Nous ressentons tous l'amour, et cela peut sembler monotone, mais j'ai vraiment l'impression que c'est ce qui réunit des musiciens à travers le monde.
Les véritables roses laissent leurs pétales sur les pianos et les tapis. Elles ont des épines, trop de feuilles et l'odeur des jardins d'été. Elles accompagnent les baisers.
Il en est des hommes comme des chevaux, ceux qui piaffent le plus sont en général ceux qui avancent le moins.
Et si le bien qu'on dit toujours des disparus s'expliquait par la certitude qu'ils ne feront plus aucun mal ?
L'identité de chacun d'entre nous dépend de l'enchaînement des reconnaissances et de sa stabilité dans le temps.
Devant la prolifération des pages personnelles sur le web, on dirait bien que dans peu de temps chacun aura 15 méga-octets de popularité.
Nous sommes des mannequins montés sur une carcasse creuse et nous avons le foie à la place du coeur.
Le monde est fait avec des astres et des hommes.
Le principe des moines : se retirer du monde, pour agir sur le monde, a bien souvent été aussi le principe du génie.
On commence à mourir dans la tête des autres.
Il en est des races comme des tribus : elles ne se mélangent pas, elles se combattent jusqu'à l'extermination.
L'alibi est la faiblesse des innocents.
La plus difficile des réalisations : soi-même.
Ceux qui s'accrochant au pouvoir après avoir été désavoués lors d'une consultation nationale et profitent de la confusion qu'ils ont créée pour tenter de se rétablir appartiennent à la confrérie des politiciens habiles, désinvoltes et cyniques.
Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par la possibilité.
On sait aujourd'hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l'économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d'un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important.
Il n'est pas de mal plus honteux que des discours artificieux.
Je réfléchis également aux surnoms pittoresques des pêcheurs de Port Lligat : le marquis, le ministre, l'Africain, il y a même trois Jésus-Christ. Je suis persuadé qu'il est peu d'endroits au monde -et aussi petits- où se rencontrent trois Jésus-Christ !
Celui qui vend des tomates ne doit pas se bagarrer
Wild Bill était un personnage étrange. En personne, il mesurait environ six pieds et un pouce. C'était un homme des Plaines dans tous les sens du terme.
La posture de victime des jeunes de banlieue me prend la tête.
Jouer dans des films me convient tout à fait, parce que je n'ai à être bon que 90 secondes à la fois.
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
S'il y a des changements dans la société patriarcale indienne, je ne les verrai probablement pas de mon vivant.
Même le pain blanc, s'il est rassis, fait des croûtons et perd sa mie.
Pourquoi n'aimerait-on pas sa femme ? On aime bien celle des autres.
L'esprit est le premier des moyens, il sert à tout et ne supplée presque à rien.
Avec une faucille d'argent, on moissonne des épis d'argent.
Serait-ce donc en vérité un miracle ? Les hommes idolâtrés comme des dieux perdent effectivement leurs traits humains au fil des jours.
L'amour, c'est le meilleur des guides.
Les questions hypothétiques obtiennent des réponses hypothétiques.
Dès que l'on est plus de deux l'authentique s'évapore.
Dieu ne s'occupe pas des fins de mois.
Les menteurs sont les pires des hommes.
C'est peut-être à cette époque qu'elle a appris à renoncer à son genre : mâles ou femelles, les gros sont soumis à une exclusion similaire. On a le droit de les mépriser. Et s'ils se plaignent des traitements qu'on leur [...] ► Lire la suite
L'avantage des rencontres sans lendemain, c'est qu'elles ne laissent que de jolis regrets.
Les attentats contre la personne sont une autre sorte de délits que les attentats contre les biens. Les premiers doivent être incontestablement punis de peines corporelles : ni les grands ni les riches ne doivent pouvoir expier à prix d'argent [...] ► Lire la suite
Il y aurait à réfléchir sur le moralisme des gens de télévision : souvent cyniques, ils tiennent des propos d'un conformisme moral absolument prodigieux.
On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes.
Quand on est convaincu que quelqu'un se trompe, que cette personne refuse de discuter, d'apporter des preuves en alléguant que tout à chacun à le droit de penser comme il veut - on ne peut pas être tolérant. Liberté de pensée ne signifie pas liberté d'errer et de divaguer.
Les choses cachées dans les replis du coeur, les esprits les voient comme des éclairs.
Le capitalisme a triomphé. Il a segmenté les hommes et le constat s'applique jusqu'à l'intitulé de leur poste. On ne dit plus ouvrier, mais opérateur de production; on ne dit plus chaîne, mais ligne... Cette euphémisation des termes dit quelque chose.
La prolifération des armes nucléaires est la plus grande menace qui pèse sur le pays et, je dirais, sur l'humanité.
Au milieu du vacarme, du Djihad et des armes, il reste la culture, l'humour et la nature.
Les habitudes sont d'abord comme des fils d'araignées, puis elles deviennent comme des câbles.
Nous avons les idées arrêtées dès que nous cessons de réfléchir.
Le rire, c'est la particule des humoristes.
Combien d'enfants ont reçu de leur mère des baisers qui n'étaient pas pour eux !
Les livres aussi, ce sont des voisins - des voisins de rêve, qui viennent chez vous seulement quand vous les appelez, et qui s'en vont dès que vous ne voulez plus les voir.
Si nos amis nous rendent des services, nous pensons qu'à titre d'amis ils nous les doivent, et nous ne pensons pas du tout qu'ils ne nous doivent pas leur amitié.