La raison qui ne dort jamais produit des monstres.
Les mariages d'aujourd'hui ? Ni union, ni multiplication, mais des additions en attendant la division.
Nul ne sait si l'homme préhistorique était sensible aux senteurs des fleurs.
Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ?
Les sociétés qui s'affolent deviennent des sociétés chirurgicales, y compris dans la volonté de retour à la guillotine.
Le mal existe dans la pensée des êtres qui le désirent ou l'imaginent.
Il y a des bêtises qu'un homme d'esprit achèterait.
L'une des missions du théâtre comme le lieu public où se dit l'intimité de l'acte de l'écriture.
Les enfants sont au centre des sensations, donc du monde.
Le parcours des stars nous dit quelque chose du cours du monde.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Tous les États-nations naissent et se fondent dans la violence. Je crois cette vérité irrécusable. Sans même exhiber à ce sujet des spectacles atroces, il suffit de souligner une loi de structure : le moment de fondation, le moment instituteur [...] ► Lire la suite
La véritable nuit est dans le coeur des fleurs, des grandes fleurs noires qui ne s'ouvrent jamais.
Être poète à ses heures, rien qu'à ses heures, voilà le secret de la grandeur des nations, me disait, dans mon enfance, un bourgeois de la grande époque.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, ni n'est ému par la concorde des sons doux, est apte aux trahisons, aux stratagèmes et au butin.
Parfois, si vous voulez réaliser quelque chose de grand, il y aura des boules de courbe. Il suffit de les esquiver de temps en temps.
La pire des violences conjugales c'est la victimisation narcissique, c'est la clé de toute suspicion, la clé d'un futur impossible car peu d'experts la comprendront puisque c'est de la psychocriminologie.
Nous continuons à travailler pour ramener l'immigration à des dizaines de milliers.
Je ne pense pas qu'il y ait des hommes fidèles à leurs femmes.
Ce que je sais dans mon coeur, c'est que les femmes et les filles sur le terrain sont puissantes et qu'elles sont des leaders.
Les femmes sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.
Toutes les idées des arts ont leurs modèles dans la production de la nature : Dieu a créé et l'homme imite.
Tu vois ce qu'il y a de pire, c'est de rester silencieux quand les vieux disent des sottises...
Le Dieu réel, c'est notre Dieu. Le Dieu des autres est un dieu doctrinal.
Au théâtre, ni le directeur ni les acteurs ne comprennent la ridicule manie des auteurs de tenir à leur texte.
Le tact est après tout une sorte de faculté à pénétrer la pensée des autres.
Les robes des femmes, de tout âge et de tout pays, sont une simple variante de l'éternel lutte entre le désir reconnu de s'habiller et le désir caché de se déshabiller.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.
On puise chez ses ennemis des forces qui vous aident à progresser.
La première règle et la plus fondamentale est de considérer les faits sociaux comme des choses.
Laissez-nous tranquilles, les gars, a dit l'une des vieilles, la figure toute cartographiée à force d'être centenaire. On n'est que de pauvres vieilles.
J'apprends la mort de l'odieux bouddhiste Charcot. Il paraît que, la nuit de son agonie, les malades de la Salpêtrière sautaient comme des bienheureux.
Vous devez prendre des risques si vous voulez réussir. Je préfère de loin demander pardon plutôt que de demander la permission.
Mais pourquoi on est contrôlé dix-sept fois [lorsqu'on est noir ou arabe] ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait.
J'ai suivi les conseils qu'il y a dans le livre de Rika Zaraï : « Le masque pour la nuit. » Tu te mets des carottes, des olives, des oeufs, des champignons. Et, au réveil, t'as une pizza.
On soigne un corps qui abrite une âme. Quand celle-ci est torturée par des pensées, comment le corps peut-il être pansé ?
La douleur est la grande éducatrice des hommes.
Marnie : Je crois que j'en ai un autre. Je crois que c'est des jumeaux ! Nathan : Quoi ?! Jésus Marie Joseph ! Marnie : Qu'est-ce que c'est ? Nathan : T'es en train d'accoucher d'un alien ! Marnie : Enlève le ! Enlève ! [Nathan [...] ► Lire la suite
Je serai le pire des parrains pour cette pauvre Imogène. Vous me connaissez, je la ferai tomber sur la tête le jour du baptême, j'oublierai tous ses anniversaires jusqu'à ses 18 ans, je la sortirais, la ferai boire, et voyons les choses en face : j'essayerai de la sauter.
Dans une discussion, vous avez toujours de votre côté des gens dont vous auriez préféré qu'ils soient de l'autre.
On place souvent dans les tableaux quelque personnage difforme pour faire ressortir la beauté des autres.
Ceux qui sont à la tête des grandes affaires ne trouvent pas moins d'embarras dans leur parti, que dans celui de leurs ennemis.
La mort, seul bien des tristes affligés.
Les innovateurs sont presque toujours des persécutés ; en religion, ce sont des hérétiques ; en philosophie, des crânes fêlés ; en science, des gens qui parlent au diable ; en politique, généralement des imbéciles, parfois des idoles.
On ne bâtit pas un avenir sur des souvenirs et des sacrifices si beaux soient-ils.
Etonnant de voir le peu de place qu'occupe l'amour chez les hommes. Trop douloureux comme sentiment, trop consumant. La plupart des humains ne l'ont pas connu ou se sont empressés de l'oublier.
Auprès des politiciens, les finesses de l'étiquette, les subtilités de la diplomatie comptent moins que le succès.
Les grands écrivains sont des radoteurs estimés.
Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre ; et en effet, les paysans, dont elle vient de ravager les champs, doivent trouver qu'elle la représente assez bien.
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.