La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
La patience vient mieux à bout des entreprises que la force.
J'aurais voulu être espion, mais il fallait avaler des microfilms et mon médecin me l'a interdit.
Les hommes sont intéressés lorsqu'ils prodiguent des attentions aux femmes.
Soyez sûre qu'on me reprocherait moins de paradoxes, si l'on pouvait me reprocher des erreurs.
Lequel des deux est le plus grand écrivain, celui qui raconte des choses originales ou celui qui fait que dans sa phrase un lieu commun n'est plus un lieu commun ?
La possession d'une chose donne des idées plus justes que le désir. L'homme a plus d'ardeur pour acquérir que pour conserver.
On ne peut pas parachuter des droits et des institutions comme on parachute des vivres ou des soldats.
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Généralement les hommes sont plus riches des mystères qui les constituent que de ceux qu'ils élucident, et les secrets dont on retire l'écorce deviennent de pauvres petites connaissances mises au jour.
Mao a également compris que la révolution ne durerait que si elle était d'abord faite dans les esprits. Elle ne s'est pas bornée à distribuer des armes, de la nourriture, des terres ; elle s'est efforcée de donner aux paysans l'envie de se battre, le goût de travailler intelligemment, la volonté de conquérir leur terre.
Le peuple russe a choisi la démocratie au début des années 1990 et ce fut son choix définitif.
Depuis les années 1930, la technique consistant à acheter des votes avec l'argent des électeurs s'est étendue à un degré insoupçonné par les politiciens précédents.
C'est curieux : quand on refuse tout sauf le meilleur, on l'obtient dans bien des cas.
On reconnaît un propriétaire de chevaux à l'intérieur de sa voiture ; on y trouve des bottes, de la boue, des friandises pour poney, de la paille, des objets de sellerie... Et puis, naturellement, au-dessus de tout ça, des enfants et des chiens.
Il y a beaucoup de livres qui n'ont l'air d'avoir été édités que pour servir à asseoir les enfants sur des chaises trop basses.
La vie, dans la plupart des cas, n'est jamais qu'une quête de chèques et une conquête de l'échec.
Les garçons seront toujours des garçons. Et cela n'aurait pas d'importance si l'on pouvait empêcher les filles de rester des filles.
Les courtes peines, et qui sont suivies de bonheur, ne détruisent pas le goût des plaisirs, au contraire, elles l'aiguisent.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Les auteurs modernes font des livres tellement petits qu'on ne peut plus mettre des fleurs à sécher dedans.
La folie, ce n'est pas la confusion, c'est un palmier qui donne des dattes sans noyau, c'est une brûlure qui ne fait pas mal, c'est le baiser de l'absent.
Un malin, Dieu, qui nous a ouvert l'espace sans nous donner des ailes.
Les bébés sont d'une affligeante banalité. Ils se bornent à pousser des cris incompréhensibles comme s'ils allaient à l'abattoir.
Le roman, c'est comme une poubelle. Vous pouvez y jeter ce que vous voulez : des lettres, des poèmes, des dialogues.
Au théâtre, il se dit presque autant de bêtises dans la salle que sur la scène. Tout dépend de la longueur des entractes.
Le monde physique paraît l'ouvrage d'un être puissant et bon, qui a été obligé d'abandonner à un être malfaisant l'exécution d'une partie de son plan. Mais le monde moral paraît être le produit des caprices d'un diable devenu fou.
Nous ressemblons tous à des eaux courantes... Nos années se poussent comme des flots : ils ne cessent de s'écouler.
Qu'est-ce qui est à toi ? L'usage des idées.
Un homme qui était complètement innocent, s'est offert en sacrifice pour le bien des autres, y compris ses ennemis, et est devenu la rançon du monde. C'était un acte parfait.
Du succès, vous n'apprenez absolument rien. Des échecs et des revers, des conclusions peuvent être tirées. Cela vaut aussi bien pour votre vie privée que pour votre carrière.
La musique m'a éloigné de la rue et des ennuis et m'a donné quelque chose qui m'appartenait que personne ne pouvait me retirer.
Je suis submergé par des choses sur lesquelles j'aurais dû écrire et je n'ai jamais trouvé les bons mots.
Le seul moment où je suis totalement heureux, c'est quand je regarde des films ou que je les réalise.
La triste et sordide conclusion, est que personne ne se souciait de l'assassinat des Juifs... C'est la leçon juive de la Shoah, c'est la leçon que nous a enseignée Auschwitz.
Si vous avez des attentes élevées, vous allez avoir des ressentiments et toutes sortes de tensions.
Celui qui a reçu le terrible pouvoir de brûler avec des mots n'a pas le droit d'en user avec légèreté .
Ce n'est pas pour l'amour des êtres qu'on chérit les êtres : c'est pour l'amour de soi qu'on chérit les êtres.
On peut compter sur la constance des femmes, quand on n'en exige pas même l'apparence de la fidélité.
Nous ne parvenons jamais à des pensées. Elles viennent à nous.
Les avares subissent le sort des abeilles : ils travaillent comme s'ils devaient vivre éternellement.
Partout où l'homme veut se vendre, il trouve des acheteurs.
Il y a des femmes qu'on ne devrait jamais épouser soi-même. On devrait les laisser épouser par ses amis.
Le métier de mari n'est si difficile que parce qu'il n'a pas de vacances. Créez des week-ends conjugaux et tout ira bien.
Les femmes sont des poêles à dessus de marbre.
Le destin se moque des hommes.
L'insécurité c'est la première des inégalités.
Nous passons à côté des plus belles rencontres, nous nous dérobons aux impératifs qui en émanent ; à l'approfondissement des rencontres, nous avons préféré la facilité des recognitions.
Les grandes personnes ont, sur toute chose des idées toutes faites qui leur servent à parler sans réfléchir. Or, les idées toutes faites sont généralement des idées mal faites.
Maman Pauline dit souvent que lors qu 'on sort il faut penser à mettre des habits propres car les gens critiquent en premier ce que nous portons, le reste on peut bien le cacher, par exemple un caleçon gâté ou des chaussettes trouées.