Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l'autre. C'est comme si j'avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout des mots.
Celui qui chevauche la mer du Nil doit avoir des voiles tissées de patience.
Je crois au coup de foudre. Vous voulez cette connexion, et puis vous voulez des problèmes.
La folie est l'argument des faibles pour réfuter la vérité.
Sentir une autre vie à l'intérieur en vous est l'un des sentiments les plus étranges, mais le plus incroyable qui puisse exister.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
Jésus a fait la tournée "Aimez-vous les uns les autres" et puis il a eu des problèmes avec les arrêtés municipaux.
Il faut varier les horizons, les univers et les avis. Ne laissez jamais vos opinions devenir des verites absolues.
La générosité jouit des félicités d'autrui, comme si elle en était responsable.
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Le pessimiste pense que toutes les femmes sont des garces. L'optimiste l'espère bien.
L'homme naît avec des sens et des facultés ; mais il n'apporte avec lui en naissant aucune idée : son cerveau est une table rase qui n'a reçu aucune impression, mais qui est préparée pour en recevoir.
Il est des morts qu'il faut qu'on tue !
Le malheur d'être riche, c'est qu'il faut vivre avec des gens riches.
On peut voir le peu de cas que Dieu fait des richesses, par les gens à qui il les donne.
Etre mort, est-ce commencer à s'intéresser au chagrin des autres ?
Qui a le droit de qualifier la croyance des autres de "superstition" ?
La littérature ne s'apprend pas. On rencontre simplement, en ce domaine, des gens ou des livres qui, brusquement, vous disent, vous montrent ce que vous avez besoin d'entendre ou de voir.
On ne choisit pas son sujet. Voilà ce que le public et les critiques ne comprennent pas. le secret des chefs-d'oeuvre est là, dans la concordance du sujet et du tempérament de l'auteur.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
La politique, c'est fait pour donner aux gens des raisons de vivre.
Ce ne sont pas les femmes publiques qui contribuent le plus à la dépravation des moeurs, ce sont les femmes de la société.
Si les portes de la perception étaient purifiées,Toutes les choses apparaîtraient à l'homme telles qu'elles sont, infinies.Car l'homme s'est enfermé, jusqu'à voir toutes chosesAu travers des étroites fentes de sa caverne.
La dépravation des souverains est injustice. Celle des savants est cupidité.
J'aime bien que l'on m'invente des mots d'esprit. Cela permet au mien de se reposer.
Le public est gouverné comme il raisonne. Son droit est de dire des sottises comme celui des ministres est d'en faire.
Il semble qu'il y ait, dans toute destinée, comme un rythme régulateur des événements, et qu'à chaque période de violence et de tumulte succède inévitablement une période de détente et de stagnation.
S'incliner devant la raison des sots, c'est l'héroïsme des gens d'esprit.
La confiance est souvent une des forces de la paresse.
Il n'y a pas de différence entre le rêve et le souvenir. Par la mémoire nous croisons devant des rivages que nos yeux ignorent mais que notre coeur reconnaît pour les avoir visités avec la chaleur et la sincérité de notre jeunesse.
C'est justement ça, vivre, c'est avoir des problèmes et les résoudre...
Un sot qui a un moment d'esprit étonne et scandalise, comme des chevaux de fiacre au galop.
Il y a des bêtises qu'un homme d'esprit achèterait.
Les poètes anciens chantaient les senteurs de la terre et les grillons. Maintenant nous contournons les champs, et fuyons la zone chimique des fermes.
Le jeu de mots, méprisable en soi, peut être, au service d'une intention artistique, le plus noble des instruments quand il représente une idée spirituelle en raccourci. Il peut ramasser en une épigramme toute une critique de la société.
On se souvient d'une atmosphère parce que des jeunes filles y ont souri.
Les récits sont faits de zones débordant les unes des autres, creusant des failles ou des réservoirs.
Nous passons à côté des plus belles rencontres, nous nous dérobons aux impératifs qui en émanent ; à l'approfondissement des rencontres, nous avons préféré la facilité des recognitions.
En somme, le métissage, voilà l'ennemi. Plus de crise sociale ! Plus de crise économique ! Il n'y a plus que des crises raciales !
Le grand charme de l'argumentation est vraiment de trouver ses propres opinions, pas celles des autres.
J'ai une chambre remplie de fringues. Quand des amis passent, je leur donne un sac vide, un verre de vin, et leur dis : Faites-vous plaisir !
Je ne compte pas sur mon visage pour vendre des disques.
Un homme qui ne sait que faire de son temps envahit toujours celui des autres.
Une académie des beaux-arts n'est pas une école, pas une université, c'est un endroit libre de l'art.
La justice des hommes est plus criminelle que le crime.
Ce ne sont quand même pas des loups, mais des hommes, et ils aiment l'argent. La vénalité est aux hommes ce que la charité est au bon Dieu.
Dieu nous juge tous entiers et d'un regard, et non pas comme les hommes, sur des sentiments et des actes isolés.
L'homme généreux invente même des raisons de donner.
Quand on a des opinions courantes, on les laisse courir.
Il y a des folies beaucoup plus sensées que la raison.