Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
OVNI : Si ces engins proviennent réellement d'une autre planète, alors c'est que la civilisation qui les a conçus doit avoir des millions d'années d'avance sur la nôtre. Ou que ces gens ont du pot.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
L'amour est le plus fort des incidents néfastes.
La première règle et la plus fondamentale est de considérer les faits sociaux comme des choses.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Souris-tu ? Le bonheur me vient illuminer.Hais-tu ? Vers l'ennemi je pointe mon épée.Des pleurs te viennent-ils ? Mon âme est endeuillée,Et dans mon coeur s'agite un démon révolté.
La mixité généralisée de tous les espaces (jusqu'aux stades de football), mais surtout à l'école, anesthésie la virilité des petits hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère (...) Nous vivons dans une époque de mixité totalitaire, castratrice.
J'aime faire de la musique et je suis amoureux de la création des disques, j'ai donc deux copines mais je peux les gérer.
J'ai déposé le sac à dos des tourments, je me sens légère.
Il marche avec nous mais ce n'est pas l'un des nôtres.
La Quinzaine est un grain de sable qui prouve que quelque chose est possible en dehors des idées préconçues.
Avec la télévision en couleur, quand le ministre des Finances vient vous assurer que les impôts ne seront pas augmentés, on a au moins la satisfaction de le voir rougir.
L'histoire des plus grands princes est souvent le récit des fautes des hommes.
La plupart des pardons peuvent être acceptés à titre de haines rentrées.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Chassez la contrariété, elle reviendra vous hanter à la une des journaux.
Avec les insomnies, on peut faire des bouquets noirs de grandes fleurs friables et crissantes comme le sable sous les dents.
Les Américaines espèrent découvrir dans leurs maris des perfections que les Anglaises attendent seulement de leurs maîtres d'hôtel.
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
L'amour est le problème des gens qui n'ont pas de problèmes.
S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls.
Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations.
Ce libre accès à la science, ces portes ouvertes et ces gestes de bienvenue sont les marques d'une liberté non moins essentielle que les autres, celle de résoudre les différends par la confrontation des idées, et, si celle-ci n'aboutit pas à l'union, de se résigner à la diversité par la tolérance.
La plupart des gens ne meurent qu'au dernier moment ; d'autres commencent et s'y prennent vingt ans d'avance et parfois davantage. Ce sont les malheureux de la terre.
Ce que c'est vraiment et ce que j'ai maintenant vécu, c'est que les gens qui sont extrêmement fiers de ce qu'ils font - pas de leur personne - que leur éthique de travail est aussi élevée que nulle part ailleurs. [...] ► Lire la suite
Aujourd'hui, vous avez des énergies renouvelables, qui sont deux fois moins chères que le nucléaire et qui créent trois fois plus d'emplois
Le prétendu Dieu des armées est toujours pour la nation qui a la meilleure artillerie, les meilleurs généraux.
N'importe qui sait proférer des paroles menteuses ; les mensonges du corps exigent une autre science.
Pour la grande masse disciplinée des hommes, toutes les idées sont femmes tant qu'elles ne se virilisent pas en devenant des faits.
La couche nuptiale est l'asile des soucis ; c'est le lit où l'on dort le moins.
Le métier des intellectuels est de remuer toutes choses sous leurs signes, noms ou symboles, sans le contrepoids des actes réels. Il en résulte que leurs propos sont étonnants, leur politique dangereuse, leurs plaisirs superficiels.
La confiance est souvent une des formes de la paresse, car ajouter foi donne moins de peine que de contrôler.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
La politique est dure pour la survie des politiciens.
L'un des moyens indirects de comprendre est de trouver beau.
C'est drôle, les familles. Elles se veulent éternelles, et dans un sens elles le sont : on n'y change plus jamais de la vue qu'on y a des enfants, même quand ils grandissent.
Les prêtres sont comme les politiciens : ils continuent à traiter les fidèles comme des enfants ou comme des irresponsables.
Il y a, dans le sentiment même des regrets, quelque chose de doux et d'harmonieux qu'il faut tâcher de faire connaître à ceux qui n'ont encore éprouvé que les amertumes.
C'est le lot des mal-aimées de se raccrocher des heures voire des jours à des bouts de phrases écervelées.
Pleurer et gémir sur ses malheurs, quand on doit tirer des larmes de ceux qui vous écoutent, mérite qu'on s'y arrête.
Une enquête réalisée à Londres montre qu'un quart des personnes interrogées croyaient que Winston Churchill et Dickens étaient des personnages imaginaires, tandis que Robin Hood et Sherlock Holmes avaient existé.
Nous avons eu, parmi les malheurs de la France, la création de l'École Nationale d'Administration qui détient le monopole de la formation des hommes politiques.
Le blues a toujours eu certains des meilleurs moments, les meilleurs sentiments que j'aie jamais eus.
Il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes.
Si le royaume des cieux appartient aux pauvres, nul doute qu'au Vatican se compte un nombre considérable de damnés.
Quand je suis face au pire des choix, j'évite le choix du pire.
Dieu lui-même croit à la publicité : il a mis des cloches dans les églises.