Il y a des gens qui sont nés pour être vieux, semble-t-il, et n'ont de cesse qu'ils ne le soient devenus réellement.
Les hommes bâtissent leurs plus grands espoirs sur des moyens de destruction.
Le Beau et le Bien sont régis par des lois opposées : le Beau est d'autant plus beau qu'on parle de lui, le Bien est d'autant moins bien qu'il en est question.
Les mots peuvent causer de la confusion et créer des enchevêtrements ; mais l'absence de mots engendre une obscurité totale.
La nuit tombe, une nuit noire et méchante qui les égare des feux mouvants d'une forge aux blêmes lumières d'un homicide océan.
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
Les dos des maisons ont peur du ciel truffé de feu, leurs pieds des noyades du sol, elles ont opté de se poser superficielles entre les surprises et les perfidies.
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
Le plus délicat du monde, c'est la pure terre vierge ;On dit que d'elle naît l'Enfant des sages.
Pour tout savoir les gens créent des suspicions.
J'ai eu des moments heureux dans ma vie, mais je ne pense pas que le bonheur - être heureux - soit un état perpétuel dans lequel n'importe qui peut être. La vie n'est pas comme ça.
Le parti travailliste croit qu'il est important de retourner les travailleurs contre les propriétaires; nous croyons en la transformation des travailleurs en propriétaires.
Les femmes pourraient être en mesure de simuler des orgasmes. Mais les hommes peuvent simuler des relations entières.
Pendant des années, j'ai toujours désiré une vie de famille et je ne suis jamais arrivé à la construire. Quelque part, dans ma tête, j'étais complètement déstabilisé par le manque affectif.
On en voyait des vertes et des pas mûres. Le quotidien était une suite d'épreuves. Les dentistes n'utilisaient pas d'anesthésie, par exemple. Quand on grandit dans un environnement aussi rude, on apprend pour la vie à résister à la violence physique.
Mes raquettes sont exécutés sur des lignes strictement américains et ils vont le rester.
Quel est le plus grand des spectacles terrestres ? Le soleil descendant trouver le repos.
Il est malheureux que les gens ne voient que les différences qui les séparent. S'ils regardaient avec plus d'amour, ils discerneraient surtout ce qu'il y a de commun entre eux, et la moitié des problèmes du monde seraient résolus.
Il y a quelque chose, disait-il, de mille fois pire que la férocité des brutes, c'est la férocité des lâches.
Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules.
Celui qui pense être le plus heureux des hommes l'est réellement ; mais celui qui pense être le plus sage est généralement le plus grand des fous.
Il faut toujours étudier la nature des autres avant de donner libre cours à la sienne.
Les conservateurs voudraient arrêter, les réactionnaires remonter, les révolutionnaires précipiter le cours des événements qui les submerge tous.
Les gens gagneraient à s'ennuyer davantage. Ça donne du poids à bien des choses.
La folie, c'est le propre des hommes, non des animaux.
Les fanatiques sur la terre sont trop souvent des saints au ciel.
L'envie et le mépris sont des alliés naturels.
Il n'y a plus de choses dans l'univers d'Internet, il n'y a plus que des informations et des images. Vivre parmi les non-choses : tel est le sort commun.
Les croyants ont un sens aigu de la mise en scène des miracles.
L'homme adulte ne se caractérise pas comme celui qui a des relations sexuelles mais comme celui qui a des relations sociales : on peut parvenir en culottes courtes jusque dans l'intimité d'une fille, mais il faut des pantalons pour aller dans le monde.
On peut se demander par quel mystère les enfants de parents immatures deviennent si souvent des adultes prématurés.
Quel pays de merde ! Cette attitude des médias me rend malade.
Des innombrables classifications que Murphy faisait autrefois à la réalité brute, la moindre n'avait pas été celle qui la divisait entre plaisanteries qui avaient été une fois bonnes et plaisanteries qui n'avaient jamais été bonnes. Qu'est-ce qui aurait pu tellement [...] ► Lire la suite
Je ne me mets du côté de personne, ni du côté des Blancs, ni du côté des Noirs. Je me mets du côté de Dieu, qui a fait que je suis Noir et Blanc, et qui m'a donné ce talent.
Quand je porte des talons lors d'événements, j'ai l'impression que mes pieds baignent dans des mares de sang.
Aucune génération n'a le droit de contracter des dettes supérieures à ce qui peut être remboursé au cours de sa propre existence.
Je suis très fière que certaines soient devenues des classiques de la variété. (...) Mon premier métier, c'était les discothèques.
Aucun être humain n'est pareil; nous sommes comme des flocons de neige, aucun de nous n'est le même mais nous sommes tous COOL.
Il y a des hauts et des bas dans toutes les carrières.
Nos moments de lumière sont des moments de bonheur ; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau.
Le chef-d'oeuvre de la femme dans la société : se faire des amis utiles avec d'anciens amants.
Privées de la société des hommes, les femmes perdent leur éclat, et, sans elles, les hommes s'abêtissent.
Bien des hommes acceptent d'être cocus s'il doit leur pousser des cornes d'abondance.
Les "comment" m'intéressent assez pour que je renonce sans regret à la vaine recherche des "pourquoi".
L'homme fait à tous les instants des déclarations définitives sur la vie, l'homme et l'art, et ne sait pas plus que le champignon ce qu'est la vie, l'homme et l'art.
Un petit sanglot est juste ce que l'on doit entendre des hommes à la veille de l'éternité.
L'échec des autres réconforte toujours un peu.
Toutes les lectures qu'on aime ne sont rien d'autre que des prétextes à projection.
C'est justement ça, vivre, c'est avoir des problèmes et les résoudre...
Il n'y a pas un exil. Ce sont toujours des exils.