Je me suis détestée pendant des années. J'ai mis du temps à m'accepter. Et le chemin est encore long.
Une partie de moi a peur de se rapprocher des gens parce que j'ai peur qu'ils partent.
Je viens d'une famille où l'on ne vit pas à découvert. J'en ai gardé des stigmates: je ne sais pas «claquer» ni flamber
Le "Il était une fois" du début des contes nous induit à penser qu'ils sont tous d'origine belge.
Je n'ai jamais admiré le courage des dompteurs. Dans une cage, ils sont à l'abri des hommes !
Plus on aime, plus on aurait besoin d'être celui des deux qui aime le moins.
Il y a des gens dont la puissance est faite de tout l'argent qu'ils ont prêté ; et d'autres dont toute la force est dans l'argent qu'ils doivent.
Le grand avantage des provinciaux, c'est qu'après avoir admiré Paris, ils peuvent le quitter.
Dès qu'une pensée me séduit, j'en cherche le piège.
Dieu n'existe pas. S'il existait, depuis le temps que je dis des horreurs, il m'aurait déjà foudroyé. Ou Dieu est un mythe, ou il est sourd, ou c'est du mépris.
Méfie-toi des souvenirs comme d'une montre arrêtée !
On s'exprime mieux quand des yeux nous encouragent.
Nos faiblesses ne nous desservent plus dès lors qu'on les connaît.
Chez nous, les intellectuels n'ont plus d'influence dans la société, sauf quand ils émettent des slogans. Les intellectuels ont de l'influence en France lorsqu'ils flattent un vague "politiquement correcte".
Elle avait de grands yeux, vifs, clairs, humides et brillants, et sa carnation naturelle laissait deviner à fleur de peau la jeune vigueur des battements de son coeur.
Mais on laisse entendre des choses, on ne dément pas une supposition flatteuse et, un jour, votre personnage vous dévore.
Rien n'est plus difficile que de trouver sa vocation dans le labyrinthe des idées toutes faites, des filières qui se défilent, des voies royales sans débouchés.
Les choses cachées dans les replis du coeur, les esprits les voient comme des éclairs.
De quelque endroit que l'on parte, le chemin est égal pour le séjour des morts.
La nature a des infinités mystérieuses et un pouvoir imaginatif. Elle varie toujours les productions qu'elle nous offre. L'artiste lui-même est l'un des moyens de la nature.
Je considère toutes mes pièces comme des pièces d'investissement. Une robe ne devrait pas être portée pendant une saison - vous devriez pouvoir la porter année après année.
J'étais beau comme enfant et je sentais que je n'étais pas très viril et cela m'a tourmenté pendant des années.
Les films, pour moi, sont des parenthèses, des ruptures, des étapes
L'identité de chacun d'entre nous dépend de l'enchaînement des reconnaissances et de sa stabilité dans le temps.
Il est plus facile de paraître digne des emplois qu'on n'a pas que de ceux que l'on exerce.
Les pires des ennemis, ce sont les flatteurs.
Aristote délivre la pensée des brumes mystiques dont l'avait entourée Platon.
La source d'inspiration, à condition de ne pas mener au plagiat, est essentielle. Par ailleurs, T.S. Eliot a très bien dit que la poésie et l'écriture, ce ne sont pas l'expression des émotions mais précisément la fuite des émotions.
L'important, c'est de ne pas s'acharner à chercher dans la vie de couple des choses qu'on n'y trouvera jamais.
L'avantage des rencontres sans lendemain, c'est qu'elles ne laissent que de jolis regrets.
En arithmétique politique, il faut substituer à l'exactitude rigoureuse le calcul des probabilités.
Cette ruse des tyrans d'abêtir leurs sujets n'a jamais été plus évidente que dans la conduite de Cyrus envers les Lydiens, après qu'il se fut emparé de leur capitale et qu'il eut pris pour captif Crésus, ce roi si riche.
Dans le monde des affaires, le miroir arrière est hélas toujours plus clair que le pare-brise.
L'accroissement des capitaux qui fait hausser les salaires tend à abaisser les profits. Quand les capitaux de beaucoup de riches commerçants sont versés dans un même genre de commerce, leur concurrence mutuelle tend naturellement à en faire baisser les profits.
Je pense que les émotions négatives sont toujours remplacées par des émotions positives.
Mes batailles contre la dépendance ont définitivement façonné mon état actuel. Ils m'ont vraiment fait apprécier profondément le contact humain. Et la valeur des amis et de la famille, combien c'est précieux.
Je suis née en talons. En fait, je tombe toujours quand je porte des tongs.
Nous vivons dans des temps difficiles.
Parfois, en essayant de répandre des rumeurs scandaleuses, on tombe sur une chose qu'il l'est encore plus. La vérité. Et la seule chose plus choquante que la vérité, sont les mensonges destinés à la dissimuler.
- Sont bonnes ces pâtes au fromage non ? Ça me rappelle les coquillettes quand j'étais petite ! - T'es grave ! - C'est ça la dépression. Tu te souviens de ton passé, t'as des grosses bouffées de nostalgie. J'suis bien obligée de les exprimer sinon avec qui je pourrais partager cela ?
Il n'y a qu'en France qu'on a des manifs qui ne servent à rien.
Ce qui se passe dans l'âme tortueuse des femmes dépasse l'imagination.
S'il y a des changements dans la société patriarcale indienne, je ne les verrai probablement pas de mon vivant.
Dimanche : le paradis pour les médecins ! Au golf, au bord de la mer, avec leur maîtresse ou leur épouse, à l'église ou sur un yacht... Des médecins, partout, résolument plus dans le rôle de médecin.
Je n'aime pas les femmes qui font l'enfant - à l'exception, bien entendu, des femmes enceintes de neuf mois.
Le culte des héros c'est le culte de la veine.
L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire.
Il y a des choses que je ne désire pas apprendre.
Une amnésie romancée prend la place des occasions perdues.
N'oublions pas que nos maîtres ont des âmes d'esclaves.