Si nous sommes livrés à nos propres forces, il y a toutes les raisons d'être pessimiste. Mais si on croit à des forces supérieures à l'homme, alors on peut être optimiste.
Même le pain blanc, s'il est rassis, fait des croûtons et perd sa mie.
Les histoires d'amour ne sont différentes les unes des autres qu'au commencement.
Que tous les hommes soient frères, c'est le rêve des gens qui n'ont pas de frères.
Le désespoir n'a pas d'habitude, il n'a que des abonnés.
Les devoirs de la sépulture ne sont pas les derniers devoirs des amis.
Il avait des yeux si bleus qu'on avait l'impression de regarder un ciel azuré à travers une tête de mort.
Les menteurs sont les pires des hommes.
Les diamants sont les meilleurs amis des femmes. Les chiens sont les meilleurs amis de l'homme. Maintenant vous savez quel sexe est le plus fort.
Quiconque s'attache à écouter la réponse des enfants est un esprit révolutionnaire.
Les pères sont incertains sur ce qu'ils croient, sur ce qu'ils veulent ; la faiblesse des convictions se trouve comme celle des moeurs au sein des familles.
Seigneur, nous voulons devenir des hommes ;En libertéTu peux nous mettre !Gallo-Romans, et fils de noble race,Nous marchons droitDans notre pays.
On n'est pas ridicule dans une situation ridicule, dès qu'on a l'esprit d'être le premier à en rire.
La certitude que tout est écrit nous annule ou fait de nous des fantômes.
Les muses et l'amour ont les mêmes retraites ; l'astre qui fait aimer est l'astre des poètes.
Contraindre un homme à fournir des fonds pour la propagation d'idées qu'il ne croit pas et abhorre est un péché et une tyrannie.
Si nous commençons demain, maintenant, avec tout ce que nous avons battu, tout ce que nous avons enduré, tout ce que nous avons dépassé, tout ce que nous sommes devenus. Si nous commençons demain dès maintenant, quelle que soit la suite, nous avons gagné. Nous avons déjà gagné.
Aujourd'hui, les cinéastes travaillent pour deux raisons : avoir de l'argent et avoir des femmes. Ils ne s'intéressent plus aux problèmes sociétaux.
La naissance de mon fils a été une baffe. Dès qu'il a une minute de retard, je tremble.
Ça y est, j'ai survécu à ma première garde. On a tous survécu. Les autres internes sont tous des gens bien. Ils te plairaient, je crois, j'en sais rien, peut-être. En tout cas moi ils me plaisent.
- Je te paye pas assez pour t'acheter des chaussettes ? - Hein ? - Tes chaussettes, elles sont trouées. - Ah ! Mais celles-ci ce sont celles de la nuit, les pieds aiment bien respirer la nuit. - Alors pourquoi n'en change tu pas le jour ? - Parce que celles de jour sont pleines de trous.
Il n'existe rien de plus efficace qu'une rengaine, pour obtenir la crétinisation et la docilité des masses, comme des individus.
On sourit aux distractions des mathématiciens. On frémit en songeant à celles que pourrait avoir un chirurgien.
La pompe des enterrements funèbres intéresse plus la vanité des vivants que la mémoire des morts.
Les mots historiques sont des mots que de grands personnages prononcèrent après leur mort.
J'aime bien la minijupe. Je n'y vois que des avantages.
Les faiblesses des méchants sont les mêmes que celles des saints.
Nos travers chaque jour enfantent des travers.
Il y a des réveils qui sont plus durs que d'autres.
Des femmes sont des maîtresses ; d'autres, des amantes ; d'autres des amies. Les maîtresses se remplacent ; les amantes, rarement ; les amies, jamais.
En conséquence, comme le mal principal est pour [Bakounine] l'État, il faudrait avant tout supprimer l'État et le capital s'en irait alors de lui-même au diable; À l'opposé nous disons : Abolissez le capital, concentration des moyens de production entre quelques mains, et l'État tombera de lui-même.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.
Quand je serai fatiguéDe sourire à ces gens qui m'écrasentQuand je serai fatiguéDe leurs dire toujours les mêmes phrasesQuand leurs mots voleront en éclatsQuand il n'y aura plus que des murs en face de moiJ'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie.
Des pas qui claquentDes murs qui craquentDes pas qui foulentDes murs qui croulentPourquoi ?Des yeux qui pleurent.
On cessa d'inciter les gens à croire en Dieu dès lors qu'ils purent commencer à croient en leur vie.
Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.
Nous avons des États qui rejettent l'ADN des violeurs. Comment une femme peut-elle avoir une telle importance, que notre pays ne se lève pas et ne fait rien contre cet acte intime et violent ?
C'était un gros problème pour moi de jouer des personnages, de ressentir des choses et de me connecter à quelqu'un dans un faux monde.
La politique dépend des hommes d'Etat, à peu près, comme le temps dépend des astronomes.
Le rire, c'est la particule des humoristes.
Il y a des femmes qui vous rendraient heureux si on les laissait faire !
L'athéisme n'est rien d'autre que l'agacement des gens sensés face à des croyances iniques sans fondement.
Nos sages et doctes aïeux ont brûlé religieusement des gens dont le crime était d'avoir eu des illusions, et de le dire.
L'égalité est le premier élément de la félicité, de la paix et des vertus.
Faire confiance révèle des qualités. Être en confiance donne du courage.
Nul ne sait son propre nom, nul ne connaît sa propre face, parce que nul ne sait de quel personnage mystérieux - et peut-être mangé des vers -, il tient essentiellement la place.
La lecture était comme une drogue, une drogue. Les romans ont créé des ambiances dans lesquelles j'ai vécu pendant des jours.
Mon métier c'est de poser des questions. À la différence de nombreux philosophes, je ne pense pas avoir de réponse. Je ne pose pas de questions en mots, mais avec des émotions visuelles ou sonores.
Les années qui s'envolaient me revenaient dans le creux de la main comme des boomerangs.
Le doute peut vous motiver, alors n'ayez pas peur de cela. La confiance et le doute sont à deux extrémités de l'échelle, et vous avez besoin des deux. Ils se balancent mutuellement.