histoire n'est guère plus que le registre des crimes, des folies et des malheurs de l'humanité.
Le plus sûr moyen d'accéder aux charges suprêmes est de donner des gages assidus de son insignifiance.
On parle à une femme, on lui dit des phrases en sachant bien qu'elle ne comprend pas, comme on parle à un chien ou à un chat.
Comment la femme pourrait-elle échapper à ses penchants serviles et perfides quand l'éducation l'a façonnée dès l'enfance à étouffer son caractère pour se plier à celui du premier venu que le hasard, l'intrigue ou l'avarice lui choisiront pour époux ?
L'homme a inventé le pouvoir des choses absentes.
Si vous faites attention, non à ce que vous pensez mais à la forme de votre pensée, vous vous apercevez que vous faites rarement des phrases complètes. Il y a des morceaux de rêves, un fantasme, un souvenir, des chansons. On a des scies dans la tête.
Ce qui relève de la biologie : découvrir, si possible, des règles universelles d'évolution des espèces, mais aussi des règles universelles sur lesquelles sont fondées ces possibilités d'individuation, poussés au plus haut point chez l'homme.
Les âmes basses ne comptent que sur la noblesse des autres.
Il n'y a que dans les dessins animés que l'on voit des pingouins joyeux.
Les petits vélos pensent qu'en grandissant ils vont devenir des grosses motos.
La bonté est le seul charme qui soit permis aux vieillards, c'est la coquetterie des cheveux blancs.
Il y a de bonnes raisons d'interdire le LSD, le DMT, le STP, on peut bousiller définitivement sa tête avec, mais pas plus qu'au ramassage des betteraves ou en bossant à la chaîne chez General Motors, en faisant la plonge ou en enseignant l'anglais dans une fac.
A celles qui sont déjà prises,Et qui, vivant des heures grisesPrès d'un être trop différent,Vous ont, inutile folie,Laissé voir la mélancolieD'un avenir désespérant.
Si quelqu'un te prête des jambes, tu vas où il lui plaît.
Lorsque les gens sont loin de chez eux, ils font des choses qu'ils ne feraient pas normalement.
L'opposition de la poésie et des grands événements de notre temps, c'est peut-être le combat de la graine et du tonnerre.
Construire des armes dont nous n'avons pas besoin, qui ne fonctionnent pas, qui ne sont pas nécessaires et qui n'ont pas de mission - ce n'est pas une mauvaise politique, c'est du vol.
La plupart d'entre nous finissent avec cinq ou six personnes qui se souviennent de nous. Les enseignants ont des milliers de personnes qui se rappellent d'eux pour le reste de leur vie.
On soigne un corps qui abrite une âme. Quand celle-ci est torturée par des pensées, comment le corps peut-il être pansé ?
La pire des violences conjugales c'est la victimisation narcissique, c'est la clé de toute suspicion, la clé d'un futur impossible car peu d'experts la comprendront puisque c'est de la psychocriminologie.
La France fait partie de la grande famille des nations humaines. C'est une nation mondiale.
Prier Dieu c'est se flatter qu'avec des paroles, on changera toute la nature.
La vraie sagesse des nations est l'expérience.
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
Il en est des défauts comme des phares des automobiles: seuls ceux des autres nous aveuglent.
Le monde des ombres ne nous instruit pas de ses visées.
La politique, hélas ! est une jungle, trop souvent une brousse fétide, l'enchevêtrement des intérêts brouille la perspective.
On ne pleure jamais tant que dans l'âge des espérances ; mais quand on n'a plus d'espoir, on voit tout d'un oeil sec, et le calme naît de l'impuissance.
Le premier s'embellit des vertus du passé.
La prudence est la modestie des couards.
L'idée que les actions politiques de premier plan sont le facteur décisif en histoire est aussi vieille que l'historiographie elle-même, et c'est la raison principale qui fait que si peu de chose nous a été conservé de l'évolution des peuples [...] ► Lire la suite
Je n'aime lire que ce que je ne comprends pas. Ne comprenant pas, je peux imaginer des multiples interprétations.
À travers la perception d'un objet, quel qu'il soit, je sens comme une espèce de préjudice causé à ma pensée. Le monde où je vis est accablé par le poids de la lumière, de cette lumière dans laquelle je ne [...] ► Lire la suite
Un sourire d'extrême bienveillance ne quitte pas ses lèvres, le sourire des images de piété, celui que les petits livres d'hagiographie prêtent aux saints personnages de jadis.
Le djinn, si vieux soit-il, est encore capable de faire des grimaces pour affoler les enfants.
Beaucoup de malheur est venu dans le monde à cause de la confusion et des non-dits.
Colonie de vacances : Suscite souvent des regrets mais jamais de repentance.
C'est un des plus beaux jours de ma vie !
La plupart des gens qui demandent conseil connaissent la réponse, mais en espère une autre.
Tous les malheurs ont une fin. Ainsi en est-il aussi des gloires et des tragédies du monde.
Il existe des gens bons et honnêtes qui ne possèdent même pas un morceau de pain, alors que les richards les méprisent en les appelant des "fauchés".
Il n'y a pas de grands et de petits yeux : il y a des yeux qui ont une âme et d'autres qui n'en n'ont point. Dieu est pour le regard l'unique costumier.
Les titres ne sont que des surnoms et tout surnom est un titre.
L'histoire de la plupart des pays a été celle de majorités piétinant des minorités dix fois plus nombreuses.
Les maladies sont des questions posées. Ce sont aussi des tâches à remplir, et même des distinctions. Le fait décisif, c'est la manière dont on les supporte.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.