L'une des grandes tragédies de la vie est que les hommes comblent rarement le fossé entre la pratique et la profession, entre le faire et le dire.
Lorsque nous vivons notre vie au quotidien, nous sommes confrontés à des opportunités, et la plupart d'entre nous ne les reconnaissons même pas.
J'aime faire de la musique et je suis amoureux de la création des disques, j'ai donc deux copines mais je peux les gérer.
En Occident la jeunesse est désemparée ; l'une des raisons de son trouble est que l'on n'exige plus assez d'elle. La jeunesse avec raison exige qu'on exige.
Quand je mange des glaces, cela me fait réfléchir.
La poésie, c'est comme le radium ; pour en obtenir un gramme, il faut des années d'effort.
Certains êtres balancent entre le besoin de servir et le besoin de persécuter. Il leur faut haïr comme il leur faut aimer. Ce sont des coeurs à deux compartiments, des coeurs doubles.
La chasteté est le mirage des obscènes.
Le monde répond toujours à côté de toute question. Il convient donc de ne lui poser que des questions décalées.
Comme elle avait parfois des remords, elle s'imaginait qu'elle avait du coeur.
Ceux qui arrivent juste à l'heure, sont des gens qui marchent à la sonnerie.
Débauche. Cause de toutes les maladies des célibataires.
S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls.
L'histoire des sociétés modernes, c'est l'emprise progressive de l'heure exacte sur les vies humaines.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Notre société produit des schizos comme du shampoing Dop ou des autos Renault, à la seule différence qu'ils ne sont pas vendables.
Les êtres humains ont des tendances innées à l'égoïsme, à la méchanceté ou à la pitié.
Il n'y a pas d'amour mais que des preuves d'amour...
Il y a des moments où on ne peut pas continuer sans rire de soi-même !
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
Ce que c'est vraiment et ce que j'ai maintenant vécu, c'est que les gens qui sont extrêmement fiers de ce qu'ils font - pas de leur personne - que leur éthique de travail est aussi élevée que nulle part ailleurs. [...] ► Lire la suite
J'étais sur Facebook. Je ne le suis plus, mais ma soeur envoie toujours des photos sur une page. Je suis sûr que vous pouvez trouver un Bradley Cooper là-bas.
Comme des bibliothèques aux multiples rayons que l'on classe, déplace, aménage, lentement nos identités se recomposent.
Les mêmes causes qui nous procurent des biens peuvent également nous causer des maux, tout en nous offrant le moyen de les éviter.
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
Pourquoi mépriser les prostituées ? Ce sont des femmes qui gagnent à être connues.
On perd énormément de temps à haïr des gens.
Vous définissez un agréable vol par des négations : vous n'avez pas été détourné, vous ne vous êtes pas écrasé, vous n'avez pas vomi, vous n'êtes pas en retard, la nourriture ne vous a pas rendu malade. Vous êtes donc reconnaissant.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Un héros qui n'a pas l'occasion de faire des prouesses a l'impatience d'un coursier devant son auge.
On puise chez ses ennemis des forces qui vous aident à progresser.
On qualifie volontiers de "déplacés" des jeux de mains qui sont pourtant bien placées !
Nous avons eu, parmi les malheurs de la France, la création de l'École Nationale d'Administration qui détient le monopole de la formation des hommes politiques.
Souris-tu ? Le bonheur me vient illuminer.Hais-tu ? Vers l'ennemi je pointe mon épée.Des pleurs te viennent-ils ? Mon âme est endeuillée,Et dans mon coeur s'agite un démon révolté.
Les reproches sont le savon des coeurs.
J'ai des normes élevées, mais je n'attends rien de personne que je n'attends pas de moi-même.
Qu'est-ce que c'est quoi la différence qu'il y a entre moi et le pape ? c'est que je raconte aussi des histoires mais moi je ne demande pas qu'on y croie !
La constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer.
Le bon payeur est le maître de la bourse des autres.
Je voudrais regarder la France au fond des yeux, lui dire mon message et écouter le sien.
La douleur, ça ne s'exprime pas toujours avec des mots nobles. Ça peut sortir par de petites plaisanteries tristes, petites vieilles grimaçant aux fenêtres mortes de mes yeux.
C'est important d'être humainement proche des gens pour lesquels vous écrivez.
C'est assez facile de se perdre. Avoir des enfants est vraiment utile. Ils vous désabusent assez rapidement de la notion de votre grandeur.
Le problème est le suivant : la musique noire est de plus en plus encombrée d'éléments blancs, souvent agréables mais toujours superflus, facilement et avantageusement remplacés par des éléments noirs.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
Les vices entrent dans la composition des vertus, comme les poisons entrent dans la composition des remèdes.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
La plupart des pardons peuvent être acceptés à titre de haines rentrées.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
La jeunesse. C'est le pire des temps à vivre. On rêve de grandes choses, on veut, on veut ! Puis on se rend compte que pour vouloir, faudrait pouvoir, et qu'on peut justement rien.